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Cameroun Le contentieux post présidentielle continue de passionner les journaux camerounais


société

Apanews | | Commenter |Imprimer Lu : 182 fois


Le contentieux généré par l’élection présidentielle du 7 octobre, continue, trois jours après son ouverture devant le Conseil constitutionnel, de passionner les journaux camerounais parus jeudi.

Il y a eu coup de théâtre, hier au Conseil constitutionnel, résume Le Jour : avant d’être suspendue, dans la confusion à 22 heures, l’audience du contentieux postélectoral a constitué une véritable foire d’empoigne, avec des protagonistes se taxant mutuellement de mensonges et un Maurice Kamto combatif, insistant pour l’annulation partielle du vote et se considérant toujours comme le vainqueur de la présidentielle.

La défiance de Maurice Kamto explose à l'audience du Conseil constitutionnel, relève The Guardian Post, revenant sur l’intervention musclée du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à la barre où il a dénoncé, pêle-mêle, les embûches posés par le pouvoir pour contrer sa marche vers la magistrature suprême, le bourrage des urnes, les incohérences des organes de recensement des votes et de régulation, avant de réitérer sa déclaration de victoire du scrutin.

Le Messager, reprenant l’une des phrases choc de l’intéressé, pour qui «le régime a injecté le tribalisme dans les veines des Camerounais», constate que ce candidat a, à travers cette saillie maintes fois martelée, fait le procès du pouvoir en place.

Le contentieux électoral se transforme en meeting politique, s’étonne Baromètre Communautaire : après avoir été débouté, pour défaut de qualité, dans sa demande de récusation de certains juges du Conseil constitutionnel, Maurice Kamto et ses conseils se sont donnés en spectacle et ont, en vain, tenté de créer un incident au cours des débats.

«Ça vire à la Conférence nationale !» s’exclame Mutations, constatant que les audiences télévisées devant le Conseil constitutionnel donnent lieu au procès du système électoral et de la gouvernance au Cameroun.

Plus de 11 heures de plaidoirie pour rien, regrette L’Épervier : la défense du président-candidat, Paul Biya, a ridiculisé la batterie d’avocats adverses, tout en apportant les preuves de la victoire certaine de leur client.

Il a du boulot, M. Kamto, prolonge Le Quotidien de l’Économie, lui qui doit, en dehors de la pression des «11 sages» du Conseil, Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de la gestion des scrutins et opérations référendaires, le redoutable ministère de l’Administration territoriale (MINAT) mais aussi le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir).

«Fraude électorale : le MRC, le RDPC, Elecam et le MINAT se déchirent devant le Conseil constitutionnel», appuie Emergence, rappelant que pas moins de 9 moyens de défense ont été soulevés par les conseils de M. Kamto, provoquant une levée de boucliers au sein aussi bien du régime de Yaoundé que de l’organisateur des élections.

Et l’Essentiel, sous le titre «Pourquoi Kamto ne pouvait pas gagner», de relever des faits et circonstances qui relativisent les victoires annoncées ou déclarées, la surenchère politique pour faire remarquer que l’opposition est arrivée à l’élection en rangs dispersés, une donnée qui a favorisé le parti au pouvoir tandis que les voix de l’opposition s’émiettaient entre 8 candidats.

«Certains des candidats, insiste le tri-hebdomadaire proche du pouvoir, n’avaient pas un passé politique et manquaient curieusement de fief électoral. Dans le jeu électoral, les connexions internationales ne manquent pas. Mais pour la plupart, rien n’a véritablement fonctionné. Les architectes des alternances, avec passage en force des partis de l’opposition ne sont pas allés jusqu’au bout. Mais tous les ingrédients d’un échec de l’opposition étaient réunis.»

Pour L’Anecdote, qui ne doit pas spécialement le porter sur son cœur, «le pénalty de Kamto est en voie d’invalidation par le Conseil constitutionnel», et pour cause, toute la stratégie de réclamations, tous les montages de celui qui se présente comme envoyé par le peuple pour tirer et marquer ce coup de pied arrêté, sont en train de s’écrouler devant la barre.

Les conseils du MRC, comme avant ceux du candidat Cabral Libii (Parti Univers), n’ont pas pu, acquiesce le bihebdomadaire Essingan, apporter la preuve de leurs insinuations contre le système électoral, ni vis-à-vis du RDPC.




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