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Togo Une instrumentalisation de la Cour Constitutionnelle et une nouvelle mascarade électorale ne résoudront pas la crise politique récurrente


opinions

iciLome | | 1 Commentaires |Imprimer Lu : 925 fois

Le 12 juin 2018, un communiqué de la présidence de la Cour Constitutionnelle du Togo lu à la télévision nationale pressait le gouvernement togolais et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) d’organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018 au motif que le mandat des députés arrive à son terme le 19 août 2018.


Malgré la grave crise socio-politique que traverse le Togo depuis le 19 août 2017, crise à laquelle la CEDEAO tente d’apporter des solutions, la sortie de la plus haute juridiction togolaise chargée de veiller au respect des dispositions de la constitution (Article 104 de la constitution du Togo), passe sous silence l’article 52 de la constitution qui stipule que « les membres de l'assemblée nationale, par fin de mandat ou de dissolution, restent en fonction jusqu'à la prise de fonction effective de leurs successeurs.»


Synergie-Togo s’insurge contre ce communiqué du Président de la Cour Constitutionnelle qui, au lieu de dire le droit en entier, relaie les désirs exprimés par le chef de l’Etat dans l’allocution prononcée lors de la célébration du 58è anniversaire de l’indépendance du Togo. Cette prise de position tendancieuse et partisane de la Cour Constitutionnelle confirme que les modifications apportées en 2002 à la constitution de 1992 par le régime RPT sur la composition de la cour constitutionnelle (article 100) et le mode de désignation de son président, nommé par le Président de la République au lieu d’être élu par ses pairs (article 101) aboutissent à la « vassalisation » de la plus haute juridiction au chef de l’Etat[1]. Elle nie aussi la crise socio-politique actuelle qui trouve son origine dans le refus du pouvoir RPT-Unir de faire les réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à l’apaisement du climat politique.


Synergie-Togo rappelle à l’opinion nationale et internationale que les mascarades électorales organisées par les institutions verrouillées, à la solde du pouvoir RPT-Unir, et dont les résultats sont toujours validés par la cour constitutionnelle ne peuvent résoudre les crises socio-politiques récurrentes afin de permettre au Togo d’amorcer une trajectoire démocratique et un développement socio-économique durable.


L’initiative de la cour constitutionnelle habituée à soutenir le pouvoir RPT-Unir, est non seulement une provocation, mais aussi un signe flagrant de l’instrumentalisation des institutions de la république dans le seul but de maintenir le Togo sous lejoug d’une dictature militaire dont le RPT-Unir est la façade civile. Le blocage du dialogue politique, l’absence de débat à l’assemblée nationale et la mise en place unilatérale d’une commission électorale dont l’opposition est exclue, contribuent à exacerber la crise politique actuelle. Des élections législatives précipitées et frauduleuses sans réforme et sans révision d’un fichier électoral corrompu ne peuvent qu’aggraver la crise et plonger le Togo dans le chaos. Seul un règlement politique, passant par la mise en place d’un gouvernement de transition et la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles, peut garantir des élections démocratiques, transparentes et apaisées..


Synergie-Togo condamne donc avec vigueur ce calendrier électoral partisan du Président de la Cour Constitutionnelle et recommande aux acteurs politiques un sursaut patriotique afin de répondre aux réelles demandes du peuple togolais, c’est-à-dire, le retour à la constitution de 1992, les réformes politiques et l’alternance démocratique.


Synergie-Togo demande à la population togolaise de l’intérieur comme de l’extérieur, déjà éveillée, de rester vigilante et de ne pas se laisser divertir par cette sortie inappropriée du Président de la cour constitutionnelle.


Fait à Paris le 19 juin 2018

Le Président

Eric Amouzougah

L'AUTEUR
Eric Amouzougah
Synergie-Togo



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 1   L'aveugle 😎 | Samedi, 30 Juin 2018  - 21:49
 
DES RÉFORMES ELECTORALES QUI NE VALIDERONT QUE LES VICTOIRES DE QUI VOUS SAVEZ.

Les péripéties togolaises finissent par faire penser à un retour de dictature pure et dure. Et pourtant, il y a 27 ans, le peuple entier s'exprimait en toute responsabilité en faveur des deux camps protagonistes. D'un côté le champion du RPT Eyadema rempilait pour d'autres mandats malgré le "En aucun cas". De l'autre côté, un parti d'opposition que personne n'attendait (le CAR), écrase la classe politique et devient porte-drapeau du peuple.

C'était dans un contexte où pourtant on ne pouvait pas parler de transparence du scrutin. Le fichier électorale sur-gonflé de doublons n'était pas gênant. La carte d'électeur tout comme la fameuse encre dite indélébile, vraiment on s'en foutait ! Mais du moment que l'opposition avait gagné quelque chose, c'était parfait.

Aujourd'hui après plusieurs réformes réclamées par notre vaillante opposition, nous disposons enfin d'un système qui surclasse les pays les plus développés. Mais ça ne va toujours pas, on ne veut plus laisser la parole au peuple qui ne marche pas dans la rue. Le vrai peuple s'en charge en manifestant à mains nues chargées de parpaings ou même d'armes à feu à l'occasion. Il faut donc de nouvelles réformes qui donnent la victoire à l'opposition !

Mais encore faudrait-il que ce soit toute l'opposition et non un groupuscule qui se proclame vraie et unique opposition, 14 partis sur plus de 120 officiellement enregistrés. Comme par hasard ce sont les mêmes vieillards qu'il y a 27 ans sans ceux qui ont désisté face aux incohérences internes. Encore une fois, c'est leurs désidératas sinon l'Apocalypse. Et voilà, la démocratie se résume à démontrer une grande capacité de nuisances. Il faut le croire ainsi. Des élus du peuple qui vont dans la rue et soutiennent les insurgés ? On laisse faire et ils se croient tout permis pourvu que ce soit au nom de leur démocratie. Pour le reste on verra après. On discute avec ce groupuscule et on impose le résultat à tout le monde. C'est comme ça qu'on aura l'État de droit démocratique !

Seul problème dans ce diktat, c'est du déjà vu et consommé depuis 27 ans. Bref, arrêter la marche d'un pays parce que quelques politiciens n'ont jamais pris la peine de comprendre les principes premiers de la démocratie. Ils sont persuadés que la lutte est aussi simple que revendiquer le pouvoir chaque jour envers et contre tous. La solution serait pourtant de les mettre sur la voie de la reconnaissance qu'ils recherchent tant : un procès pour insurrection et le peuple au nom duquel ils parlent les soutiendra.


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