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Togo L’Observatoire Ouest Africain des Migrations rencontre le Président en exercice de la CEDEAO


diplomatie

iciLome | | 2 Commentaires |Imprimer Lu : 2708 fois



Le Président de la République du Togo, Président en exercice de la CEDEAO, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, a reçu en audience ce vendredi 04 août 2017 au palais de la présidence à Lomé, une délégation de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations conduite par son Secrétaire Permanent, M. Samir ABI. Cette audience fait suite à la lettre ouverte adressée à l’attention du Président en exercice de la CEDEAO et de la campagne pour la libre circulation en Afrique que coordonne l’Observatoire Ouest Africain des Migrations.

Durant 45 mn, la délégation a échangé avec le Chef de l’Etat togolais sur ses priorités à la tête de la CEDEAO, notamment en matière d’intégration régionale et de libre circulation des personnes et des biens. Au début de l’entretien, le Secrétaire Permanent de l’Observatoire a eu à féliciter le Président de la République pour sa récente décision de permettre l’ouverture 24h/24 de la frontière Togo-Ghana. Cette décision est apparue aux yeux de l’Observatoire comme un pas de plus vers une circulation fluide des personnes entre le Togo et le Ghana et comme un exemple de bonne pratique à suivre par tous les autres pays africains. Le Président de la République a exprimé le souhait de voir l’ouverture permanente de cette frontière marquer un accroissement des échanges entre les deux pays. Il a toutefois exprimé sa préoccupation sur les obstacles qui handicapent le commerce transfrontalier entre les pays ouest africains notamment la non possession de carte d’identité par de nombreux citoyens de la CEDEAO.

A la suite du Chef de l’Etat, la délégation de l’Observatoire est revenue sur les pratiques développées par certains pays ouest africains qui consistent à donner des laissez-passer de 72 heures aux citoyens de la CEDEAO ne disposant pas d’une carte d’identité, moyennant le payement d’une taxe et donnant droit à une quittance. Cette pratique assure ainsi un approvisionnement des caisses de ces Etats qui veillent ainsi à lutter contre la corruption et les tracasseries aux frontières. Les échanges se sont ainsi poursuivis sur la possibilité qu’un jour l’espace CEDEAO puisse réellement ressembler à l’espace Schengen avec la possibilité de circuler librement sans contrôle aux frontières. Le Président en exercice de la CEDEAO, tout en partageant ce souhait, a évoqué les réticences des Etats à une ouverture complète des frontières face aux menaces sécuritaires.

La libre circulation, au niveau africain, a également fait l’objet d’échanges entre la délégation de l’Observatoire et le Chef de l’Etat togolais. Pour la délégation de l’Observatoire, la CEDEAO, et en particulier son Président en exercice, devrait jouer un rôle plus actif dans l’adoption prochaine d’un protocole sur la libre circulation par l’Union Africaine prévue en janvier 2018. En réponse, le Président en exercice de la CEDEAO, a tenu à rassurer la délégation sur l’intérêt que porte l’ensemble des Chefs d’Etat africains pour la libre circulation sur le continent. Il a cependant expliqué que l’agenda fort chargé des réunions lors des Assemblées de l’Union Africaine(UA), empêche parfois d’aller au fonds des discussions sur le sujet. Il a en ce sens salué les réformes proposées par le Président KAGAME du Rwanda qui permettront d’alléger l’agenda des réunions de l’UA pour les rendre plus efficaces. La délégation de l’Observatoire a exprimé le souhait qu’à l’exemple du Bénin, le Chef de l’Etat togolais puisse inviter ses pairs africains à exempter de visas d’entrée, les africains se rendant dans son pays.

Le Chef de l’Etat togolais a déploré le drame des jeunes africains migrants vers l’Europe via les routes de la mer Méditerranée. Pour la délégation de l’Observatoire, ce drame pourrait être évité si les populations africaines pouvaient bénéficier de facilités pour obtenir des visas dans leur mobilité vers l’Europe dans un esprit de réciprocité aux facilités dont profitent les européens qui se rendent en Afrique. Dans l’optique du prochain sommet Union Européenne-Union Africaine de novembre 2017 à Abidjan, la délégation de l’Observatoire a sollicité le Président togolais pour qu’il soit le porte parole de la jeunesse africaine auprès des partenaires européens afin que ceux-ci puissent revoir leur politique de délivrance de visas pour offrir des voies légales de migration aux africains.

Le Secrétaire Permanent de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations a enfin remercié le Président en exercice de la CEDEAO pour la grande volonté dont il fait preuve depuis le début de son mandat pour faire avancer la cause de l’intégration régionale. Tout en se félicitant de la feuille de route dressée par la Présidence togolaise de la CEDEAO, il a émis le vœu que les quatre priorités définies puissent effectivement être réalisées d’ici la fin du mandat. Il a espéré que l’ouverture manifestée par le Chef de l’Etat togolais à l’égard de la société civile ouest africaine, qui se traduit par la rencontre avec la délégation de l’Observatoire, puisse faire exemple au sein de la CEDEAO. Le Président de la République togolaise, Président en exercice de la CEDEAO, a, lui, réaffirmé sa volonté de continuer le dialogue avec la société civile ouest africaine tout au long de son mandat à la présidence de la communauté pour répondre à l’objectif de la CEDEAO des peuples qui tient au cœur de son agenda.

Fait à Lomé le 04 août 2017

Pour l’Observatoire Ouest Africain des Migration

Le Secrétaire Permanent

Samir ABI



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 2   Abladjo | Mardi, 8 Août 2017  - 13:38
  Quand est ce que l'Observatoire Ouest Africain de la démocratie et de la bonne gouvernance viendra rencontrer le président en exercice de la CEDEAO?

 1   Force tranquille | Mardi, 8 Août 2017  - 13:4
 
“Voyager par la route dans les pays membres de la CEDEAO n’est pas chose aisée pour les citoyens. Les tracasseries routières et le paiement de certains faux frais communément appelés droit de passage, sont contrariant” c’est ce que racontent plusieurs personnes qui traversent les frontières terrestres.



Depuis mai 1979, les différents Etats membres de la CEDEAO se sont engagés à travers un protocole à favoriser la libre circulation des personnes. Ainsi, le Programme d’initiatives transfrontalières et le fonds de facilitation de la coopération transfrontalière ont été adoptés en Janvier 2006 par la conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour veiller à l’application des textes par les Etats.





Mais sur le terrain, la réalité est aux antipodes de ce qui se dit dans les grandes réunions. Même si certains efforts ont été consentis à la suite des différentes actions posées ça et là, il demeure toujours des mauvaises graines dans le système qui constituent des troubles faites.



Ces dérapages, si l’on peut le dire ainsi, ne sont pas méconnus dans la plupart des cas au sommet de l’Etat puisque des agents déclarent que ces sous ne sont pas négligeables dans les recettes de l’Etat.



Notre rédaction a menée une petie enquête sur l’axe Lomé – Abidjan – Lomé du 16 au 20 avril dernier pour s’enquérir de l’application ou non de cette disposition légale qui devrait rapprocher davantage les populations entre elles.



Avec ou sans document de voyage, il est possible de traverser la frontière ivoirienne contre le paiement d’une somme comprise entre deux et dix mille francs CFA. Si le voyageur détient la carte d’identité d’un autre pays autre que celle de la Côte d’Ivoire, le droit de passage est de 2.000F, le cachet de l’immigration dans le passeport est à 2.500F. Mais lorsque le voyageur ne détient aucun document, il paie soit 5.000 ou 10.000F en fonction de ses capacités de négociation.



Le vendredi 16 avril 2012 notre Reporter était au poste de frontière de Noé pour rentrer en Côte d’Ivoire. Il a présenté sa carte d’identité nationale, sa carte de presse et un ordre de mission à l’agent de sécurité. Ce dernier lui a demandé de payer 2.000F CFA comme droit de passage. Notre Reporter refuse de payer et a voulu savoir les raisons pour lesquelles il devrait payer cette somme, étant donné qu’il est originaire d’un pays membre de la CEDEAO. En réponse l’agent lui a signifié que soit il accepte de payer ou soit il a le libre choix de rebrousser chemin.

En fin de compte, notre Reporter a payé les 2.000FCFA avant de pouvoir traverser la frontière.



Pour les bus de voyage ou compagnie de transport, la réalité est tout autre. Une complicité qui ne dit pas son nom existe entre les convoyeurs et les agents de contrôle. Par exemple, le transport Abidjan – Lomé via la compagnie STIF coûte 24.000FCFA. Dans cette somme on y trouve les frais de transport à proprement parlé et les frais de route.

Apres embarquement c’est-à-dire une fois à bord du bus, les convoyeurs collectent encore de l’argent auprès des passagers sous prétexte de “payer la route“.

Ainsi, les voyageurs disposant des documents de voyage à jour paient mille francs, mille francs aussi pour le carnet de vaccination non à jour, et trois mille (3.000) pour ceux qui n’ont pas de carnet de vaccination.

A la frontière, il est exigé que tous les passagers descendent munis de leur ticket de voyage. Le reste, les convoyeurs s’en chargent avec les agents de contrôle.



Il faut souligner une chose bizarre, c’est que les passagers n’ayant pas de carnet de vaccination et qui ont payé les 3.000F ne se sont pas fait vaccinés, mais des carnets portant les inscriptions vaccinations Fièvre Jaune et Méningite effectuées.



Il se pose là, le problème de fraude et d’exposition des populations à des risques en cas d’épidémie.



Si l’on s’accorde qu’il y a chaque jour au moins huit (08) bus de voyage contenant une cinquantaine de passagers qui passent la frontière, il s’agit là d’une bonne manne qui est empochée par les agents de contrôle.



Si cette situation malfaisante existe et perdure toujours, c’est parce que les citoyens n’ont pas une parfaite connaissance de leurs droits et devoirs en matière de libre circulation dans l’espace communautaire d’une part et que les agents de contrôle ignorent les enjeux réels de l’intégration régionale.



Des sensibilisations et des actions punitives doivent être menées par les différents Etats membres de la CEDEAO pour aller vers une CEDEAO des peuples qu’une CEDEAO des Etats.

Dans notre prochaine publication, nous vous présenterons la situation au Ghana et au Togo.



Tino Fantasco


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