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Togo Jean Pierre FABRE : “Nous avons un projet de société pour le pays et nous entendons conquérir le pouvoir d’Etat pour le mettre en œuvre dans l’Intérêt du peuple togolais -


politique

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Avant de rencontrer le Président de l’ANC, Monsieur Jean-Pierre Fabre pour cette interview, nous avons cherché à le connaître. Nous avons effectué des recherches le concernant, qui ont donné les résultats suivants. Jean-Pierre Fabre est titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS), en sciences économiques de l’Université de Sciences et Techniques de Lille I en France, après une maîtrise en sciences économiques obtenue dans la même Université. De retour au pays en 1979, il a servi comme enseignant à l’Ecole Supérieures des Techniques Economiques et de Gestion (ESTEG) de l’Université du Bénin, aujourd’hui Université de Lomé, en finances et statistiques. Il a ensuite travaillé comme Secrétaire Général du Groupe d’Etudes AUBA, à Lomé. Militant de première heure des droits de l’homme et des libertés publiques, il fut membre fondateur et premier trésorier de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) en 1990. Directeur de Publication de La Tribune des Démocrates en 1991, puis du Temps des Démocrates en 1992. Jean-Pierre Fabre a commencé sa carrière politique, après les nombreuses années passées dans le militantisme étudiant contre la dictature, en devenant dès 1993, Secrétaire Général de l’Union des Forces du Changement (UFC). Il a été membre du Présidium de la Conférence Nationale dont il fut le porte-parole. Aujourd’hui, Jean-Pierre Fabre est, Président national du parti Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Député à l’Assemblée nationale. Et Chef de File de l’opposition.

Bonjour Monsieur Jean-Pierre Fabre. Puisque nous sommes au lendemain de la célébration de la fête de l’indépendance, le 27 avril, pouvons-nous vous demander comment vous avez célébré cette fête ?

Bonjour Monsieur. Merci pour l’opportunité que vous me donnez de m’adresser à vos lecteurs que je salue également.

Eh bien, depuis la restauration de la célébration de la fête de l’indépendance en 1991, après le soulèvement populaire d’octobre 1990, nous nous faisons le devoir d’organiser chaque année, des manifestations pour commémorer l’événement. Il s’agit, pour nous, de rendre hommage aux pères de l’indépendance et fondateurs de la Nation togolaise, de saluer la mémoire de tous ceux qui, à l’instar de Sylvanus Olympio et ses compagnons, sur toute l’étendue du territoire national, ont œuvré à l’obtention de cette indépendance, en consentant d’énormes sacrifices.

Cette année, nous avons organisé au siège du parti, une veillée de prières le 26 avril avec nos militants et sympathisants. Le 27 avril nous avons organisé un culte, suivi d’un déjeuner. Le programme s’est poursuivi les 28 et 29 avril par le deuxième colloque de CAP 2015, sur la problématique de l’alternance politique en Afrique. Pendant deux jours, sept exposés ont été présentés par d’éminents conférenciers togolais et étrangers. Les débats nourris qui ont suivi, ont montré une fois encore l’intérêt que portent les Togolais à la réflexion sur la situation politique au Togo et en Afrique en général, à travers des rencontres de haut niveau. Une déclaration a sanctionné les travaux de ce colloque. Je vous invite à en prendre connaissance.

Pourquoi n’avez-vous pas participé aux manifestations officielles de la fête de l’indépendance aux côtés des autorités, en tant que Chef de file de l’opposition (CFO) ?

Mon parti, l’ANC n’a de cesse de dénoncer et de condamner l’instrumentalisation de la diversité ethnique, les manipulations et autres dérives qui caractérisent le système RPT/UNIR. Je l’ai dit l’année dernière, en avril 2016. Je ne tiens pas à encourager le régime dans ces dérives, en donnant à l’opinion le sentiment que je cautionne par ma présence à ces cérémonies officielles, les errements du système RPT/UNIR, alors que les populations sont désespérées et que le régime persiste dans son refus de mettre en œuvre les réformes prescrites par l’APG.

De l’UFC, proche du leader de l’opposition dans le temps, à l’ANC comme chef de file de l’opposition (CFO) aujourd’hui, quel regard portez vous sur le Togo, votre pays ?

Avant d’être CFO, je suis président d’un parti, l’ANC, qui travaille quotidiennement pour contribuer, le mieux possible à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo. Ce titre de CFO, seuls, les populations togolaises et le bon sens me le confèrent, dans la situation actuelle. En effet, même si la loi portant statut de l’opposition était abrogée aujourd’hui, je n’en demeurerais pas moins, jusqu’aux prochaines élections législatives, le responsable du parti de l’opposition ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale. N’en déplaise à certains qui, aveuglés par l’idée erronée qu’ils ont du concept de CFO, obnubilés par la malveillance qu’ils éprouvent à mon égard, ne craignent pas d’affirmer que j’ai eu tort « d’accepter » ce titre. Comment puis-je refuser ce que je suis de facto aussi bien que de jure, c’est-à-dire de fait et de droit ?

Je rappelle que j’ai été reçu à deux reprises, les 15 mars et 22 novembre 2014, à ma demande, par le chef de l’Etat, comme chef de file de l’opposition, pour évoquer la mise en œuvre des réformes, bien avant la prise du décret d’application de la loi portant statut de l’opposition, en janvier 2016. Il est donc clair, que ce n’est ni la loi, ni son décret d’application qui ont fait de moi, le chef de file de l’opposition, mais le vote des populations togolaises qui, malgré les irrégularités et fraudes du RPT/UNIR, a conféré à l’ANC, lors des élections législatives de 2013, le plus grand nombre de sièges parmi les partis de l’opposition. Et puis, sachez-le une bonne fois pour toutes, mon ambition n’est pas d’être le chef de l’opposition. Nous avons un projet de société pour ce pays et nous entendons conquérir le pouvoir d’Etat pour le mettre en œuvre dans l’intérêt du peuple togolais tout entier.

Puisque vous évoquez mon parcours, de l’UFC à l’ANC, je peux vous affirmer et vous confirmer que la lutte continue de plus belle. En tant que Secrétaire Général de l’UFC, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même, dans le combat que mènent l’opposition et les forces vives de notre pays pour l’instauration de l’Etat de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance au Togo. C’est exactement le même combat que je mène aujourd’hui, à la tête de l’ANC, au sein de CAP 2015 et toujours dans l’opposition. Avec le même sérieux et la même rigueur. Avec le même engagement et la même détermination.

Je ne conçois pas autrement, le rôle de l’opposition politique qui est précisément de s’opposer à l’action gouvernementale en offrant aux populations une alternative crédible répondant le mieux à leurs préoccupations. Hier comme aujourd’hui, je me situe dans la droite ligne de cette logique. Voyez-vous, nulle part au monde, l’on ne peut à la fois participer au gouvernement et soutenir son action tout en se prétendant de l’opposition. C’est ce que l’ANC continue de dénoncer et de réprouver dans la loi portant statut de l’opposition au Togo. Qui offre à l’UFC, parti signataire d‘un accord de gouvernement avec le RPT/UNIR, parti au pouvoir, de se prévaloir du statut de l’opposition tout en participant au gouvernement et en soutenant son action, notamment à l’Assemblée nationale.

Après ce détour, rendu nécessaire pour mettre certaines choses au clair, du fait que votre question remonte le temps tout en se voulant actuelle, je reviens au regard que le Chef de file de l’opposition porte sur le Togo notre pays.

Pour moi, c’est très simple, le Togo va mal, très mal. Depuis plusieurs années, nous attirons l’attention du Chef de l’Etat et du gouvernement sur cette situation caractérisée notamment par la détérioration galopante des conditions de vie des populations et le désespoir de celles-ci, face à la violence, à l’instrumentalisation de la diversité ethnique de notre pays, au refus de l’alternance, entretenus par le RPT/UNIR. Tout cela crée une tension palpable dans le pays. Lisez le dernier message des Evêques du Togo, en date du 27 avril 2017. Vous y verrez le même diagnostic, encore plus alarmant.

Il faut à notre pays, une thérapie de choc.

Les gens parlent de la sortie de vos rangs de M. ABASS Kaboua : êtes-vous déçu ou soulagé ? Aussi, semble-t-il que le torchon brûle entre Maître AGBOYIVOR et vous !!

Tout ça est une vieille histoire. Voyez-vous, en politique, comme dans la vie, rien n’est immuable. Aujourd’hui, vous êtes ensemble, demain, vous ne l’êtes plus. Vous faites un bout de chemin ensemble et puis, vos routes se séparent. Moi qui étais dans un autre parti, il y a quelques années, je comprends très bien cela.

S’agissant de la première personne dont vous avez cité le nom, s’il faut en croire ses griefs, nombreux et profonds, vis-à-vis de nous, étalés à profusion sur les médias, nous devons, tous les deux, être soulagés de ne plus avoir aucune relation. Nous étions au Collectif Sauvons le Togo (CST) lorsque cette personne a rejoint nos rangs. Vous avez vu le résultat. Certaines rencontres sont nécessaires, certaines non. Rien de dramatique. C’est la vie.

Quant à mes relations avec Me Agboyibo, je puis vous dire que le torchon ne brûle pas entre lui et moi. Mais, il n’échappe à personne, depuis plusieurs années, que nous n’avons pas la même vision de l’action politique. Ce qui ne nous a pas empêchés de travailler, souvent, ensemble au nom de ce que je pense être l’intérêt de la lutte. La situation s’est détériorée entre nous, avec le rôle qu’il a joué pour amener le CAR à prôner le boycott de la présidentielle de 2015, alors que ce parti a été le premier à proposer, dès le mois d’août 2014, Me Dodji Apévon, son président d’alors, comme candidat du regroupement ARC-EN-CIEL, à la candidature de l’opposition. Incohérence, contradiction et confusion dans le jeu politique. Conséquences, des électeurs troublés, désorientés et même déstabilisés.

Cela étant, toujours dans l’intérêt de la lutte, j’ai cherché à rencontrer Me Yawovi Agboyibo, tout dernièrement, début mars 2017. A quelques minutes du rendez-vous, j’ai reçu de lui, un message verbal, porté par émissaire, m’indiquant que la rencontre était importante et que pour une meilleure préparation, il convenait de la reporter. Alors, je puis, malgré tout, invoquer un problème de calendrier et non de torchon qui brûle. J’attends toujours.

Vous aurez néanmoins compris que ceux qui crient qu’ils veulent être rassemblés et qui dans le même temps œuvrent à empêcher tout rassemblement afin de démontrer que « Fabre n’est pas rassembleur » n’abusent plus personne. Pour moi, ceux qui ont pris une part active à la démobilisation et à la démotivation des populations ont le devoir, s’ils sont réellement de l’opposition et veulent l’alternance, de contribuer, de s’associer à l’effort de remobilisation et de mobilisation générale.

Monsieur le Président, quelle réflexions vous inspirent les conflits actuellement en cours autour de la chefferie traditionnelle au Togo ?

Tout le désordre constaté depuis plusieurs décennies maintenant, est dû à l’ingérence des autorités politiques dans la désignation des chefs traditionnels au Togo. Alors qu’il revient aux populations de choisir librement leur chef. Aucune loi au Togo n’autorise les autorités politiques à se mêler du choix des chefs traditionnels. Or, dans le but évident de mieux contrôler les populations pour orienter plus facilement celles-ci et faciliter les fraudes lors des élections, le pouvoir politique s’acharne à leur désigner illégalement des chefs. Ainsi, en contrôlant les chefs qu’eux-mêmes ont installés, le pouvoir pense contrôler les populations.

A votre avis, Monsieur le Président, à quel jeu joue le régime de Faure Gnassingbé sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles ?

JPF : C’est une volonté manifeste d’empêcher toute réforme. La question que nous devons nous poser est celle de savoir pourquoi Faure Gnassingbé s’obstine à ne pas mettre en œuvre les réformes prescrites par l’APG. Il préfère laisser en place ce système verrouillé qui permet au RPT/UNIR de se maintenir au pouvoir en donnant, surtout à l’opinion internationale, l’impression que le Togo est en démocratie parce que des élections –au demeurant frauduleuses– y sont régulièrement organisées. Alors que malgré le multipartisme apparent, le système de parti unique se poursuit. L’arbitraire, l’opacité, l’iniquité, le déséquilibre, le verrouillage du système tel qu’il existe etc. font l’affaire du pouvoir en place.

Le Président ALFA CONDE de Guinée, président en exercice de l’Union Africaine, appelle ses homologues à couper le cordon ombilical avec les anciennes puissances coloniales. Au même moment, Alassane OUATTARA, le président ivoirien invite ses paires à soutenir le FCFA. Vous qui aspirez à devenir dirigeant, quel est votre avis sur le lien des pays africains face à leur ancienne puissance coloniale ? Et surtout l’avenir du FCFA.

C’est une question délicate. En même temps, simple à aborder. S’interroger sur la nature des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, n’est pas être antifrançais. Mon engagement politique m’oblige à toujours faire preuve de la plus grande objectivité. Le moins que l’on puisse dire est que, malgré les efforts dont se prévalent les gouvernements français depuis longtemps, les relations entre la France et ses anciennes colonies demeurent toujours caractérisées par un paternalisme difficile à comprendre. Voilà pourquoi l’on parle de couper le cordon ombilical. Les pays anglophones n’ont pas ce genre de relation avec leur ancienne puissance coloniale. Alors qu’il est aisé de savoir ce dont il est question lorsqu’on évoque le « pré carré français », l’expression « pré carré anglais » n’existe pas. Cela dit tout. Les pays africains du « pré carré français », doivent repenser la nature de leurs relations avec la France pour parvenir à des relations bilatérales sans complexe. Il y va de l’intérêt de chaque partie.

Quant au Franc CFA, s’il suscite des débats aussi passionnés, c’est parce que, il faut le reconnaître, c’est une anomalie. Dans la vie, quand il y a une bizarrerie, quand une situation n’est pas normale, on la corrige. On ne se voile pas la face, on ne perd pas de temps en débats inutiles, prétendument intelligents. Il est incontestable, indéniable que le franc CFA est une survivance de la colonisation. Le tour de passe-passe qui a consisté, aux indépendances, à passer du Franc Colonie Française d’Afrique (CFA) au Franc Communauté Financière d’Afrique (CFA) en gardant le même sigle CFA, sans rien changer au fond, ne passe plus, cinquante sept ans après les indépendances, parce que considéré comme un subterfuge visant à maintenir sous tutelle française, les anciennes possessions françaises en Afrique noire. C’est le droit des pays africains d’avoir une monnaie qui ne rappelle pas, par son nom, le franc, leur ancien statut de colonie française. C’est surtout le droit des anciennes colonies de gérer leurs réserves en devises au lieu de recourir à la sous-traitance du Trésor français. C’est donc une question de souveraineté, de dignité. Une question politique.

Je ne peux pas comprendre que l’on tente d’invoquer des arguments techniques pour justifier la persistance du franc CFA. On peut toujours chercher et même trouver des motifs techniques, mais être indépendant nécessite des efforts quotidiens pour le mériter et le demeurer. A moins qu’on ne veuille pas l’être réellement. L’esclave, partisan de la servitude volontaire, peut toujours chercher et trouver des raisons qui justifient son peu d’empressement à quitter sa situation d’esclave, si celle-ci lui semble plus confortable que le risque inhérent à la pratique ou à l’exercice de la liberté.

Selon certains soutiens du maintien du CFA, les africains manqueraient congénitalement du sérieux et de la rigueur indispensables pour gérer une monnaie. C’est étrange ! Notre voisin, le Ghana a sa propre monnaie. Et ne se débrouille pas trop mal. Comme plusieurs pays africains, anglophones et lusophones. Je ne prétends pas que les graves problèmes de l’Afrique francophones sont dus au franc CFA. Nous sommes suffisamment grands pour faire des « bêtises » tout seuls. Et nous ne nous en privons pas ! Je dis simplement qu’il est déplorable, pour un Etat digne de ce nom, de confier une partie des attributs de sa souveraineté à un autre pays qui peut avoir des intérêts divergents des siens. Quand on est souverain, on l’est avec toutes les conséquences.

Voyez-vous, l’africain que je suis, n’étais pas très fier, il y a quelques années, lorsqu’à la commémoration du dixième anniversaire de la dévaluation du franc CFA, Radio France Internationale (RFI) a cru normal d’interviewer Monsieur Edouard Balladur, Premier Ministre français au moment de la dévaluation, comme pour bien montrer que la décision de la dévaluation a été prise, non pas par les instances appropriées des pays africains ayant en usage le franc CFA, mais par le gouvernement français. Humiliation suprême, infligée aux populations africaines de la zone CFA. Humiliation infligée aux deux gouverneurs de la BCEAO et de la BCEAC.

Comme vous le voyez, quand bien même délicate, la question du franc CFA mérite d’être posée et discutée. Elle appelle des réponses courageuses, dans toutes ses dimensions, notamment historiques, techniques, politiques et socio-économiques. En privilégiant la solidarité intra-africaine dans la perspective de la monnaie africaine.

Votre mot de la fin M. le Président

Le système RPT/UNIR et 50 ans de règne du clan Gnassingbé ont déçu, trahi et ruiné toutes les promesses de notre devise ’’Travail-Liberté-Patrie’’. Il nous appartient à tous, de nous mobiliser pour faire échec à ce système de dictature et œuvrer résolument à l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, gage de paix, de justice et de progrès social dans notre pays, le Togo. Ce qui suppose la mise en œuvre des réformes politiques nécessaires à des élections crédibles et à une alternance politique sans heurts. C’est le sens du combat que je mène.

Il s’agit d’un combat de libération. Un combat juste et noble. Un combat que personne ne fera à la place des Togolaises et des Togolais eux-mêmes. Un combat qu’ensemble nous gagnerons.

L’entretien est terminé. Nous vous remercions pour votre disponibilité et votre sincérité.

Je vous en prie

Interview réalisée par la rédaction de Vox Populi
Vox Populi La Voix du Peuple N° 0016 du 08 Mai 2017




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