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Les unités de patrouille nocturne : Quelles stratégies pour quelle sécurité?

Togo -
Braquages, coupures de routes, vols à mains armées sont les maux dont les populations sont victimes à longueur de journées. Ces actes crapuleux s’accroissent ces derniers temps et les auteurs sont rarement cernés. Pourtant, des éléments de la gendarmerie et de la police passent dans ces coins chaque soir. Les malfaiteurs sont-ils plus tactiques que nos forces de sécurités ?
Le constat est que ces unités ont une stratégie plutôt dissuasive. Le soir déjà à 21 heures alors que tout le monde est encore éveillé, les agents de patrouille se laissent voir dans les quartiers, histoire peut-être de signaler leur présence aux malfaiteurs.

Quand on redoute son adversaire, on se contente de lui montrer ses muscles, dit-on. Ils circulent toujours groupés, parfois une seule arme pour tout le groupe, pas de torches militaires, sinon très sous-équipés ; de quoi avoir peur de ces « bandits nocturnes » qui, très souvent, sont armés jusqu’aux dents.

Bien que les criminels n’aient pas peur d’agir en plein jour et même au centre-ville, il faut reconnaître que les crimes les plus odieux (vols de motos suivi d’assassinat, mutilations et trafic d’organes humains) sont se déroulent dans la nuit et sont l’apanage des nouveaux quartiers souvent presque non éclairés.

Mais force est de constater que ces quartiers sont très souvent laissés à leur sort. Quand il arrive d’envoyer des patrouilles dans ces coins, les éléments de patrouilles sillonnent seulement les endroits à découverts, où un criminel ne risquerait pas de s’exposer.

Entre manque d’équipements, stratégie d’opération et d’intervention dérisoire, les forces de l’ordre et de sécurité reviennent au demeurant très inefficaces, s’adonnant parfois à des pratiques malsaines.

« J’ai été plusieurs fois intercepté à des heures très tardives par des unités de patrouille, et comme je n’avais pas les papiers de ma moto, je leur ai proposé 1 000F CFA et ils m’ont laissé partir. Bien que cela m’ait permis d’échapper au protocole, cela m’a encore interpellé quant à la rigueur des contrôles de sécurité », nous a confié Clément qui quitte souvent tard son bureau dans la zone portuaire pour rentrer chez lui à Agoè Logopé (à une quinzaine de kilomètre au nord de Lomé-ville).

Il n’est pas non plus rare de voir ces policiers et gendarmes accrochés aux réseaux sociaux sur leurs téléphones portables, ignorant qu’à cet instant, un crime est en train d’être commis. A Tokojn Doumasséssé par exemple, c’est devant les locaux éclairés de l’antenne locale de l’Agence Nationale pour l’emploi (ANPE) qu’ils s’installent alors que les dealers sous les hangars du marché tout près d’eux s’adonnent à des actes effrayants.

Les défis économiques, sociaux et démographiques exigent parfois que l’homme travaille ou qu’il se déplace tard ou très tôt. Toutefois, l’homme a le besoin incontournable de se sentir en sécurité. La sécurité commence par soi, mais les prérequis doivent être mis en place par les responsables publics qualifiés en la matière.

Et si dans ce nouveau monde de technologie et de la communication, l’on n’a pas trouvé un moyen de créer un système d’alerte qui puisse mettre en relation les postes de contrôle, les unités de patrouille, les commissariats de police et les centre de secours, il y a de quoi s’inquiéter.

L. Alo