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Cameroun Crise anglophone et présidentielle en couverture des journaux camerounais


société

Apanews | | Commenter |Imprimer Lu : 469 fois


Les derniers développements dans la crise sécessionniste des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest meublent les colonnes des journaux camerounais parus lundi, qui ne détournent pas pour autant leur regard inquisiteur sur la veillée d’armes pour l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

Jusque-là considérées comme unanime, dans les revendications séparatistes, les zones anglophones du pays, jadis sous colonie anglaise affichent désormais leurs différences, si l’on en juge par les positions qui se sont dégagées du Forum du Sud-Ouest, tenu samedi dernier dans le chef-lieu de la région, Buea et qui, selon The Guardian Post, a nécessité la mobilisation de quelque 500 soldats d’élite.

Selon The Star, les 400 délégués à ces assises ont clairement dit leur ras-le-bol, face à la violence qui ne cesse de prendre de l’ampleur sur leur sol : «Trop c’est trop !» ont-il clamé en chœur, durcissant leur position face à une guerre qui s’est déclenchée voici près de 3 ans dans le Nord-Ouest et a fini par être transportée sur leurs terres.

Appelant les belligérants à cesser les tueries, les incendies, les prises d’otages et demandes de rançons, les élites de la zone appellent à un dialogue constructif et inclusif, exigent un démarrage serein des classes à la rentrée de septembre, déplorant par ailleurs l’impact négatif sur l’économie de la région qui menace de faillite la Cameroon Development Corporation (CDC) et de la Pamol, deux fleurons de l’agro-industrie qui se meurent.

«Trop, c’est trop ! La paix doit revenir», relaie aussi le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune à propos de l’amertume que ne cachent plus les ressortissants du Sud-Ouest à propos de «la situation qui prévaut dans cette partie du pays, et impacte négativement sur la vie de nombreuses populations, la productivité des entreprises, le fonctionnement de l’école, des services de santé, de l’activité économique, etc.»

«Frères et sœurs, il vient un temps dans la vie d’un peuple où il doit dire qu’assez c’est assez», a lancé à la tribune l’ex-Premier ministre Peter Mafany Musonge, demandant de tourner la page de la violence, restaurer l’espoir et l’unité et reprendre le chemin du développement.

Pour y parvenir, relève The Sun, l'élite du Sud-Ouest demande le déploiement de plus de troupes dans la région tout en se démarquant des revendications sécessionnistes, des appels à une fédération à deux États et la tenue d’une Conférence générale anglophone, projetée par des religieux sous la houlette du cardinal Christian Tumi.

Les délégués au Forum, ajoute la publication, sont pour un Cameroun indivisible mais décentralisé, et demandent au président Biya de s’adresser à la nation au sujet du problème anglophone.

Les élites de la région du Sud-Ouest ont pris une position historique sur la crise anglophone, renchérit Eden, reprenant à son compte les résolutions dudit conclave, qui traduisent une démarcation claire dans la crise.

Sauf que, tempère Le Jour, ce rassemblement aura également été l’occasion, pour certains fils de la zone et dignitaires du régime de Yaoundé, d’étaler leurs appétits de pouvoir, leurs louvoiements ainsi que leurs luttes de positionnement.

Et pendant que les élites se réunissaient, Mutations, calculette en main, affirme qu’au moins 20 morts, dont des membres des forces de défense et de sécurité, étaient enregistrés dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, preuve s’il en était encore besoin que tout est à faire pour le retour à la paix.

A propos de la Conférence générale anglophone, prévue les 29 et 30 août 2018 et qui a été renvoyée sine die, Repères révèle que le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) mène actuellement des tractations avec le cardinal Tumi en vue de la relance de l'organisation d'un débat national autour de cette crise sociopolitique.

Mais le bihebdomadaire, sous le titre «Présidentielle 2018 : les projets surréalistes de Joshua Osih» consacre sa principale manchette au candidat du Front social démocratique (SDF) dans la course à la magistrature suprême.

En proposant notamment la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti(SMIG) de 36.270 FCFA actuellement à 160.000 FCFA, la fermeture de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), qui forme l’élite administrative, le projet de société de cet homme «contient des propositions n’ayant pas de prise sur la réalité».

Le candidat du SDF fait une offre essentiellement populiste, pense également L’Indépendant : il se situe entre la déclaration de guerre et le plagiat de paradigmes occidentaux ayant montré leurs limites, avec la mort du communisme dans les années 90.

Joshua Osih fait le choix de la rupture à travers «24 mesures fortes pour 24 millions de rêves», corrige Forum Libre : il promet la défiscalisation des entreprises de presse, l’ouverture d’une conférence nationale «vérité, réconciliation et réparation», de doubler le salaire des fonctionnaires, de supprimer les frais universitaires actuellement fixés à 50.000 FCFA par an.

L’autre candidat qui se démarque, constate La Voix du Centre, c’est l’avocat Akere Muna qui, à en croire le bihebdomadaire, vient de recevoir le ralliement de 10 partis politiques cependant que Joshua Osih, de son côté, «dessine le visage de la nouvelle République».

Le premier cité, prolonge Intégration, propose de «changer l’État et le reconstruire pour moderniser la gouvernance publique, moderniser l’action administrative pour une gouvernance holistique, un État catalytique au service de politiques sectorielles efficientes».

Il existe des lignes de fracture entre les projets de société des deux hommes, tranche Eden, alors que son confrère L’Essentiel annonce le président sortant, Paul Biya, «prêt pour le match».

Défis Actuels, de son côté, doute fort de cette forme proclamée, mettant, justement, celui qui est aux affaires depuis novembre 1982 au défit d’affronter ne serait-ce qu’un seul de ses adversaires au cours d’un débat télévisé, une posture déjà actée, et qui s’apparente, selon ses nombreux adversaires, à un «déni de démocratie».




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