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Enfin, la CEDEAO reconnait la victoire d’Umaro Sissoco Embalo

Guinée-Bissau - Politique
La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a attendu presque quatre mois après l’élection présidentielle controversée en Guinée Bissau pour reconnaître officiellement la victoire du nouveau président élu.
A l’issue du second tour du scrutin présidentiel du 29 décembre dernier, la Commission nationale des élections proclame Umaro Sissoco Embalo, candidat du Madem, vainqueur. Son adversaire Domingos Simoes Pereira, porte flambeau du PAIGC, conteste les résultats. Une crise est alors née. Malgré les appels à la retenue, au calme et au dialogue, la situation reste tendue dans le pays. Certains craignent le pire.

La CEDEAO tente depuis un moment de trouver une solution à cette crise post-électorale. Visiblement en vain. Ce jeudi 23 avril, elle a décidé de reconnaître la victoire du vainqueur. Et l’institution communautaire le souligne dans un communiqué.

En effet, elle relève « que la Commission nationale des élections a proclamé à trois reprises les résultats définitifs de la présidentielle, même si les incompréhensions avec la Cour suprême n’ont pas permis de régler le contentieux électoral ». Néanmoins, elle décide, « après analyse approfondie de la situation politique du pays », de prendre une décision délicate pour sortir le pays de l’impasse politique.

Dans la confusion, Umaro Sissoco Embalo s’est auto-investi président avant de déposer ensuite ses valises au palais présidentiel, soutenu par une grande partie de l’armée. Il s’agit d’un coup de force, crient le vaincu et ses soutiens.

En revanche, le nouveau président devra désigner un Premier ministre issu du parti de PAIGC, majoritaire à l’Assemblée nationale avec 52 députés sur 102 que compte l’institution. C’est là un autre hic qui conduira probablement à de nouvelles élections législatives anticipées. C’est dire que la crise reste presqu’entière en dépit de l’onction de la CEDEAO.

A.H.