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Togo L’Economie togolaise : Où en est-on ?


opinions

iciLome | | 5 Commentaires |Imprimer Lu : 968 fois


Quelle place accordons-nous à la santé et au fonctionnement de notre Economie dans nos évaluations diverses de l’état de notre pays? Je suis tenté de dire qu’on s’émeuve très peu de la décrépitude, que dis-je, de l’inexistence même de notre Economie. Comment tout un pays peut parler du développement en comptant seulement sur la gestion des recettes du port, de la rente minière et des maigres taxes prélevées sur des entreprises tenues en majeure partie par des étrangers. Comment peut-on résoudre le social sans l’économique ? Pour être Togolais, pour avoir vécu et travaillé au Togo, pour avoir observé et analysé le mode de vie de la société togolaise, je suis triste d’affirmer que l’Economie togolaise n’EXISTE pas. Où sont les intellectuels dans ce pays, que se passe-t-il ou que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? Pourquoi les économistes Togolais (le terme fait rire !!!!) ou ceux qui ont appris des notions d’économie dans les grandes écoles ne veulent pas aider ce pays à mettre en place une économie structurée, réfléchie et promotrice du bien-être ? On me citera certes de nombreuses raisons politiques et d’autres pesanteurs d’ordre historique et social. Mais au cours des deux dernières décennies, on pouvait faire mieux si nos économistes s’y étaient mis de manière assidue et sérieuse, s’ils ne s’étaient pas confondus entre dénonciation de la gouvernance ET la promotion timide de leur carrière politique qu’ils ont même du mal à en donner corps. Et cela continue, et nous assistons en témoins, l’appauvrissement et la dépendance aigue de notre population qui ne jure maintenant que par l’aide au développement de l’extérieur pour assurer sa survie.

En attendant le prochain plan d’ajustement ou de sauvetage de notre pays par le FMI (plan que j’appelle souvent le sérum des « étrangers »), nous devons commencer nous-mêmes par être proactifs et utiliser des méthodes et moyens de prévention. Nous devons commencer par PRODUIRE pour notre propre survie d’abord avant de faire des tintamarres inutiles sur la participation à l’AGOA. Ceci est tout juste ridicule et prouve à outrance notre degré d’inconscience collective. Un affamé qui prétend produire pour nourrir celui qui détruit des tonnes de nourritures par an !!!! De l’aberration pure et simple. Nous devons nous auto-suffire sur le plan AGRICOLE d’abord avant de parler toute importation sur tout autre plan. Or que constatons-nous aujourd’hui ? Il y a une concentration forte de notre population dans les zones urbaines et plus particulièrement à Lomé qui regorge d’énormes réservoirs de jeunes qui s’adonnent principalement aux activités de Zemidjan s’ils ne sont pas sous-employés ou simplement en chômage. Le deuxième fait marquant qui est très aujourd’hui latent mais qui constituera un aplomb ou un handicap sérieux à notre développement dans 20 ans est l’appropriation prononcée de nos terres cultivables par les plus nantis du pays. Beaucoup de ces nantis se vantent d’avoir 100 hectares par-ci, 300 hectares par-là dans telle ou telle préfecture au détriment de nos populations rurales qui, acculées par la pauvreté sont obligées de se déposséder de leur tout premier bien qui est la terre agricole.

Donc de ce fait, comment allons-nous gérer ces deux phénomènes à savoir l’agglutination de nos villes par des bras valides mais qui ne produisent pas, et la concentration des terres agricoles dans les mains de ces nantis qui n’ont aucune notion ou culture d’investissement dans les domaines d’agro-business ? J’aimerais avoir les avis de nos économistes sur ce point. Oh ! J’ai oublié, on va me parler de l’entreprenariat des jeunes. S’il vous plait, je ne connais pas beaucoup papier comme on le dit chez nous, mais je sais au-moins qu’il y a un gap entre le mot et la réalité. Si on commence par engloutir d’énormes sommes dans la formation des jeunes a l’entreprenariat, la question est de savoir ce qu’ils vont produire s’ils n’ont pas accès aux financements, et de deux à qui ils vont vendre leurs produits si le marché togolais est tout simplement inexistant à cause du faible revenu de la majeure partie de la population et la propension de la fine classe moyenne à consommer plus de produits importes ? La logique voudrait plutôt qu’on s’attelle beaucoup plus à l’ébauche d’une politique agricole viable pouvant attirer les jeunes, et de deux orienter la formation d’entreprenariat vers ceux qui ont les moyens aujourd’hui et les inciter à investir dans le domaine agricole et l’avenir des jeunes. Tout ceci couplé d’une politique nationale de la gestion des terres. C’est comme cela que moi je comprends la notion du développement à la base. Les microfinances et la finance inclusive ont montré ou montrent leurs limites dans l’effort de développement durable ; il faut repenser les théories de développement et proposer de nouvelles pistes. Et c’est là que j’en appelle à nos économistes. De même, les ministères du Plan et de l’Agriculture doivent jouer un rôle plus que capital dans le développement de notre pays.

A l’allure où vont les choses, dans vingt ans si rien n’est fait pour endiguer ces deux phénomènes, « l’économie togolaise » tendra vers une économie de services alors même que les services proposés ne seront pas utilisés par manque de ressources au niveau des populations. Quelqu’un qui a vécu à Lomé ces cinq dernières années sait qu’on est déjà plus ou moins à ce stade, et l’on doute sérieusement sur ces fameux chiffres de croissance que le FMI et la Banque Mondiale publient régulièrement sur le taux de croissance. La stagnation est inéluctable dans un proche avenir et suicidaire pour notre pays. « ECONOMISTES TOGOLAIS » sauvez-nous s’il vous plaît.

KOUDAHENOU Kossi, MBA

L'AUTEUR
KOUDAHENOU Kossi, MBA
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 5   JonaThan | Lundi, 25 Décembre 2017  - 19:1
  Réponse à 3-Economiste FABRE
  L'économie togolaise est mise à rude épreuve par les marches dans nos rues, depuis plus de 4 mois maintenant, mais un pays se relève toujours et le Togo en a vu d'autres!

 4   Lisez laConstitution | Lundi, 25 Décembre 2017  - 18:57
  Réponse à 1-Dairah
  Lisez la Constitution, et cela vous évite d'ânonner!

 3   Economiste FABRE | Lundi, 25 Décembre 2017  - 18:39
  Réponse à 1-Dairah
  Demandez à Fabre de vous faire une conférence sr l'économie togolaise, et vous allez vous marrer!

 2   Dairah rêve ! | Lundi, 25 Décembre 2017  - 18:36
  Réponse à 1-Dairah
  Faure est élu en 2015 et sera réélu en 2020 si vous ne remuez pas vos derrières !
Qu'il parte où ? Dans ton village ?

 1   Dairah | Lundi, 25 Décembre 2017  - 10:41
  Que Faure parte on remettra le reste en ordre


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