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Togo Lettre ouverte à Faure GNASSINGBE


opinions

iciLome | | 2 Commentaires |Imprimer Lu : 1240 fois


Bruxelles, le 1er décembre 2017

ASSIGNAGE Kouamivi
Togolais engagé résidant en Belgique
Bruxelles-Belgique



A
Monsieur Faure GNASSINGBE
Président de la République
Togolaise et ministre de la
Défense nationale
Lomé-Togo

Monsieur le Président de la République

Je viens par cette lettre vous interpeller sur la crise qui secoue notre pays depuis le 19 Août 2017. Une crise créée par vous en tant que ministre de la défense et chef des armées et surtout par votre ministre de la sécurité et de la protection civile qui, le 17 Août 2017, à deux jours de la manifestation du 19 Août du Parti National Panafricain, à travers une sortie médiatique, a tenu des propos va-t’en guerre, comme :

- Nous n’allons pas laisser le Togo à la merci de n’importe qui ;
- Mes éléments n’hésiteront pas à réprimer cette marche si l’itinéraire choisi par le PNP est maintenu ;
- Soit le PNP accepte les nouveaux itinéraires et la manifestation tient ou il refuse et il n’y aura pas de marche ;
- Nous savons ce qu’ils ont en tête. Mais ça ne passera pas dans ce pays… On va les disperser au point de rassemblement d’une façon propre. Adviendra que pourra.

Monsieur le Président de la République, il est donc désormais clair pour tout le monde que votre dynastie cinquantenaire du père au fils est à terre et que vous feriez mieux de rendre le tablier comme l’a fait l’ex Président de la République Zimbabwéenne, Monsieur Robert MUGABE. Ce dernier, au pouvoir depuis 1980, a remis une lettre de démission au Parlement zimbabwéen, mardi 21 novembre 2017 à la demande de son peuple. Alors que votre parti politique est au pouvoir depuis le 14 avril 1967 à travers un coup d’état militaire le 13 janvier 1963, qui a porté votre défunt père, le tyran au pouvoir.

Pour rappel, votre accession au pouvoir en 2005, à la suite du décès de votre père, le timonier, a occasionné 811 morts selon le rapport d’enquête de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, publié en mai 2005, des milliers de blessés, des disparitions forcées et involontaires, ainsi que plus de 100.000 réfugiés dans les pays avoisinants.

Depuis le 19 août 2017, vos forces de défense ont ôté la vie à quatorze (14) civils dont trois enfants (YACOUBOU Abdoulaye, MAMAN-AGREGNA Rachad et ZOUMEKEY Kokou Joseph) ont fait des milliers de blessés, des dégâts matériels, ainsi qu’un afflux massif de réfugiés et de déplacés.

Le 10 novembre dernier, en déplacement au camp Témédja, à plus de 210 km au Nord de Lomé, vous vous êtes adressé aux militaires de ce camp en leur disant que « notre pays est actuellement perturbé par des manifestations qui, loin d’être pacifiques comme l’autorise la loi sont d’une très grande violence. Ceux ou celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont fait ainsi que des dégâts qu’ils ont causés, ce fut le cas de cet enfant tué à Mango, et aussi à Sokodé. Ce fut également le cas de vos camarades soldats lynchés et décapités par un groupe d’individus organisés et préparés à cet effet. Leurs assassins sont activement recherchés et tout sera mis en œuvre pour les retrouver où qu’ils se trouvent et les châtier conformément aux lois de la République ».
Ce discours constitue pour moi une caution et un soutien sans faille que vous avez montré publiquement à vos militaires, qui ont assassiné quatorze civils depuis la crise et qui ne cessent de commettre de la terreur sur leur passage dans le but de vous maintenir au pouvoir malgré les contestations populaires appelant à votre départ immédiat du pouvoir ou à défaut de votre renonciation à se présenter pour une quatrième fois en 2020 aux élections présidentielles.

En analysant une partie de votre discours où vous attribuez la supposée mort des deux militaires à un groupe d’individus organisés et préparés à cet effet, j’aimerais que vous compreniez que si réellement il y’a eu deux militaires tués suite à l’arrestation brutale de l’imam Alpha Assane MOLAH le 16 octobre 2017 à Sokodé, les auteurs et commanditaires de ce meurtre seraient dans votre camp puisque vous parlez d’ « un groupe d’individus organisés et préparés à cet effet ». Le seul groupe d’individus qui auraient l’information que l’Imam Alpha Assane MOLAH serait arrêté dans la nuit du 16 octobre sont dans votre camp et c’est eux qui auraient planifié ce meurtre.

Le 6 novembre, à travers un communiqué lu sur la chaîne nationale « TVT », votre gouvernement a dit avoir pris des mesures d’apaisement dont les plus importantes sont la mise en liberté totale de 42 personnes de l’opposition arrêtées, jugées et condamnées dans le cadre des manifestation et l’ouverture d’un dialogue pour apaiser les tensions. Chose curieuse, après seulement quelques heures de la publication de cette décision par voie de presse, c’est-à-dire le 7 novembre, vos soldats militaires ont réprimé sauvagement une manifestation de l’opposition à Sokodé et Bafilo, faisant plus d’une trentaine de blessés graves, des arrestations et un afflux massifs de réfugiés et de déplacés. Des gens ont fui leur domicile pour se réfugier dans la brousse.

Dans ces conditions, comment pouvez-vous croire que le peuple togolais peut-il vous faire confiance ? Une confiance, d’ailleurs, que ce peuple ne vous a jamais faite dans les urnes.

Il est donc clair aujourd’hui que seul votre départ immédiat est la solution à la crise qui secoue notre pays depuis des années et plus précisément depuis le 19 août 2017. Votre départ apaisera les tensions et redonnera de la joie à notre peuple.
Sur ce, je vous invite à faire comme l’ex Président de la République du Mozambique, Monsieur Robert MUGAGBE, en démissionnant de vos fonctions de Président de la République de notre pays, des fonctions que vous occupez d’ailleurs illégitimement depuis 2005.

Les 18 et 19 octobre 2017 à Lomé, vos forces de défense et votre gouvernement ont cautionné des milices qui ont semé de la terreur à travers une violente répression des manifestations de l’opposition, causant des blessés et des morts parmi les militants de l’opposition et de la population civile.

Monsieur le Président, le chapelet des violations des droits de l’homme que connait notre pays depuis votre prise de pouvoir en 2005 par la force avec à la clé 811 morts, est très nombreux à réciter. Tout ceci prouve à suffisance que vous méprisez complètement et notoirement l’article 58 de notre constitution, qui vous confère des prérogatives de « garant de l'indépendance et de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale, du respect de la constitution et des traités et accords internationaux ».

Etant donné que vous ne pouvez pas assumer vos prérogatives constitutionnelles, la meilleure chose à offrir à notre pays, n’est autre que votre démission, monsieur Faure GNASSINGBE.

Pour finir, je vous réitère, nos exigences :

- Le retour à la constitution de 1992 dans sa version originelle ;
- Le vote de la diaspora togolaise ;
- A défaut de satisfaire ces deux exigences, votre départ immédiat du pouvoir.

Recevez et ce, en dépit de notre indignation et de notre souhait de vous voir rendre votre démission avant la fin de cette année, Monsieur Faure GNASSINGBE, mes salutations.



ASSIGNAGE Kouamivi
Togolais engagé résidant

L'AUTEUR
ASSIGNAGE Kouamiv
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 2   Dariah | Samedi, 2 Décembre 2017  - 11:8
  Voila toute la vérité dite.. Il pas de defaut, il na qu'a partir, il n'est pas plus que Mugabe alors quils nous laissent le pays... Nous aussi on veut etre président.. C'est pas un métier loooo homme simple

 1   Clement Gavi | Samedi, 2 Décembre 2017  - 5:51
 
La crise qui secoue le Togo ne date pas d'Août 2017. Cette crise est intrinsèque à la nature tyrannique de ce régime. Il est tyrannique depuis son avènement, c'est à dire depuis 1967. Faure Gnassingbé qui a pris le pouvoir en 2005 par l'assassinat de centaines de Togolais et qui, par la suite s'est imposé par de frauduleuses élections, perpétue une crise, une sanglante crise engendrée par le système que représente cette tyrannie.

Faure Gnassingbé que le peuple Togolais n'a point élu, doit partir. Il doit dégager.


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