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Cameroun Les journaux camerounais au rythme de la campagne présidentielle


société

Apanews | | Commenter |Imprimer Lu : 416 fois


Le début, samedi dernier de la campagne pour l’élection présidentielle du 7 octobre, est en vedette dans les journaux camerounais parus lundi.

«Ça a commencé», «La course est lancée», «Le marché des projets de société est ouvert», «Nous y sommes», «Le week-end de campagne» et «8 candidats face à Biya», titrent respectivement Le Jour, L’Essentiel, Le Quotidien de l’Économie, Cameroon Tribune, Mutations et The Star.

Dans ces différents titres, l’approche aura consisté à planter le décor, à se faire les premiers échos du terrain, à rendre compte des petits détails insolites.

Les affiches et vidéos se découvrent, les candidats se déploient sur le terrain, les promesses se multiplient, le match annoncé est effectif, aussi bien sur le terrain que sur les réseaux sociaux, se félicite L’essentiel avec force détails, déplorant néanmoins que certains prétendants à la magistrature suprême restent à la fois muets et invisibles.

L’heure des promesses et des slogans a sonné, renchérit La Voix du Centre, ironisant sur le fait que les Camerounais n’ont pas perdu les bonnes habitudes des meetings électoraux : des rendez-vous du manger, boire, savoir parler

Après 2011, le samedi 22 septembre 2018 est le jour où la politique s’est officiellement réveillée au Cameroun, constate Intégration, mettant en garde contre les dérives : il faudra chaque jour conjurer les éléments de déloyauté publique, l’information à sens unique et inique, les injures, les fake news, les chasses à l’homme, les citations truquées et les amalgames biaisés

«On l’a vu sous d’autres cieux. On a vu les mille feux qui ont fâcheusement encadré la suite. On en voit l’application dans l’actualité. Cette actualité parle. Elle dit qu’il ne faut pas, en cette période, forcer les trous de serrure pour que le désordre entre dans la maison.»

Il faut quand même le dire, se rengorge The Sun, que le coup d'envoi de cette campagne a quelque chose d’inhabituel : elle a lieu dans un contexte d’interdictions, de restrictions, de couvre-feu en zones anglophones sous les balles et les effusions de sang.

Même la partie francophone du pays n’est plus à l’abri des violences, renchérit Essigan qui affirme que Yaoundé, la capitale, est «sous la menace terroriste» avec des forces de défense et de sécurité, mais aussi le renseignement, sur les dents.

Des attentats terroristes sont programmés dans la métropole politique, confirme L’Indépendant avec, en fac-similé, l’alerte du ministre en charge de la Défense au chef d’état-major de l’armée détaillant le «plan meurtrier d’extension des activités terroristes dans les régions francophones, entre le 1er et le 7 octobre 2018».

Dans le Nord-Ouest, rapporte Mutations, les séparatistes, qui avaient déjà défrayé la chronique voici deux semaines en creusant un cratère à l’entrée du chef-lieu de la région, Bamenda et en assassinant un conducteur d’autobus, ont encore frappé pendant le week-end en détruisant deux ponts stratégiques, isolant davantage des zones déjà enclavées et où ils comptent manifestement établir leur quartier général.

Et c’est justement dans ce Bamenda, souligne Intégration, que les plénipotentiaires du président-candidat sont allés organiser, samedi, un grand meeting du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) non seulement pour convaincre les indécis sur la pertinence du choix à porter à leur champion, Paul Biya le 7 octobre prochain, mais aussi pour défier les sécessionnistes à qui ils ont tendu la perche en les invitant à déposer leurs armes, à revenir à de meilleurs sentiments, à venir exprimer leurs doléances à travers les urnes, voie royale d’une transition démocratique dans tous les pays civilisés.

Les autres candidats auront-ils le même courage pour venir braver les menaces des milices sécessionnistes ? s’interroge l’hebdomadaire, constatant que Bamenda est resté un terrain en friche samedi dernier, premier jour de la campagne pour la présidentielle : nulle part on n’a vu les lieutenants des huit challengeurs de Paul Biya.

Si aucun incident n’a été déploré dans le Nord-Ouest, dans l’autre région anglophone du Sud-Ouest, The Guardian Post semble par contre avoir perçu comme un grand malaise entre les élites du parti au pouvoir originaires d’ici, elles qui exhortent leur candidat, Paul Biya à lancer sa campagne dans la ville de Limbe et non dans le chef-lieu Buea.

Le problème, explique le quotidien de langue anglaise, est que si jamais le président-candidat, par ailleurs commandant en chef des forces armées, évitait la dernière ville citée, aujourd’hui plongée dans les violences, cela reviendrait à admettre que Buea est désormais sous le contrôle des combattants séparatistes. Impensable, pour le régime de Yaoundé.

Pour le moment, rapporte The Star, le RDPC, plutôt que de se jeter dans la gueule du loup, a opté pour une opération baptisée «rencontre ton voisin» permettant à la fois de mobiliser tout en préservant les futurs électeurs d’éventuels raids punitifs des activistes ambazoniens.

Même si à des centaines de kilomètres d’ici ne plane aucune menace sécessionniste, l’ambiance de campagne semble tout aussi morne dans les trois régions septentrionales, à en croire L’œil du Sahel dont les reporters, postés dans l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord, décrivent tous un climat politique timide avec, dans la dernière région citée, un phénomène qu’on croyait à jamais banni : l’usage, par les dignitaires du pouvoir, des moyens de l’État en faveur du candidat Biya.

Sortant délibérément des effusions des meetings, Défis Actuels s’est penché sur un aspect des programmes des candidats à la présidentielle 2018, pour constater que le sport les préoccupe très: Akere Muna, Garga Haman, Ndam Njoya, Frankline Ndifor n’ont pas de projets sportifs pour le Cameroun contrairement à Paul Biya, qui a toujours accordé une place de choix aux athlètes et qui entend continuer sur la même lancée.

Quant à Cabral Libii et Maurice Kamto, ajoute l’hebdomadaire, ils rêvent de doter le Cameroun d’infrastructures ultramodernes pouvant permettre l’organisation d’une compétition internationale, une co-organisation de la Coupe du monde de football 2030 étant même évoquée par Joshua Osih.




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