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Cameroun Politique, économie et social au menu des journaux camerounais


société

Apanews | | Commenter |Imprimer Lu : 401 fois


La polémique autour de l’idée d’organisation, par des leaders religieux, d’une conférence en vue d’explorer les voies d’un retour à la normale en zone sécessionniste anglophone continue d’animer les journaux camerounais parus mercredi, avec un bon zeste de sujets à caractère économique et social.

Dans un fauteuil, une calotte rouge sur la tête, l’œil vif derrière des lunettes médicales et la tête appuyée sur la main gauche recourbée, le cardinal Christian Tumi, l’un des principaux promoteurs de la conférence générale, prévue les 29 et 30 août prochains à Buea (Sud-Ouest) par des leaders religieux autour de la crise séparatiste qui ensanglante les régions anglophones du pays, se paye un portrait à fond perdu en couverture du bihebdomadaire Repères.

Sous le titre «Les sécessionnistes désavouent Christian Tumi», la publication décrit un prélat «dans une posture inconfortable, les Anglophones, dont il prétend défendre la cause, le considérant comme «un pion du régime de Yaoundé» qui l’instrumentalise.

«Cardinal Tumi : pompier ou pyromane ?» s’interroge Tribune d’Afrique. En effet, le projet de Conférence générale des anglophones sème la panique dans le sérail, et «une certaine presse est mise à contribution pour démolir ce projet louable à plus d’un titre, alors qu’il n’a besoin que de quelques réajustements».

Diabolisation : le mot est lâché par son confrère Aurore Plus qui s’en prend également à ces médias associés au pouvoir de Yaoundé, et ayant préalablement reçu des éléments de langage pour porter la voix de leur maître.

«Cela s’appelle regarder le doigt, plutôt que la lune qu’il vous montre», s’insurge cet autre bihebdomadaire qui voit déjà le gouvernement, vautré dans son orgueil, préparer les esprits à l’interdiction pure et simple de ce rassemblement.

«Initiatives autour de la crise anglophone : le cardinal Tumi entreprend, le gouvernement panique et louvoie», résume pour sa part Ouest-Echos.

C’est un pas devant, deux pas en arrière, renchérit The Guardian Post : après avoir appelé à la contribution de toutes les bonnes volontés pour un retour rapide la paix, voici le même gouvernement s’échine désormais à saboter les bons offices du monde religieux.

Ce qui agace, dans l’idée de l’organisation de ce conclave c’est, selon le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, ce préalable consistant à demander la démilitarisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : «En clair, il est demandé à une armée républicaine de cesser d’accomplir ses missions régaliennes : la protection des institutions, des personnes et des biens et la défense de l’intégrité territoriale du Cameroun.»

Cette demande passe mal, si l’on en juge aujourd’hui par le nombre d’écoles incendiées, les édifices publics et privés détruits, les nombreuses autres exactions que vivent les paisibles populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et «il est impossible de mettre sur le même plan une armée républicaine et des bandes armées dont l’objet est la partition du Cameroun».

Et la preuve que les sécessionnistes ne désarment pas est ici apportée par InfoMatin : la Société de développement du Cameroun (CDC) a récemment été délestée de plus de 30 milliards FCFA, emportés par un groupe terroriste sécessionniste ayant attaqué une fourgonnette de l’entreprise publique qui transportait également des médicaments.

«En fermant ainsi la porte à toute chance de dialogue, le régime Biya, regrette Aurore Plus, s’inscrit résolument dans la politique de la terre brûlée. Au moindre espoir d’organisation d’une assise dédiée à la vérité et à la réconciliation. Cette fuite en avant l’amène à ignorer bien de précédents, intervenus à travers le monde (Rwanda, Colombie, etc.), où des fils d’un même pays, après avoir guerroyé pendant des années et mettant de côté leur orgueil, ont fini par se mettre autour d’une table pour construire l’essentiel : la République.»

Peut-être, glisse Le Messager, la libération du leader sécessionniste Ayuk Tabe, extradé du Nigeria en janvier dernier et que propose l’Ordre national des avocats, pourrait alors constituer une mesure d’apaisement de la situation.

Sur le front de l’économie sous-régionale, Diapason, EcoMatin et Le Quotidien de l’Économie (LQE) se penchent, en chœur, sur la suppression des avances aux Trésors nationaux que vient de décider la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

A en croire ces trois publications, cette mesure de l’Institut d’émission entend consolider la stabilité monétaire et financière au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC).

S’intéressant davantage à la sphère sociale, Le Jour, dans un grand reportage, se penche sur le «cafouillage» en cours au sujet du baccalauréat de l’enseignement général avec des candidats toujours pas fixés sur leur sort, à un mois de la rentrée scolaire, une publication des résultats à plusieurs vitesses et une administration totalement dépassée par les événements.

C’est en effet une «curiosité», convient L’œil du Sahel : face au désordre ambiant ayant, lui-même, suscité un tollé au sein de la communauté éducative, l’Office du baccalauréat (OBC) a dû se résoudre à réviser les notes à eux attribuées, et que contestent des centaines de candidats.

Et quand on en aura fini avec ce désordre organisé, il restera à résoudre un autre problème, tout aussi épineux et que soulève Mutations : les menaces d’indisponibilité des manuels scolaires pour la rentrée de début septembre prochain, le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (CNAMSMD) affirmant que les nouveaux ouvrages au programme ne pourront pas être dans les librairies dans des délais raisonnables.

«Les livres seront disponibles», répond en écho Cameroon Tribune, citant des responsables du même Conseil, en conclave la veille à Yaoundé, la capitale du pays et qui, en dépit «des zones d’ombre en matière de contrefaçon», garantissent que tous les éditeurs sont à pied d’œuvre et, pour ceux dont les livres viennent de l’extérieur, les délais qu’ils ont donnés sont décalés d’une semaine ou de deux, mais permettront d’avoir les livres avant la rentrée.




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