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Togo Retour sous le FMI: la question capitale de Nicolas Lawson




economie et finances

iciLome | | 7 Commentaires |Imprimer Lu : 3136 fois

La plupart des partis politiques ont les yeux braqués sur les prochaines joutes électorales. Au PRR, Nicolas Lawson a les yeux rivés sur la gestion de la chose publique. Et c’est la récente entrée du Togo sous le contrôle du FMI qui intrigue cet économiste, politicien. Question cruciale :"Comment peut-on comprendre et admettre qu’un pays dont la diaspora transfert réellement entre 250 et 300 milliards de FCFA par an dans l’économie nationale, que l’Etat de ce pays soit amené à le mettre sous tutelle du FMI pour obtenir un crédit de 241,5 millions de Dollars, soit l’équivalent de 144,9 milliards de FCFA sur une période de deux (2) ans (2017 – 2019) ?" Lire l’analyse intégrale de Nicolas Lawson.

Notre pays, après avoir signé un accord avec le FMI, il y’a environ 10 ans, pour l’achèvement du PPTE et obtenu une remise de sa dette, la réduisant à 20% de son PIB, vient de connaître une chute brutale car la dette nationale est actuellement de 81% de notre PIB officiel. La rémission a été de courte durée. Avec la corruption généralisée, les détournements massifs des ressources nationales et les évasions fiscales, le pays est à nouveau sinistré économiquement et retourne sous le contrôle du FMI. En passant du PAS au PPTE puis actuellement à la FEC (Facilité Élargie de Crédit), il faut reconnaître que nos dirigeants politiques sont décidément inaptes à assurer la souveraineté, le progrès économique et social du pays et le bien-être de la population.


Comment peut-on comprendre et admettre qu’un pays dont la diaspora transfert réellement entre 250 et 300 milliards de FCFA par an dans l’économie nationale, que l’Etat de ce pays soit amené à le mettre sous tutelle du FMI pour obtenir un crédit de 241,5 millions de Dollars, soit l’équivalent de 144,9 milliards de FCFA sur une période de deux (2) ans (2017 – 2019) ? Ceux, qui estiment que les africains ne sont pas entrés dans l’histoire ou ne sont pas civilisés, ne vont-ils pas se réjouir d’avoir raison à cause de ce lamentable échec ? Quand vous dépendez des autres, qui décident économiquement pour vous, vous êtes un incapable majeur et vous ne pouvez prétendre être indépendant. Voilà la triste réalité et qu’importe votre suffisance, votre dignité est bafouée. Nous en sommes tristes et malheureux pour notre patrie et notre peuple ainsi foulés aux pieds.

Nos élites politiques ignorent que le capital est la force qui augmente la productivité de la main-d’œuvre et qui crée la richesse des nations. C’est le fluide vital du système capitaliste et le fondement du progrès. Elles semblent incapables non seulement d’appréhender les activités caractéristiques d’une économie capitaliste mais aussi foncièrement corrompues et complices des prédateurs étrangers, qui détournent nos ressources nationales. Nous avons suffisamment de biens physiques pour réussir à développer notre pays. Nos ressources sont immenses et peuvent s’élever à plus de 150 fois le montant total des aides réelles et des investissements étrangers dans notre pays depuis notre pseudo-indépendance. Nos élites et nos populations n’arrivent pas à saisir la réalité de ce que j’appelle les capitaux morts et ne se représentent pas leurs potentiels pour transformer rapidement notre économie et notre société. Nous sommes entourés de biens qui recèlent du capital invisible. C’est tout comme si nous avons des téléviseurs mais que nous n’avons pas de décodeurs pour décoder les ondes des télévisions qui nous environnent.

Nos politiciens et ceux qui constituent ce qu’on appelle la société civile, etc, ne sont intéressés que par la démagogie politique et les palabres inutiles qui créent des conflits, des divisions et de la misère. Au Togo comme ailleurs en Afrique, nous ne développons que des inégalités sociales choquantes, des économies souterraines, une mafia omniprésente, une instabilité politique et sociale, la fuite des capitaux, le mépris flagrant de la loi, l’oisiveté ou la paresse, la médiocrité, la suffisance et l’ignorance sur une grande échelle. Le temps est venu où il faut intégrer les pauvres dans l’économie formelle pour produire et créer du capital. Une telle dynamique dans la société va libérer les aspirations et les énergies des gens ordinaires comme jamais auparavant pour créer du capital et développer notre économie nationale. Nous devons développer cette culture populaire de la productivité et de la production. C’est la grande bataille pour sauver notre patrie et instaurer une véritable indépendance nationale.

N’étant pas encore au pouvoir, je ne renonce pas à mes intuitions et à mon flair. Je reste le Ministre de la pensée dans le pays, chargé à plein temps de la bataille des idées et de la proposition de projets de société. Il y a eu le miracle asiatique. Les occidentaux se demandent comment tant de pays en Asie sont parvenus simultanément à s’élever si haut et si vite ? Ces pays n’ont connu qu’une croissance généralement supérieure à 6% par an sauf la Chine qui a connu plus de 10% de croissance par an, désormais normalisée autour de 8 et 7%. Mais nos pays africains aussi ont connu ces dernières années des croissances supérieures à 6%. Alors pourquoi nous ne nous développons pas ; que la misère est si importante sur le continent et nos agrégats si misérables ? N’est-ce pas parce que nous ne sommes pas acharnés au travail ou que nos dirigeants sont corrompus ? Doit-on attribuer nos retards au Togo à nos structures économiques, à la taille de notre marché, au pouvoir d’achat de nos travailleurs, à la pagaille
politique, à notre histoire ou à nos traditions culturelles ? Notre conception de l’économie ne doit-elle pas changer et ne devons-nous pas arrêter de faire que de la politique politicienne pour consacrer nos intelligences et nos énergies à chercher les moyens de développer d’abord notre pays ? Il n’y a eu nulle part un pays qui s’est développé parce qu’elle a d’abord été démocratique. Pourquoi n’arrivons-nous pas à connaître la loi de la faim et celles de la dignité et de la solidarité humaines ? Le moment n’est-il pas venu de passer au redressement économique et à une croissance économique réelle et soutenue ? Quelle est cette tare de notre société où on crée des partis politiques au lieu de créer des entreprises ? Pourquoi ceux, qui accèdent au pouvoir politique par la fraude et les violences, empêchent-ils les opposants d’entreprendre librement et de prospérer ? Comment peuvent-ils développer le pays et le libérer de la domination étrangère ? N’ont-ils aucun sens de la dignité et de patriotisme ? N’ont-ils pas peur de Dieu et de leur réputation sur leur descendance ?

Nous devons urgemment développer une éthique fortement axée sur les valeurs du travail, de la solidarité humaine, de la dignité et de la justice sociale. Nous devons avoir une culture du développementalisme et abandonner notre délire ou notre hystérie démocratique et partisane. Le gouvernement actuel a mis le pays en banqueroute totale par une faillite frauduleuse et bien organisée par une minorité crapuleuse, cynique et incompétente. Passer d’une dette à 20% de notre PIB à plus de 81% en moins de 10 ans est une vaste escroquerie et un ratage sans précédent dans l’histoire. Nos opposants, qui se sabotent et se complaisent à ne réclamer que des réformes politiques, sont complices dans ce fiasco retentissant et humiliant pour notre dignité nationale.

La construction d’une nation et d’une identité nationale est un devoir et une revanche indispensables sur l’esclavage et la colonisation ; mais hélas ! Nos élites politiques et sociales corrompues et incultes ne parlent que de l’assistance de la communauté internationale pour nous sauver du désastre qu’elles créent. Quel malheur ! Nous n’avons ni plan ni une conscience nationale. Le PRR propose en vain une gouvernance par objectifs et les moyens pour les atteindre. Mais nos politiciens préfèrent les délices de la démagogie politique et les logorrhées tactiques. Le pouvoir du peuple est confisqué par des opposants marchands, vulgairement et impudemment chicaneurs.

Je réaffirme ici que nous ne sortirons de l’assujettissement et nous ne vaincrons la pauvreté que par le travail et la discipline. Je sonne encore le tocsin pour le ressaisissement du Chef de l’Etat avant qu’il ne soit trop tard. Je demande le réveil et le discernement de notre peuple pour qu’il prenne son destin en main. Le changement est possible et souhaitable sans délai. Nous pouvons redresser notre pays économiquement, socialement et culturellement, en bandant toutes nos énergies et en utilisant nos intelligences et notre génie. Nous n’avons besoin que de nous-mêmes. Il nous faut mettre un terme en urgence aux répressions, aux inégalités, à l’impunité et à la corruption du système en place. Il nous faut retrouver cette conviction profonde dans les bienfaits de l’éducation. Nous devons aussi reconstruire nos marchés de Lomé et de Kara plus grands et modernes.

Faisons une introspection douloureuse mais profonde pour comprendre les causes de notre désastre actuel. Il est impératif de dépolitiser notre société et de la purger moralement de ses travers et de nos crimes. Nous devons sans tarder remettre notre peuple au travail pour produire de la richesse et éradiquer la pauvreté. C’est la seule voie pour le redressement national et le salut public.

Je crois au ressaisissement et à la rédemption de tout homme. Que Dieu nous inspire et protège notre pays.

Fait à Lomé, le 27 Juillet 2017
Nicolas LAWSON
Président du PRR



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 7   jjk | Jeudi, 3 Août 2017  - 5:57
  Monsieur NICOLAS
trop de bavardage ne fera pas quitter Faure au pouvoir il faut rejoindre tes amis de l opposition
pendant les manifestation de rue
il faut voir Fabre il ne parle pas mais il agit
mème lorsque ces détracteurs le critiquent il s en fou

 6   Verite | Vendredi, 28 Juillet 2017  - 12:19
  Nicolas, je partage bien votre analyse mais vous devez savoir que le probleme que nous avons au Togo est un probleme de mentalite.
Ceux qui sont aux affaires pensent que le pays et les ressources leur appartiennent et doivent etre leur propriete privee et ils n'ont de compte a rendre a personne. Ils doivent par tous les moyens garder a vie ce privilege et pour leur progeniture. Ils sont la pour se servir et surtout appauvrir les autres pour pouvoir les dominer. C'est cette volonte deliberee de dominer les autres qui dicte leur choix politique en refusant les reformes necessaires pouvant nous amener tous vers la prosperite. Pour eux, si tout le monde devient prospere, ils vont avoir les moyens pour pouvoir les destabiliser.
C'est donc la volonte manifeste de vouloir conserver tout le pouvoir politique et economique du pays qui fait que le pays n'avance pas avec la complicite de l'armee.
Le jour ou nos dirigeants et autres politiciens comprendront que le Togo est une patrie commune a nous tous du Sud au Nord et que nous sommes des freres et soeurs condamnes a vivre ensemble dans l'amour, le Togo peut se developper facilement. Le probleme c'est la volonte d'une famille, d'une ethnie, d'une region de vouloir dominer les autres a tout prix.

 5   Benasco | Vendredi, 28 Juillet 2017  - 9:28
  J'ai été séduit par la problématique que pose votre publication, à savoir pourquoi le Togo devrait-il recourir au FMI pour 145 milliards de francs CFA sur 2 ans alors que la diaspora injecte près de 300 milliards chaque année dans l'économie?

Je suis resté sur ma soif sur le point de savoir comment ces ressources de la diaspora pourraient plutôt servir à financer les besoins auxquels les 145 milliards du FMI sont destinés. Je partage globalement vos prises de positions , mais il me semble qu'il serait intéressant d'approfondir l'analyse sur cet aspect également.

 4   jsemuha@free.fr | Vendredi, 28 Juillet 2017  - 0:42
  John Semuha

Tous vos articles sont intéressants et traduisent un vif désir de voir le changement s'opérer. On ne peut que vous en féliciter.
L'état actuel du Togo vous choque et vous vous demandez la cause. Tout s'éclaircit si l'on fait la lecture suivante:
- Le Togo n'a pas eu 57 ans d'indépendance mais 2 ans d'indépendance suivie de 55 ans de recolonisation sous la forme d'un néo-colonialisme armé ethnicisé que j'ai appelé
INDEPENDANCE ANASARA. Sous cette forme d' "indépendance", le peuple du pays concerné ne compte pas. Seuls comptent les intérêts des Colons auxquels viennent s'ajouter les intérêts personnels du dirigeant africain et ceux de sa famille et d'un petit noyau ( ethnie ou classe sociale ). Quittons le Togo et allons au Gabon. La Norvège avec le pétrole est riche et bien développé; le Gabon, avec le même pétrole est pauvre. Pourquoi ?
- Le Togo est ruiné mais les Gnassingbé n'ont pas trahi; ils ne sont pas à la tête du Togo pour son développement. A la mort d'Eyadéma sa fortune était estimée à plus de 4 milliards de dollars mais " il n'y avait pas d'hôpital [ digne de ce nom ] à Kara ", dixit une infirmière de l'équipe du Dr Bernard Debré qui avait visité cette ville.
Pour ne pas être trop long et pour conclure, ce n'est pas des réformes qu'il faut mais un changement de régime à exiger.
Autre avis: pour l'efficacité de la lutte, ne vaut-il pas mieux ne viser qu'une cible à la fois au lieu de se disperser ? jsemuha @free.fr

 3   JOHN F. | Jeudi, 27 Juillet 2017  - 20:31
  En tout cas Faure n'a t'il pas fait des etudes de gestion courronnees par un MBA aux USA? Si Mr. Lawson arrive a voir claire la mauvaise gouvernance de ce gouvernement a qui sert ce Faure? A t'il vraiment la maintrise du pays? Est il vraiment au courant de ce qui se passe au Togo?

 2   Atalolo | Jeudi, 27 Juillet 2017  - 18:59
  Fo Nico, sincèrement j' apprécie beaucoup votre art d' écrire, de parler, de s' adresser et d' appeler votre peuple au patriotisme pour la construction de la Nation. Si je dirige ce pays (le Togo) je dois sûrement travailler avec vous malgré vos faiblesses. Restez béni.

 1   GNAROU | Jeudi, 27 Juillet 2017  - 15:10
  Parfois je me demande si les NAZIS n'avaient- ils pas raison dans leur classification des races ???

Finalement est-ce que le NOIR n'est pas le seul à entretenir le racisme contre lui- meme de part son comportement...??
Les nazis n'ont meme pas besoin d'apporter les preuves ni de justifier leur theorie des races !!

Il vaut mieux mourir que de vivre esclave dans la honte !!!


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