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Togo Déclaration relative à la «Torture blanche » sur trois éleves dont deux mineurs arretés à Dapaong




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Déclaration relative à la «Torture blanche » sur trois éleves dont deux mineurs arretés à Dapaong

L’ASVITTO dénonce la perpétuité des actes de torture et mauvais traitements sur les personnes interpellées et exige du gouvernement la protection de l’intégrité physique et mentale et aussi le respect des droits des personnes mineures conformément à ses engagements pris à l’Examen Périodique Universel (EPU)

La «Torture blanche» est l’une des graves formes de mauvais traitements qui consiste à priver de sommeil un détenu causant sur lui des effets de stress extrême au cerveau.

La crise dans le secteur éducatif n’a pas cessé de faire des victimes d’actes de torture et mauvais traitements aussi bien dans les rangs des enseignants que dans les effectifs des élèves sur toute l’étendue du territoire national Togolais. Aux nombreuses menaces et intimidations enregistrées sur les professionnels dans les localités de Siou, Kara, Zogbégan, Atakpamé, Kpalimé et Pagala viennent s’ajouter les maltraitances sur des scolaires dont deux mineurs à Tandjoaré, localité situé à 600km au nord de Lomé.

En effet, suite aux mouvements de rue des élèves dans la quasi-totalité des préfectures du pays pour réclamer leur droit à l’éducation, trois élèves dont deux mineurs originaires de la localité de Tandjouaré ont fait l’objet d’arrestation et de violations des droits humains. Il s’agit de :
- KANFOIRE Kinansoa, né le 15 avril 1999 à Tandjoaré, sexe masculin, élève en classe de troisième au Collège d’Enseignement Général (CEG) de Yembour, il a été interpellé le 13 mars 2017 à son domicile.
- GBIAK Mindabé, né le 07 janvier 2000 à Tandjoaré, sexe masculin, élève en classe de 4ème au CEG Yembour, il a été interpellé le 17 mars 2017.
- KANLOKLARE Sayabia, né le 08 février 2000 à Tandjoaré, élève en classe de 4ème au CEG Yembour, il a été interpellé le 17 mars 2017.
Interpellés par les Gendarmes, les trois (3) élèves ont été déférés à la prison civile de Dapaong (11km de Tandjoaré) où ils sont concentrés avec d’autres détenus dans des cellules très exigües avec une chaleur caniculaire savamment entretenue : au moins 87 personnes dans une cellule de dimensions 13 sur 5mètres, et 45 personnes dans une autre de 14 sur 2mètres de dimensions. Ces mineurs et leurs codétenus passent des nuits blanches parce qu’il n’y a pas de place pour dormir.

La constitution Togolaise prévoit en ses articles 13 et 21 ce qui suit :
«L’Etat a l’obligation de garantir l’intégrité physique et mentale, la vie et la sécurité de toute personne vivant sur le territoire national »
«La personne humaine est sacrée et inviolable. Nul ne peut être soumis à la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Si les lois Togolaises et les différents engagements pris par l’Etat constituent un bon arsenal théorique pour garantir la protection de l’intégrité physique et mentale des personnes détenues, le gouvernement et les différents acteurs des pouvoirs publics qui sont concernés ne manifestent pas encore une bonne volonté dans la mise en œuvre pratique de ces instruments, et plus grave les actes de torture et mauvais traitements semblent être banalisés dans le pays.

L’ASVITTO trouve inadmissible que de tels actes aux conséquences inestimables soient infligés aux élèves qui ne réclament que leur droit à l’éducation garantit par l’alinéa 1 de l’article 35 de la Constitution en ces termes : «L’Etat reconnaît aux citoyens le droit à l’éducation des enfants et crée les conditions favorables à cette fin ».

C’est pourquoi, tout en dénonçant toutes ces formes de traitements cruels, inhumains et dégradants sur les détenus, l’ASVITTO demande au Ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République chargé des Droits de l’Homme de prendre des mesures urgentes pour procéder à la libération des trois élèves et à la réparation du préjudice moral et mental causé sur ces enfants en vue de leur permettre de poursuivre leurs études en toute quiétude.

Enfin, l’ASVITTO demande la publication du rapport de visite de la mission du Sous Comité de Prévention de la torture (SPT), la mise en œuvre du Mécanisme National de Prévention (MNP) et le respect des engagements pris à l’Examen Périodique Universel (EPU) pour une protection efficace des populations Togolaises.

Fait à Lomé, le 24 Mars 2017
Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè.

L'AUTEUR
ASVITTO
.


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