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Togo - La mère d’Akossiwa Djogbessi, retrouvée morte dans la maison d’un Nigérian à Lomé, saisit le procureur

Togo - Justice
C’était le 15 janvier 2015 à Bè Kpota. Le corps sans vie d’Akossiwa Djogbessi a été retrouvé dans la maison louée par un Nigérian à Lomé. Le présumé auteur du meurtre de la jeune femme, Christian Nnadozie, interpellé et incarcéré à la prison civile de Lomé, dit-on, a fui la maison d’arrêt. Alors que l’enquête semble ne pas avancer, prolongeant l’angoisse de la famille de la victime.

Mme Akouwa Djogbessi, la mère de la jeune dame « assassinée », a adressé ce 24 juin 2020 un courrier au Procureur de la République dans lequel elle demande que la lumière soit faite sur « l’assassinat » de sa fille unique. Et que son auteur réponde de son acteur devant la Justice. Lisez la poignante lettre !
TOGO : Courrier de la mère de la défunte au procureur de la République

Mme DJOGBESSI Akouwa
Mère de feue DJOGBESSI Akossiwa

Lomé, le 24 juin 2020


A
Monsieur le Procureur de la République
LOME

Objet : Nécessité de faire Justice et lumière dans l’assassinat de Ma fille DJOGBESSI Akossiwa, retrouvée morte dans la maison d'un Nigérian à Lomé le 15 janvier 2015.

Monsieur le Procureur,

Qui est l'assassin de mon unique fille ?

C’est avec tristesse et angoisse que je viens vous faire part de la nécessité de rétablir l’évidence et la véracité de certains aspects des faits qui entourent l’assassinat de ma fille, la nommée DJOGBESSI Akossiwa, retrouvée morte dans la maison d’un Nigérian à Lomé afin que justice soit faite.

En effet, le 15 janvier 2015, ma seule et unique fille est portée disparue et a été retrouvée morte dans le puits d’un Nigérian à Bè Kpota à Lomé. Cette découverte macabre de son corps a indigné plus d’un et a affecté tout le peuple Togolais en général et ma famille en particulier. Pendant quelques jours, je me suis évanouie et désemparée par cette triste nouvelle et nul ne pouvait imaginer que j’allais retourner à la vie. Car je venais de perdre un être très cher, celui sur qui reposait tout mon espoir au soir de ma vie.

Le présumé auteur de cet acte ignoble et meurtrier selon les informations certaines et sans doute n'est autre que la personne de Christian Nnadozie. Ce dernier, fut écroué à la prison civile de Lomé pour la poursuite de la procédure jusqu’à l’établissement des faits.
Quelle n’a été ma surprise désagréable d'être informée de sa libération dans les circonstances qui laissaient à désirer. Du coup un autre Nigérian serait arrêté à sa place et incarcéré à la prison civile de Lomé. Est-ce lui l'assassin de ma fille ? J'ai droit de savoir. En agissant ainsi, pour ma part, je constate que les faits ont été déformés et tronqués en ce sens que les personnes en charge de ce dossier se sont trompées de plusieurs évidences. Au rang de celles-ci, figure l’information selon laquelle le présumé coupable arrêté et libéré, serait de visite dans la maison au moment où le crime était commis alors que le propriétaire ait pris la fuite. Cette information est fausse car Christian n'est guère un visiteur mais un cohabitant immédiat de la maison où demeurait ma fille. Mon cœur saigne quand j’apprends ces allégations erronées, fantaisistes et mensongères. À l'heure actuelle, je voudrais savoir auprès de vous et de toute la magistrature le niveau où se trouve la procédure. Est-ce possible d'espérer qu'un jour que le meurtrier de ma fille soit connu et justice lui soit faite malgré qu'elle soit morte ?

Je serai davantage troublée et envahie de douleurs si l'on m'apprenait un jour que le prévenu qui est présenté comme l'auteur de l'assassinat de ma fille est aussi libéré ou porté disparu de la prison civile de Lomé.

Monsieur le procureur,

Quand je parle de cette affaire , mon cœur saigne non pas seulement à cause de la mort tragique de ma fille mais aussi de l’arrestation et de l’incarcération du Pasteur EDOH KOMI à la prison civile de Lomé pendant plus d' une vingtaine de jours juste pour avoir exigé qu’une lumière soit faite sur la mort de ma fille.

Eu égard à tout ce qui précède, veuillez éclairer ma lanterne car je suis devenue une femme désespérée et enragée qui n’attend que la vérité de la justice togolaise.

Je n’exige que justice et rien que justice
Très respectueusement,

DJOGBESSI Akouwa