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Cameroun La politique à l’affiche dans les journaux camerounais


société

Apanews | | Commenter |Imprimer Lu : 439 fois


La politique fait les choux gras des journaux camerounais parus jeudi, à la faveur de la visite officielle dans le pays du président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, sur fond de crise sécessionniste anglophone aiguë, de veille électorale pour la présidentielle et de prorogation du mandat des députés et conseillers municipaux.

Sans trop se hasarder dans les spéculations, L’Essentiel et Le Quotidien de l’Économie relaient le communiqué annonciateur du directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, non sans rappeler que cette visite répond à une invitation du chef de l’État, et que l’instance continentale a récemment dit sa profonde préoccupation sur la détérioration de la sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Moussa Faki Mahamat, réitérant l'engagement de son institution à soutenir les efforts du gouvernement et du peuple camerounais pour un règlement pacifique de la crise, grâce à un dialogue inclusif et significatif et à la réconciliation nationale avait, soulignent les deux publications, appelé toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue dans leurs prises de position, à s'abstenir d'autres actes de violence.

De nombreux indices, acquiesce InfoMatin, inclinent à penser que l’entretien de vendredi entre le successeur de la Sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma et le président Paul Biya sera l’occasion d’aborder la question de la crise sécessionniste anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Au plus fort de la crise sécessionniste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le président de la Commission de l’UA serait, rapportent certains avis, venu manifester sa solidarité et celle de l’institution qu’il dirige aux populations meurtries.»

Le renforcement de la coopération bilatérale et la situation dans les régions anglophones, entre autres, pourraient figurer au menu des échanges, estime le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune.

Au plan national, le contexte est, détaille le journal, marqué par la persistance des attaques de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, l’insécurité entretenue à l’Est et dans l’Adamaoua par des bandes armées étrangères, la gestion de centaines de milliers de réfugiés et la difficile situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Et pendant ce temps, les violences s’accentuent sur le terrain à l’instar des faits rapportés par The Voice, qui fait état d’une scène d’horreur en plein cœur de l’hôpital de district de Batibo (Nord-Ouest), où des soldats ont pourchassé et tué de présumés «terroristes» sécessionnistes sous les yeux du personnel de santé et de patients sous le choc.

Une autre scène, tout aussi terrifiante, circulant sur les réseaux sociaux sous forme de vidéo et attribuant à l’armée l’exécution de femmes et d’enfants anglophones, a fait réagir le gouvernement, selon Le Jour qui, relayant une sortie musclée, sur le sujet, du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, dénonçant «une autre manœuvre de désinformation grossière, dont les faits projetés n’ont aucun rapport avec l’action menée par les forces de défense et de sécurité dans le cadre des missions qui leurs sont confiées».

Évoquant une «conspiration manifeste», le non moins porte-parole du gouvernement qualifie ce «fake» de «malheureuse tentative de transfiguration de la réalité et d’intoxication du public, dont il est aisé de démentir la sincérité, au regard des éléments factuels contenus dans cet horrible trucage, avec des voix off approximativement apposées sur des séquences visuelles».

Toujours est-il, constate The Sun, que le gouvernement, plus préoccupé à traquer tout ce qui s’apparente à des visées sécessionnistes dans la zone, n’a montré aucun signe d'apaisement dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest cette semaine.

Cette vision de la situation est battue en brèche par Cameroon Tribune : par mesure de précaution, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, exhorte la population à dénoncer tous les suspects, à collaborer avec les forces de l'ordre qui sont là pour les protéger et protéger leurs biens, à vaincre la peur et à continuer de vaquer à leurs activités quotidiennes.

Le même journal bilingue, sous le titre «Mandat des députés et des conseillers municipaux : une année supplémentaire», se fait le devoir de relayer des décrets signés la veille par le chef de l’État, prorogeant de 12 mois le bail de ces élus.

Pour les députés, on savait déjà depuis le vote, par le Parlement, d’une loi y relative, précise Le Messager qui, concernant les élus locaux que sont les conseillers municipaux ne voit pas non plus de surprise quant à prolongation d’un an de leur bail qui se dessinait déjà depuis des semaines.

Reste donc l’élection présidentielle annoncée pour le 7 octobre, et au sujet de laquelle The Guardian Post annonce comme «certaine» la victoire du chef de l’État sortant et président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Paul Biya, «car aucune coalition de l'opposition n'est en vue».

Mais qui, entre le congrès et le bureau politique dudit parti, pour l’investir ? s’interroge The Sun, rappelant qu’il ne reste qu’une petite semaine au parti au pouvoir pour adouber son «candidat naturel» dans les règles.

«Paul Biya sera candidat», tranche Tribune d’Afrique : en convoquant le corps électoral pour le 7 octobre, le président sortant a certes semé le doute dans les esprits quant à ses propres intentions, mais les observateurs avertis savent qu’il se prépare depuis longtemps à briguer un autre mandat à la tête de l’État.

Alors que les appels pour sa candidature fusent de partout, malgré la mobilisation des militants et cadres du RDPC, M. Biya, prolonge L’Essentiel, est resté silencieux au point de susciter un débat sur le mode d’investiture : «Va-t-il se représenter ? Si oui, sera-t-il investi dans les délais légaux ? Qui l’investira ? Le congrès du comité central ou le bureau politique ?»

C’est l’occasion, pour Mutations, de dénoncer ce qu’il qualifie de «jeu trouble des chefs traditionnels» du pays, ces gardiens de la tradition qui, renonçant à la neutralité liée à leur fonction, et sans consulter les populations, s’alignent ouvertement derrière le candidat du parti au pouvoir sur fond de clientélisme.




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