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Togo Répression sanglante à Pagouda/4 blessés graves, 7 personnes arrêtées : ASVITTO condamne


société

iciLome | | 3 Commentaires |Imprimer Lu : 4351 fois

Le problème de la chefferie traditionnelle dans le canton de Pagouda a tournée à l’affrontement entre la population et les militaires le jeudi 13 avril dernier. Comme on pouvait s’y attendre, la répression d’une manifestation pacifique de la population a été sanglante. Une situation que dénonce l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO). Lire la déclaration !

Déclaration relative à la répression sanglante d’une manifestation pacifique dans le canton de Pagouda, préfecture de la Binah : Les violences militaires ont fait plusieurs victimes : quatre (4) blessés graves dont une mineure et sept (7) personnes arrêtées dont une femme

• L’ASVITTO dénonce avec fermeté la privation de nourriture et d’autres formes de mauvais traitements inadmissibles sur les personnes arrêtées

La Constitution Togolaise déclare en son article 10 : «Tout être humain porte en lui des droits inaliénables et imprescriptibles. L’Etat a l’obligation de les respecter, de les garantir et de les protéger», et c’est conformément à cette disposition que les populations du canton de Pagouda (chef-lieu de la préfecture de la Binah située à 500km au Nord-Est de Lomé) ont voulu exprimer pacifiquement le jeudi 13 avril 2017 un sentiment de protestation vis-à-vis des conclusions du Conseil préfectoral relatives à la méthode de désignation de la chefferie traditionnelle de la localité. La manifestation qui a démarré avec une allure pacifique a vu quelques instants après l’arrivée des militaires qui proviendraient vraisemblablement du Camp Militaire Général Améyi de Kara situé à une cinquantaine de kilomètre de la Binah.

Le bilan fait état de quatre (4) blessés graves dont une mineure actuellement hospitalisés à l’hôpital préfectoral de la Binah et sept (7) personnes arrêtées dont une femme qui ont été soumises à une privation de nourriture et qui sont présentement détenues à la prison civile de Kara dans des conditions inacceptables. Les blessées graves sont les sieurs: KARABALO Kodjo 50 ans, KODJOBOU Komlan 50 ans, AHOUMA Massamesso 27 ans, et la mineure Marceline BAWILA âgée de 10 ans ; quant aux personnes arrêtées il s’agit de : Madame ABALODO Salomé 35 ans, M. AGNIKOMA Patrimpatè 41 ans, M. HALADJOLO Piham 31 ans, M. KANAKAGNITOU Akontom 30 ans, M. KPORO Koloka 54 ans, et PRETCHAO Massama 38 ans.

L’on constate avec désolation qu’en plus de cette répression aux conséquences douloureuses, les Forces de sécurité et de défense continuent la chasse à l’homme, les menaces et intimidations sur plusieurs manifestants qui sont contraints à une vie de maquis depuis quelques jours.

L’ASVITTO condamne ces violences inouïes des militaires sur les populations civiles à l’occasion d’une manifestation pacifique et dénonce les conditions de détention des personnes arrêtées. Elle interpelle le Ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de La République chargé des Droits de l’Homme à veiller au respect des droits de toutes ces personnes tel que le recommandent les lois du pays et les différentes conventions sur le respect des droits humains auxquelles le Togo est partie.

Elle invite le Ministre de la Défense Nationale et le Ministre de la sécurité à prendre des mesures pour le respect de la liberté d’expression et des règles du maintien d’ordre conformément à la Constitution Togolaise et aux Normes des Nations Unies relatives aux droits humains et leur application pratique, en vue d’amener les Forces de l’ordre, de sécurité et de défense à exercer dans les limites de leurs prérogatives pour éviter les bavures répétitives qui causent des dommages inestimables sur les populations civiles.

Elle exhorte le gouvernement à mettre fin à la terreur qui s’est emparée actuellement du canton de Pagouda par le fait de l’intervention excessive des militaires, et de faire privilégier les méthodes légales et pacifiques d’interpellations qui sont conformes à l’Etat de droit.

Elle demande l’ouverture d’une enquête en vue des poursuites judiciaires contre les auteurs d’acte de torture ; une prise en charge médicale de tous les blessés de même que la libération de toutes les personnes arrêtées lors de cette manifestation.

Enfin, l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) implore la publication du rapport de visite de la mission du Sous Comité de Prévention de la torture (SPT), la mise en œuvre du Mécanisme National de Prévention (MNP) et le respect des engagements pris à l’Examen Périodique Universel (EPU) pour une protection efficace des populations Togolaises

Fait à Lomé, le 18 avril 2017
Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè




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 3   Le Patriote5 | Mardi, 18 Avril 2017  - 19:44
  Lorsque le maintient de l’ordre dérape et il y a des blessés c'est à condamner. Mais dans tous les pays du monde la force publique est sollicité pour maintenir l’ordre si une manifestation ne répond aux règles de l'art. Ce n'est pas la dictature. Cela n'a rien n' a avoir avec les Gnassingbé.

 2   Sante pour tous | Mardi, 18 Avril 2017  - 14:27
  A quand la fin des condamnations pour le debut d'actions efficaces sur le terrain? Repondez-nous a cette simple demande. N'etes-vous pas fatigues de tout le temps condamner?
Comme mon precedent je vous rappelle que nous ne sommes pas en democratie mais dans une implaquable et sanguinaire dictature au Togo. Cessez de vous tromper sur le systeme des Gnasingbe. Ce sont de terribles dictateurs prets a tout detruire sur leur passage.

 1   Gogo | Mardi, 18 Avril 2017  - 10:57
  Le message est Clair .Vous etes en dictature.

Liberez vous.


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