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Togo TOGOCOM-Cina Lawson, une économie en coupes réglées par des femmes puissantes : Chronique de la race qui a ‘’inventé’’ le Togo


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La meilleure façon de pousser un pays vers la faillite est de le laisser aux mains des hommes d’affaires. Au Togo, nous y sommes. La loi autorise un homme public d’être à la fois homme d’affaires et serviteur du peuple. Les hommes publics n’ont plus rien à se reprocher, sauf que, dans des situations trop compromettantes, ils résignent à s’afficher. Depuis donc que cette situation est née avec les hommes d’affaires aux commandes, le désordre est installé partout où passe l’argent. Sur la mer, le désordre a mis le port en faillite, sur le continent, il a mis toutes les sociétés d’Etat à genou. Même dans les sous-sols togolais, le désordre est installé. Ce n’est pour rien que l’exploitation des phosphates, du fer et du clinker, la gestion des trois premiers minerais du pays bègue. Depuis un temps, quand on fait le bilan des entreprises publiques en souffrance, l’on site Togocel comme un rescapé d’un naufrage collectif. Mais c’est sans compter avec la métamorphose en cours dans le secteur des communications. Les prédateurs de l’économie nationale ont choisi la nouvelle cible. Une race de premiers responsables commence, décidément, à se comporter comme si le Togo était leur invention.

Dans un environnement où les vices remplacent, de plus en plus, les vertus, on dirait que l’on a parfois horreur des entreprises qui font la différence. Et l’inquiétude est grande quand une telle machine s’installe et qu’il y a personne, même pas le gouvernement, pour l’arrêter. C’est de ça qu’il est question si on s’en tient aux rétropédalages de tout un gouvernement qui se couvre de poussière sous la volonté d’une ministre. Pour qui connait bien le mode opératoire, l’on dirait que nos dirigeants sont désormais une secte où chacun traine tellement de casseroles que personne ne peut raisonner personne. Toute société organisée qui se fait guider par des ignorants, court après sa perte. A moins que certains soient en deçà des compétences dont ils se revendiquent, il est difficile de comprendre leurs attitudes. A la nomination de dame Cina Lawson, nous étions de ceux qui ont tiré un coup de chapeau à monsieur Faure Gnassingbé. Nous avions cru, à tort d’ailleurs, qu’il venait de défier la politique de feu son père qui prenait une catégorie de citoyens pour des apatrides. Inutile de rappeler les relations mouvementées entre le père de l’actuel ministre de l’économie numérique et le défunt président. Nous étions flattés par le fait que le prince, qui se révèle désormais un éléphant avec un pied cassé, soit allé puiser ce que nous avions estimé être une compétence dans le monde des « ennemis d’hier ».

Mais au tout premier tournant, nous risquons d’être dégonflés, si nous ne le sommes pas déjà. Pire, c’est que, les dernières évolutions crédibilisent le fait que, dans ce processus à double vitesses dans les télécommunications, plus qu’une simple myopie intellectuelle, il est aussi et surtout question d’une réelle volonté d’enfariner toute une République dans la fameuse politique d’une fusion-fondation baptisée TOGOCOM. Certes, même dans les gestions les plus saines des meilleures démocraties des citoyens se cachent derrière des sociétés étatiques pour protéger leurs intérêts, mais avec le monstre en gestation du nom de TOGOCOM, certains se comportent comme si le reste des Togolais était des idiots corvéables à merci.

Rétropédalages et contradictions qui disent tout

Si on s’en tient aux premières interviews, par elle, accordées à certains médias internationaux, Cina Lawsson, c’est une «ancienne consultante en télécommunication auprès de la Banque mondiale». Elle soufflait ses 43 ans quand Monsieur Faure en a fait usage pour fabriquer son ministre des postes et de l’économie numérique (MPEN), c’était en 2013. A l’époque, bien que unijambiste, Togotélécom pouvait être sauvée. Même si on peut estimer que la boîte était déjà démolie sous son prédécesseur Dogbé, c’est dans ses mains que, la mort clinique de l’ancêtre des entreprises télécom du Togo a été constatée. Ailleurs, ceci suffisait pour qu’elle s’explique. Mais ici, c’est l’occasion pour elle de dérouler ses cartes. Cette dame a eu le rare privilège, à moins que l’avenir prouve le contraire, d’avoir cumulé une certaine expérience dans une institution internationale, « Banque mondiale », dit-on. Dans de ces boîtes, c’est la rigueur, la gestion sur la base de visions scientifiquement projetées. Les Togolais croyaient donc pouvoir sortir des griffes de l’une des communications les plus médiocres et de surcroit chères d’Afrique après la Guinée. Il y a cinq ans quand nos écrits dénonçaient la communication au Togo comme l’une des plus chères en Afrique après la Guinée. Si on s’en tient à ce qui a été dit d’elle, en prenant un tel département, «la consultante en télécommunication auprès de la banque mondiale» est dans son biotope. Au Togo, l’opinion sait aussi que pour certains ministres, tout se décide ailleurs pendant qu’ils ne représentent que de simples figurants sans initiative.

Mais, pour des raisons qui nous échappent, cette dame était et reste encore puissante pour imprimer son plan et sa vision dans la politique de réhabilitation des télécom. Les postes et télécommunication bardés de l’économie numérique ont, en effet, le vent en poupe dans la nouvelle donne mondiale. Ce secteur est, normalement, un site minier à exploiter si le ministre est à jour avec la compétence. Mais une chose est d’avoir les mains libres pour travailler, l’autre chose est d’en avoir le savoir-faire. Dieu est témoin que le gouvernement actuel regorge de ces incompétents, qui après évaluation faite par Dominique Stross Kan, DSK, régulièrement sollicité par le prince, n’avaient normalement plus leur place.

Il faut rappeler que, s’il y a bien un secteur qui attire l’attention de tous les investisseurs en Afrique ces temps-ci, c’est celui des télécommunications, notamment le secteur de la téléphonie mobile et celui de l’internet. Au Togo, les chiffres ne trompent pas malgré la gestion personnelle des entreprises d’Etat : A la lecture des données fiables qui nous sont fournies par le rapport 2014 de l’ARTP, (Autorité de Régulation des secteurs de Postes et Télécommunication), « de 87 milliards de FCFA au premier semestre 2013, le chiffre d’affaires total enregistré par le secteur de la téléphonie est passé à 93 milliards F CFA au 30 juin 2014. A l’époque, l’internet glanait avec un taux de pénétration de 5,4% à 6,6% pour la même marge». Ce même rapport renseigne que le volume de trafic sortant (volume d’appels sortants) est passé « de 351 millions de minutes au premier semestre 2013 à 432 millions de minutes sur la même période en 2014 soit une croissance de 23% ». Bref, les chiffres se portaient à merveille et, même quand Togotélécom s’écroulait, il était parmi « les 500 meilleurs entreprises d’Afrique» selon des dossiers publiés par nos doyens de Jeune Afrique. La forte génération de la consommation fait du continent noir un terrain en friche, une cible des grands opérateurs de téléphonie et le Togo avec.

C’est vous dire que, à moins d’une carence qui refuse de se reconnaître, il n’avait rien qui empêchait dame Cina Lawson de réussir à faire de son département un portail pour l’économie nationale. Les rétropédalages qui ont émaillé la vision de cette dame ne suffisent-ils pas pour passer au scanner le projet que porte son département ?

En tout cas, les masques tombent

En 2014, à l’issue d’un Conseil du Gouvernement, le Ministre de l’économie numérique, Cina-Lawson, annonçait l’arrivée d’un troisième opérateur en 2015. Les décideurs de la République soutenaient que cette décision se justifie par le fait que les membres du gouvernement sentaient la nécessité pour le pays d’«adopter une stratégie axée sur la création d’une nouvelle dynamique concurrentielle et le relèvement du niveau des investissements dans les infrastructures de la téléphonie mobile afin de permettre au secteur des télécommunications de réaliser tout son potentiel et favoriser l’essor de l’économie numérique ». On ne s’est pas arrêté aux discours, un appel d’offres avait été lancé. Nous étions en juin 2014, le gouvernement se donne alors quelques mois pour achever le processus.
Dans les mêmes périodes, l’opérateur ‘’Orange’’ entretenait les échanges. Les conciliabules avaient avancé et le pressenti directeur Togo de l’opérateur français avait même élit domicile dans une villa meublée dans les environs d’Agoè à Lomé. Mais coup de théâtre, dans un précédant dossier, nous vous annoncions que le monsieur a quitté notre pays sur la pointe des pieds avant même que sa valise ne lui soit envoyé et que les fruits de ses ‘’orangers’’ ne murissent. Le divorce est consommé avec cette entreprise française, ceci n’est qu’une parenthèse.

En 2016, la même ministre, pendant le lancement de la 3G de Moov Togo, revient avec une deuxième couche: « Pour un marché togolais de 7 millions d’habitants, il est difficile d’attirer l’intérêt d’un troisième opérateur ». Ce n’est pas une boutade, Madame la ministre sait bien de quoi elle parle quand elle fait porter le chapeau de l’annonce du troisième opérateur aux journalistes en ces termes: « Cette problématique d’un 3e opérateur est une problématique de journalistes, et ce n’est pas celle des citoyens. Ce qui les intéresse, ce n’est pas tellement qu’il y ait trois (3), quatre (4) ou cinq (5) opérateurs. C’est d’avoir le service de qualité à des prix compétitifs. C’est ça vraiment la requête des citoyens et c’est ce que nous nous sommes engagés à leur donner». Bien sûr que oui, on n’a pas besoins de multiplier les opérateurs de téléphonie mobile pour baisser les prix. Il y a quatre ans, dans un autre dossier, où nous vous publions une analyse comparée des prix de la téléphonie mobile dans la sous-région, nous avions relevé le fait que le Mali n’avait que deux opérateurs, mais ses coûts étaient parmi les moins chers d’Afrique. Au Togo, on n’a donc pas besoins de multiplier les opérateurs pour réduire les prix, même si avec ce rétropédalage les dirigeants se portent en faux avec leur première sortie. Mais la grande surprise est que, ce qui vaut pour la téléphonie mobile ne vaut pas forcement pour l’internet.

Tout est fonction des intérêts de la seule ministre qui peut déserter son cabinet deux mois durant sans rendre compte. Si les Togolais n’ont donc pas besoin d’un troisième opérateur pour accéder à ses services de qualité à moindre frais, il urge de faire appel à toute une ribambelle d’opérateurs internet pour baisser les prix. Qui dit mieux ? La vérité des opérateurs de téléphonie mobiles est un pur mensonge pour les opérateurs internet. Cette nouvelle prise de position a donc permis que, dans les services internet, d’autres opérateurs, surtout ceux qui savent s’intéresser aux intérêts des braqueurs de l’économie nationale, soient invités. Ainsi, le Ministère Cina vient d’attribuer deux (2) licences de Fournisseurs d’accès internet (FAI) à La société Téolis SA et au groupe Vivendi Africa Togo (GVA Togo). La cérémonie officielle d’attribution a eu lieu, mercredi 07 Juin 2017, à l’hôtel Sarakawa. Juste 24 heures après cette sortie, nous dénoncions déjà ce qui continue jusqu’ici à s’apparenter à une arnaque et un crime contre un secteur porteur.

La même dame qui a fermé la porte à la concurrence d’un troisième opérateur se réjouit d’avoir ouvert le marché, à tout vent, aux opérateurs internet. « L’attribution de ces licences permettra notamment d’améliorer la qualité de service de l’internet, de renforcer la concurrence avec pour conséquence une baisse des prix », c’est en ces termes que la dame ventait sa nouvelle trouvaille.

L’appel à concurrence pour l’attribution de nouvelles licences à des fournisseurs d’accès Internet a officiellement été lancé le 03 Octobre 2016. Neuf mois après, des quinze soumissionnaires, la Société Téolis SA est, entre autres, retenue. Créée le Jeudi, 18 Février 2016, elle est gérée par Madame SIDIBE Halima on parle aussi d’un fils à OGAMO Bagna, un amis personnel au plus ‘’Faure’’ des Togolais. Le SIEGE SOCIAL est à Lomé, S/C LBC-Tokoin Gbonvié, Rue du Garage Central.

Parmi les heureux élus, il y a aussi le groupe Vivendi Africa Togo. Elle n’est pas seulement une filiale de Boloré, elle est renforcée par la présence de l’une des petites sœurs de Cina Lawsson. De la Société Téolis SA émaillée des amis personnels du prince au groupe Vivendi Africa, lui aussi renforcé de la présence des proches de Cina, peut-on parler d’une Heureuse coïncidence ou d’une coupe réglée d’un des secteurs porteurs de l’économie nationale? Nous osons croire que l’épisode BTCI n’est pas en train de revenir. Il faut en passant vous faire cette confidence selon laquelle, il y a peu, l’immeuble abritant la BTCI a frôlé une vente. Et ce sont des personnalités insoupçonnées au sommet qui en étaient les acquéreurs potentiels. Mais la vente est annulée alors que tout était presque fini.

D’après nos investigations et documents en notre possession, Vivendi Africa Togo (GVA Togo) a été créé le Mardi, 28 Février, 2017. L’appel d’offre a été curieusement lancé le 03 octobre 2016. Décidément, il existe de ces enfants qui naissent avec leurs dents complets, des nouveaux né en activité avant naissance et donc capables de ravir la vedette à leurs ainés au tour de la table à manger. Nous vous donnons tout simplement lecture du document en anexe.
La dernière couche à ce processus taillé sur mesure

Elle vient du conseil des ministres du 13 juillet 2017. Les prédateurs ne reculent devant rien. Ils savent faire accorder l’attention nécessaire à leurs projets. Peu importe si cela ressemble à une injure à l’intelligence des Togolais. Quatre décrets permettant la finalisation du processus de transformation du groupe Togocom ont vu le jour. L’étape se veut charnière dans ce processus de transformation d’un secteur de communication. « Le premier décret adopté par le conseil porte création, attributions et organisation de la société Holding Togolaise des Communications Electroniques (provisoirement abrégée TOGOCOM) ». « Le second décret porte création, attributions et organisation de la filiale Infrastructure, temporairement dénommée « Togo InfraCom ». Cette filiale est en charge des investissements à long terme ainsi que de la construction et de l’exploitation des infrastructures fixes et mobiles ». « Le troisième décret porte création, attributions et organisation de la filiale Service, temporairement dénommée « Togo ServiceCom ». Cette filiale propose des offres convergentes et innovantes (voix et Internet, fixe et mobile) aux clients particuliers et aux entreprises ». « Enfin, le quatrième décret porte création, attributions et organisation de la filiale Installation et support à la maintenance, temporairement dénommée « Togo InstalCom ». Elle est responsable de l’installation, de la réparation et de la maintenance des équipements ». Ainsi pensent-on, « de façon concrète » réorganiser le Groupe TOGOTELECOM-TOGOCEL pour le rendre plus efficace afin de « l’amélioration de la qualité des services à la clientèle ; l’extension de la couverture de l’Internet très haut-débit à l’ensemble de la population et la baisse significative des prix qui devront s’aligner sur les prix les plus bas du continent ».

Un détail important, une phrase assassine est glissée dans le communiqué pour endormir les employés des deux sociétés désormais mises en souffrance, Togocel et Togotélécom: « Il est important de rappeler que cette transformation est une opération interne qui n’affecte pas les services et les opérations courantes ; les sociétés Togo Télécom et Togo Cellulaire étant rattachées en l’état à TOGOCOM »! Sauf que, on peut de tout droit se demander ce que vaut une fusion-création d’une entreprise de communication dégarnie de toutes ses compétences. La prochaine fusion sonne comme un mort-né quand on sait qu’elle est édentée de sa «filiale Infrastructure ». Cette filiale est en charge des « investissements à long terme ainsi que de la construction et de l’exploitation des infrastructures fixes et mobiles ». Elle a perdu sa filiale Service. La filiale service « propose des offres convergentes et innovantes (voix et Internet, fixe et mobile) aux clients particuliers et aux entreprises ». Enfin, elle est aussi élaguée de la filiale Installation et support à la maintenance. Celle-ci est « responsable de l’installation, de la réparation et de la maintenance des équipements ». Togocom, n’aura aucune de ces compétences, à quoi elle servira au juste ? Et ce n’est pas un hasard si déjà, le débat s’ouvre sur le sort à réserver aux employés de ces deux boîtes. ‘‘Bis repetita’’, parlera-on encore de redéploiement comme dans le cas de l’OTR ? De grâce, que des individus utilisent l’Etat pour faire leur business, ils sont libres. Mais qu’ils tiennent compte du fait que, même si tous les citoyens ne sont pas ministres pour donner leur avis à un conseil, ils sont des citoyens qui réfléchissent et qui ont droit à un peu de respect dans ce qu’on leur fait écouter. Dans l’une de ses sorties, elle disait précédemment ceci : « Nous avons massivement investi dans les infrastructures de la fibre optique dans la capitale, en reliant notamment près de 500 bâtiments administratifs, des lycées publics et des hôpitaux à Lomé ». A quoi a donc servi cet investissement massif, où en sommes-nous ? Aucune logique n’est trop laide si elle défend les intérêts de certains.

TOGO TELECOM-TOGOCEL, un glorieux passé

Le premier est considéré comme l’aïeul des télécommunications dès 1997. Il faisait la pluie et le beau temps avec le téléphone fixe filaire. Le second opérateur est créé le 18 février 1998. Il est une Société d’Etat à caractère commercial de droit privé, filiale de son ancêtre. La téléphonie mobile a donc commencé sous la dénomination TOGO CELLULAIRE. Enraciné par son monopole, l’arrivée en 1999 de TELECEL TOGO, devenu plus tard MOOV-TOGO, n’a pu détrôner sa suprématie. De l’exercice des premiers semestres 2013 et 2014, on peut déduire que l’opérateur de téléphonie Togo cellulaire garde la meilleure performance malgré la présence à l’international de son seul concurrent Atlantique Telecom, c’est-à-dire, Moov. Le volume total de trafic sortant en 2013 sur les réseaux mobiles a été généré à 71,5% par Togo cellulaire et à 66 % par le même opérateur en 2014. Si Togotélécom fini par s’effondrer du haut de sa prospérité, Togocel se porte encore bien jusqu’ici. Ce n’est pas un hasard si elle sert de béquille pour relever le mourant parent.

Après que les différentes unités de transformation du clinker en ciment soient devenues les mères nourricières de paradis fiscaux aux bénéficiaires encore méconnus, que l’Etat se soit organisé à tomber en faillite dans la vente des phosphates ramassés cadeaux à ciel ouvert, que le port soit, lui aussi, devenu une baleine au large disputée par les multinationales et quelques intérêts nationaux mesquins, Togocel est l’une des rares sociétés d’Etat qui se portent bien. Mais les dernières évolutions portent à croire que Cina Lawson n’en a plus besoin. Malgré qu’elle soit une vache laitière pour le ministère de l’économie numérique, la boîte a trop d’avenir pour être laissée à la merci des hommes peu sûrs pour les intérêts de madame la Ministre. Il faut alors tout démolir à travers de nouvelles raisons sociales afin d’inviter de nouvelles équipes autour de la ripaille. Peu importe ce que cela peut coûter. Décidément, au constat, mon pays devient un engin volé par des braqueurs et revendu en pièces détachées aux receleurs devant un propriétaire impuissant.

Depuis un temps, il y a de ces noms qui reviennent derrière les sociétés condamnées à échouer. Quand Togotélécom s’endettait, les noms de certaines maitresses sont cités. Dans des banques présentement, certaines dames, fort de leur petite personnalité acquise derrière les rideaux, se sont tellement fait accordées des dettes que des gestionnaires se demandent comment elles pourront s’en sortir. Pour le moment, elles ont le chèque en blanc partout où elles passent, dans les ministères, banques et sociétés d’Etat. Au nom de certains privilèges, qui ne sont propices qu’aux sociétés à gestion publique amorale, elles passent pour des femmes puissantes, elles font entorse aux bonnes manières. Ce véritable désordre républicain survivra aussi longtemps que l’on refuse d’imposer une certaine moralisation de la vie publique au sommet, c’est un choix politique. « Mais tous les jours pour le voleur, un seul jour pour le propriétaire », ils ne comprendront pas, ils sont déjà aveuglés par le matériel, ainsi se battront-ils autour de la charogne jusqu’au jour où, comme une hyène à l’approche d’un cadavre, le Togolais siffle la fin de la prédation.

ABI-ALFA/ Rendez-Vous N° 314 de ce 10-08-17




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