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Jean-Pierre Fabre répond à Jean Dégli

Togo - Politique
Reçu mercredi chez nos confrères de Victoire Fm, le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a « recadré » Jean Dégli, président de "Bâtir le Togo" qui ne manque pas à chaque fois que l’occasion lui est donnée, de se prononcer sur la politique togolaise, de taxer le président de l’Alliance nationale du changement (ANC) de radical. Une position qui, aux yeux du président de Bâtir le Togo, bloque l’avènement de l’alternance au Togo.
Comme une réponse du berger à la bergère, le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a clarifié sa position qui, selon lui, crée l’amalgame et dont certains en ont fait une fixation.

« Je lutte avec la rigueur que doit contenir l’action politique. Quel que soit ce qu’on dit de moi, que je suis arrogant, radical, extrémiste, c’est la rigueur de l’action politique », a martelé Jean-Pierre Fabre.

Et d’inviter ses détracteurs à éviter de faire l’amalgame entre rigueur et radicalisme.

« Il ne faut pas toujours dire que celui qui est rigoureux est toujours extrémiste. Il ne faut pas confondre laxisme et modération, laisser-aller et modération », a-t-il clarifié.

Car, « il ne faut pas semer la confusion dans l’esprit des populations, les populations n’attendent pas de nous qu’on se combatte ».

Jean-Pierre Fabre veut aller de l’avant et en finir avec les médisances colportées contre sa personne. Il met à nu la position obscure de certains de ses camarades de l’opposition.

« Il faut en finir avec ces choses qui nous empêchent d’avancer. Des gens ont défendu la candidature unique. Quand finalement nous nous sommes ralliés à la candidature unique, nous sommes allés au conclave, les tenants de la candidature unique ont quitté la salle. Ceux dont on dit qu’ils ne sont pas rassembleurs sont restés », a asséné le président de l’ANC.

A l’en croire, une stratégie a été mise en place lors du conclave s’il advenait que l’opposition n’obtenait pas les réformes.

« On a dit ceci, si on n’obtient pas les réformes, on choisit un candidat pour aller à l’élection. Quand on n’allait pas obtenir les réformes, qu’est-ce-qu’il fallait faire ? Il fallait choisir un candidat unique de l’opposition. Ceux qui ont préconisé cela, ont quitté la salle en disant que Fabre n’est intéressé que par la candidature unique, il n’est pas intéressé par les réformes », a-t-il confié.

Et de préciser : « Le 15 mars 2014, quand j’ai rencontré Faure Gnassingbé, c’était pour parler des réformes, le 22 novembre 2014 quand j’ai rencontré Faure Gnassingbé, c’était également pour parler des réformes. On ne peut pas dire que nous ne voulons pas des réformes ».

S’agissant de la dernière élection présidentielle, le chef de file de l’opposition a visiblement tiré les leçons.

« C’était une opération politicienne qui a donné le résultat que ça a donné, ça fait partie du passé, ça fait partie des choses qu’il ne faut plus jamais penser ».

Mais il se dit très déterminé à ne pas se laisser faire des médisances et des calomnies. « Je suis prêt à les combattre, je ne suis pas prêt à me laisser faire», a-t-il averti.

A.G