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Togo Kako Nubukpo : «Je ne partage pas l’analyse de ceux qui pensent que le franc CFA s’inscrit dans une sorte de complot français contre l’Afrique » (Exclusif)


economie et finances

- | | 15 Commentaires |Imprimer Lu : 3881 fois

Il est de loin, l’un des grands pourfendeurs du franc CFA. Kako Nubukpo, Directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ne lâche pas du lest. A quelques heures de l’ouverture de la réunion biannuelle des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone Franc à Abidjan, Financial Afrik a rencontré cet économiste Togolais, ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques Publiques de son pays. « Il faut en finir avec ce système de change fixe », lance le leader du CFA-exit, qui « ne partage pas l’analyse de ceux qui pensent que le franc CFA s’inscrit dans une sorte de complot français contre l’Afrique ». Exclusif !

Vous êtes l’un des grands pourfendeurs du Franc CFA qui n’est plus à présenter. Pourquoi tant d’intérêts pour ce débat que vous posez depuis environ 10 ans déjà ?

Comme vous le savez, j’ai démissionné en 2003 de la BCEAO alors que j’y étais chef de service, parce que j’étais en désaccord avec l’orientation de la politique monétaire au sein de la zone Franc. Quinze ans après, rien n’a fondamentalement changé, de mon point de vue. Je pense toujours, à l’instar des économistes keynésiens dont je revendique la proximité, que la monnaie n’est pas neutre dans l’économie. La monnaie, notamment via le crédit, peut avoir un impact positif sur la croissance économique et la création d’emplois. Je respecte cependant ceux qui ne pensent pas comme moi, ceux qui estiment, à l’instar des monétaristes, dont beaucoup de mes ex-collègues mais néanmoins amis de la BCEAO, que la monnaie est neutre. Vous savez, la science avance à coup de controverses et je trouve sain que les économistes africains puissent débattre sereinement des orientations des politiques publiques mises en œuvre sur le continent africain.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé lundi à Abidjan, en marge de la conférence des chefs d’état de l’UEMOA, que le franc CFA se porte bien. Peut-on dire que les lignes ne bougent pas, et ne vont pas bouger ce vendredi à Abidjan à la réunion périodique des ministres de l’économie et des finances de la zone CFA, après l’épisode de Yaoundé en 2016 ?

Le Président Ivoirien Alassane Ouattara est dans son rôle de Chef d’Etat de la première puissance économique de la zone UEMOA, qui plus est ancien Gouverneur de la BCEAO, lorsqu’il rassure les populations sur la santé du FCFA. Son objectif est de ne pas alarmer les opérateurs économiques, car il y a toujours un risque de « prophétie auto réalisatrice » en matière monétaire : en effet, les déclarations alarmistes peuvent susciter des sorties de capitaux qui peuvent affaiblir à leur tour la monnaie et valider ex post ces mêmes prévisions alarmistes. C’est pour cela que mes propos sur la monnaie visent rarement la conjoncture et s’attachent à s’inscrire dans une dynamique structurelle.

Je pense fondamentalement que la monnaie a un impact sur la production via le crédit. L’actuelle zone Franc est un espace de répression monétaire où le ratio du crédit par rapport au PIB plafonne à 23 %, contre 100 % dans la zone euro et 150 % en Afrique du Sud. En d’autres termes, le crédit n’est pas suffisant dans la zone Franc pour impulser la transformation structurelle des économies de cette zone, soit parce que l’accès est impossible, notamment dans les zones rurales, soit parce que les taux d’intérêt pratiqués sont prohibitifs pour les opérateurs privés. Soit enfin parce que les Etats se sont liés les mains en acceptant que les banques centrales de la zone ne les financent plus directement (depuis septembre 2002 pour les Etats de l’UEMOA). De ce fait, alors que les taux directeurs des banques centrales sont atour de 2,5% dans la zone Franc, les Etats empruntent sur le marché financier à plus de 6,5%, soit une charge nette de 4 points de pourcentage. Rapportés aux centaines de milliards en jeu, je peux vous dire que le service de la dette de nos Etats s’en ressent fortement. Or, dans le même temps, la banque centrale américaine (la FED) et sa consœur de la zone euro (la BCE), se livrent depuis dix ans à des politiques monétaires dites « non conventionnelles » (le Quantitative Easing, Ndlr), qui se traduisent par un afflux sans précédent de liquidités dans les économies du Nord, où les taux d’intérêt sur le crédit octroyés aux entreprises et aux ménages frôlent zéro %, contre dix % en moyenne dans la zone Franc. Cherchez l’erreur !

Vous avez rédigé un ouvrage intitulé « Sortir de l’Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA ? », en collaboraton avec d’autres économistes de renom. Dites-nous, professeur, à qui profite le franc CFA, et pourquoi cette interrogation ?

Pour la zone Franc, je crois qu’on peut parler de servitude monétaire volontaire. Ce sont les gouvernements africains eux-mêmes qui acceptent les règles du jeu monétaire. Et cette acceptation est en fait une soumission volontaire. Je ne partage pas l’analyse de ceux qui pensent que le franc CFA s’inscrit dans une sorte de complot français contre l’Afrique. Les gouvernements de la zone CFA ont un intérêt personnel à rester dans les mains du Trésor français. Les facilités qu’offre cette zone en matière d’importation de biens de consommation, en matière de transfert des capitaux vers le reste du monde, incitent à privilégier une économie réelle extravertie au détriment d’une économie monétaire de production. Car, rappelons-le: pour que nos banques centrales puissent créer un franc CFA, il faut qu’elles aient en réserve auprès du Trésor à Paris 20% de cette somme sous forme de devises. Et pourtant, les montants déposés ont largement dépassé ce ratio de 20% et tournaient autour de 90% durant la décennie écoulée. On aurait dû utiliser cette marge de manœuvre pour financer les grands investissements structurants au sein de notre zone, dans le souci de diversifier la base productive. Au lieu de cela, nous sommes restés dans une mono-spécialisation primaire, illustrée par la forte dépendance des pays de la CEMAC vis-à-vis du pétrole. Résultat des courses, on se retrouve à craindre une nouvelle dévaluation du franc CFA car le retournement du cycle des matières premières comme le pétrole, le cacao, etc., nous met dans une situation de pénurie de devises ! C’est l’histoire de la cigale et de la fourmi…

Toutefois, bon nombres d’analystes estiment que cette monnaie est un vecteur de stabilité, une devise forte dont les pays africains ont besoin pour leurs importations.

Je ne partage pas cette analyse. En fait, notre monnaie en étant arrimée à l’euro, est une monnaie relativement forte, elle est surévaluée par rapport aux structures de nos économies. Il n’est nul besoin d’être un grand économiste pour comprendre que lorsqu’une monnaie est forte, elle permet d’acheter à l’extérieur, via les importations, des biens. Impossible dans ces conditions d’imaginer produire sur place ce qui est relativement peu coûteux d’importer. Impossible dans ces conditions de reproduire ce que la plupart des économies émergentes du sud -est asiatique ont su faire en leur temps. Ces économies se sont développées en marchant sur deux jambes. Le Japon l’a fait à la sortie de la guerre, la Corée du Sud l’a fait quelques décennies plus tard avec le succès qu’on lui connaît, certains pays d’Amérique latine l’ont fait avec plus ou moins de succès. A chaque fois, ces pays ont su combiner avec intelligence, une politique monétaire indépendante et souple avec une politique budgétaire. Ce policy mix, cette combinaison simultanée de l’arme budgétaire et l’arme monétaire, est la clé d’une souveraineté d’une politique économique qui a permis de remonter les filières, de passer d’une production relativement simple à faible valeur ajoutée à des productions de produits de plus en plus sophistiqués à forte valeur ajoutée. On a bien vu avec le cas de la Grèce, qu’une économie faible avec une monnaie forte n’a aucune chance de s’en sortir. Et c’est exactement la situation dans laquelle se trouvent les pays de la zone CFA. Nous restons cantonnés dans un système d’économies extraverties.

Que proposeriez-vous donc, au plan monétaire, si nos chefs d’Etat décident de s’affranchir de cette « servitude » ?

Les 15 Etats de la zone Franc et les deux principales banques centrales de la zone que sont la BCEAO et la BEAC, et pourquoi pas le Trésor français, doivent accepter de se mettre autour d’une table et de tout reconsidérer. Il faut en finir avec ce système de change fixe, nous devons avoir une monnaie commune dont le taux de change évoluerait en fonction d’un panier de devises, comme l’euro bien sûr, mais aussi le dollar ou encore le yen et pourquoi pas le Yuan, la devise de la Chine, pays avec lequel nos relations commerciales sont toujours plus importantes. Par son lien de fixité avec l’euro, l’évolution du franc CFA est uniquement déterminée par les événements au sein de la zone euro, alors qu’elle ne devrait l’être que par la conjoncture au sein de la zone Franc. A l’heure actuelle, du fait de la dévaluation de 50% du Naira, la monnaie nigériane, et la dépréciation du Cedi ghanéen (40% en un an), les économies de l’UEMOA se retrouvent dans une situation paradoxale de réévaluation mécanique du franc CFA, et ceci est nuisible à leurs exportations vers le Nigeria et le Ghana. Nous pourrions imaginer un tunnel monétaire dans lequel le franc CFA pourrait évoluer en fonction de sa propre conjoncture économique. Une fluctuation, à la hausse comme à la baisse autour d’un cours pivot permettrait un assouplissement monétaire. Cela permettrait de donner plus de compétitivité prix à nos produits à l’exportation. Acquérir une telle compétitivité est vital. C’est elle qui nous permettrait de doper notre croissance, de diversifier nos économies, d’être moins extravertie et surtout, de créer des emplois…

Propos recueillis par Nephthali Messanh Ledy/Financial Afrik



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 15   Gallouzo | Lundi, 24 Avril 2017  - 17:35
  M. Kakou, je vous cite : " En Europe, les taux d’intérêt sur le crédit octroyés aux entreprises et aux ménages frôlent zéro %, contre dix % en moyenne dans la zone Franc. "

Monsieur, vous êtes un affabulateur. Pourriez-vous nous montrer la preuve de ce que vous insinuer.
En Europe, le taux d'intérêt sur le crédit octroyé aux particuliers tourne autour de 4, 75% -
Aux ménages , il avait même frôlé les 6,75 % .

En Europe seuls les Etats prêtent à taux zéro auprès de la BCE (Banque Centrale Européenne)

Comme toujours sur les bancs du lycée de Tokoin, vous aimez se la péter plus fort que les autres. Et vous continuez.

 14   KAKAI | Jeudi, 13 Avril 2017  - 21:31
  Réponse à 9-Abladjo
  je te cite:
" Ils veulent avoir leur monnaie"
______________
ils ont déjá une monnaie, ce n' est pas qu' ils veulent avoir une monnaie.
Ce qu' ils dénonce c' est L'ESCLAVAGISME MONNETAIRE auquel des pays indépendants sont soumis !

 13   iciAgoè-Zongo.com | Jeudi, 13 Avril 2017  - 21:27
  Réponse à 9-Abladjo
  Dixit:
" Le togolais comme son gouvernement et woabé calamité font tout a l'envers. "
_________________
huuumm. Tu me rappelles Fabre et ses compagnons de misère qui partent le 11 Mars du Carrefour GT&A et veut aller à Lomé 2

Ils se retrouvent à Agoè-Zongo...par miracle

 12   Avlekete | Jeudi, 13 Avril 2017  - 19:51
 
LES 10 CHOSES À RETENIR SUR LE FRANC CFA :


1. Le Franc CFA fut créé le 25 Décembre 1945 par décret du General de Gaulle.

2. Le sigle Franc CFA signifie « Franc des Colonies Françaises d’Afrique ».

3. Le Franc CFA est une monnaie coloniale française imprimée à Chamalières en France.

4. Ce système met en esclavage 15 pays d’Afrique (Comores inclus) et constitue le seul système monétaire colonial au monde encore en activité.

5. Cette monnaie étant arrimée à l’Euro, les pays africains sont dès lors inscrits en 2ème division de la zone euro. A ce titre, il ne bénéficie d’aucune aide la Banque Centrale Européenne (BCE).

6. Le Franc CFA est un système qui enrichie la France, en transférant systématiquement au Trésor Français les devises étrangères (dollars, euro, yen).

7. Plus de 12 milliards d’euros venant des banques centrales africaines sont stockés au Trésor français dans un compte d’opération. Cela signifie que ces pays africains ont accès seulement à 15 % de leur argent.

8. La France place cet argent dans des placements financiers juteux générant ainsi des intérêts (plusieurs centaines de millions d'euros)

9. A chaque fois que l’Etat français prête de l’argent à un pays africain, c’est avec les intérêts générés par ce compte d’opération. Comble de l’ironie, l’Etat français demande aux pays africains de le rembourser plus tard.

10. Dans les 3 banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA) et possèdent un droit de veto garantissant ainsi la mise en œuvre des intérêts stratégiques de la France en Afrique.

 11   tchou na mi | Jeudi, 13 Avril 2017  - 19:43
  Réponse à 4-Abladjo
  Je suis super ravi que tu ne cesse de nous éclairer ,merci bcp car tu as l étoffe d un autre grand homme ,je suis sur que tu dois le connaitre et l aimé ,il était un général français ,vous vous ressemblez comme 2 gouttes d eau.son nom c est Pétain ,oui le général Pétain oui le patron des vichistes je pense que tu tiens ta stratégie de lui.
Congrats!!!!!!

 10   EB_Toutmosis3 | Jeudi, 13 Avril 2017  - 17:17
  "Il faut en finir avec ce système de change fixe, nous devons avoir une monnaie commune dont le taux de change évoluerait en fonction d’un panier de devises, comme l’euro bien sûr, mais aussi le dollar ou encore le yen et pourquoi pas le Yuan, la devise de la Chine, pays avec lequel nos relations commerciales sont toujours plus importantes. Par son lien de fixité avec l’euro, l’évolution du franc CFA est uniquement déterminée par les événements au sein de la zone euro, alors qu’elle ne devrait l’être que par la conjoncture au sein de la zone Franc."

Bravo!!!!

Bonjour,

Honnêtement, quand je lis certains individus comme l’intervenant du posting # 4 sur cette problématique du Franc CFA, j’ai sincèrement la nausée. L’individu a fait ses études économiques dans quelles universités??? Le dernier prix Nobel de l’économie n’est pas allé à un togolais à ce que je sache…donc monsieur, tempérez un peu votre ardeur pfffffffffffffffffff…..

C’est une supercherie, voire une absurdité, d’affirmer que les pays africains utilisateurs du franc CFA tirent un certain avantage.

On tente de nous dire que le franc CFA garantit une certaine stabilité pour ces pays grâce à son arrimage à l’Euro….un pure nonsense qui constitue même une hérésie économique.

Toute monnaie doit souffrir d’instabilité le long de son existence…c’est d’ailleurs l’essence même de la monnaie…c’est le contraire qui devrait nous inquiéter en tant qu’africain parce que ça sent du souffre.

Cela fait 72 ans que le franc CFA se porte très en bonne santé et des pseudos économistes se frottent les mains et trouvent la chose normal pfffffffffffffffffff.

Pour ce qui en est de cette interview de M. Nubukpo je lui tire chapeau. Cette interview démontre amplement que le bonhomme maîtrise ce dossier et devrait taire ces détracteurs ignorants.

Le titre farfelu de cette interview prouve à suffisance à quel point ce journaliste et ses commanditaires tentent de diluer les propos de Kako. Résumer toute interview a seulement cette phrase est hautement b^te. Les compatriotes sous ce poste qui s’en prennent aussi à M. Nubukpo devraient prendre le temps nécessaire pour relire et comprendre l’interview.

Kako est simplement très intelligent. Il connait son histoire. Il sait ce qui est arrivé à tous les aînés qui s’en sont pris ouvertement à la put@ine de France en s’opposant frontalement à elle quant au franc CFA. En aucun cas il peut affirmer explicitement que le franc CFA est un complot de la put@ine de France contre les pays africains. S’aurait été un scandale!!!

Mais toutefois, ses écrits, ses prises de position l’attestent clairement.

Voici quelqu’un qui ne mâche pas ses mots et qui parle "d'esclavage monétaire", de "servitude monétaire volontaire", qui a écrit un ouvrage technique au titre de "Sortir de l’Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA?", qui accuse l'intelligentsia africaine de demeurer aphone et inerte, en refusant de débattre sur la problématique du franc CFA qui serait son "totem", son tabou...il faut donc être profondément stup$de pour ne pas comprendre que Kako nous dit indirectement que le franc CFA est un complot de la France pour nous maintenir en perpétuelle servitude, ma parole!!!!

Vie, Santé, Force et Unité!

 9   Abladjo | Jeudi, 13 Avril 2017  - 15:51
  Réponse à 8-GNAROU
  Ils sont incapables de virer une dictature. Ils ont des podozans comme opposition et ils ne disent rien. On les tue et ils ne disent rien. Ils n'ont pas d'hopitaux et ils ne disent rien.

Ils veulent avoir leur monnaie.

J'ai raté quelque chose? Mon achawolason dis moi.

Le togolais comme son gouvernement et woabé calamité font tout a l'envers.

On marche sur la tete dans ce pays.

Kako rentre dans les rangs. C'est bien mon grand tu deviens sage.

 8   GNAROU | Jeudi, 13 Avril 2017  - 14:30
  Le cfa est arrimé à l'euro. Il est imprimé en France. Dites-moi pourquoi un citoyen Lambda de la zone cfa ne peut pas échanger les billets cfa dans les banques en europe ni meme en France ??? Alors meme que c'est la France qui apporte les garanties de sa convertibilité!

Ceux qui parlent de la faible production de nos Etats n'ont pas tort eux aussi. Mais quel etait le niveau de production dans les pays d'Asie du sud ouest quand ceux -ci adopterent leurs propres monnaies locales ???

Pour moi le cfa est le premier rempart des dictatures en Afrique.
Il permet à ces pays d'amoindrir le choc sociale que créent les fluctuations des cours de petrole et autres matieres premieres sur le plan international.
Il leur permet de maitriser l'inflation en maintenant leurs populations dans une sorte de perfusion economique maitrisée!!
Ailleurs les troubles sociaux liés à ces fluctuations des taux de changes et de prix sur le plan international ont dejà balayé des gouvernements incompetents !!
Alors nos Présidents africains ont compris l'interet de garder le cfa qui est une assurance -vie !!
Sinon le cfa ne permettra JAMAIS aux africains de se developper. Seule la France profite de cette monnaie en captant les richesses produites en Afrique !

Sur le plan industrielle , les entreprises francaises peuvent prendre des credits à des taux faibles en europe pour concurrencer leurs homologues africaines .Ce qui constitue une concurrence deloyale !!
La captation des richesses produites en Afrique: voilà l'interet de la France pour le Cfa!

L' expression esclavage volontaire n'est donc pas trop forte !!

Enfin je me demande si KAKO n'est pas un opposant aux dictatures en Afrique qui a compris que le Cfa etait un troisieme pieds à ces dictatures ??

En attendant le cfa permet aux immigrés d'envoyer peu d'euro pour construire une case au village !! Une monnaie qui profite à ceux qui la critique le plus !🤣🤣🤣🤣
1000 euro construisent une maison à TCHEKPO au Togo !!



 7   aglanvi70 | Jeudi, 13 Avril 2017  - 13:34
  Si ce que tu as a dire n'est pas plus beau que le silence tais-toi. C'est mieux que de venir raconter du n'importe quoi. Tu ne penses pas que le Franc CFA est un complot pourquoi tous les chefs d'etats qui ont voulu sortir de cette mannaie se sont retrouves dans l'audela ou a la CPI?
C'est le propre de l'africain. Il est toujours pret a vendre le continent pour son ventre. Vous les negres si vous ne faites pas attention, vous allez disparaitre de cette planete Terre et les blancs viendront habiter ce paradi qu'est l'Afrique.

Si tu penses que ce petit prix qu'on t'a decerne te permet de raconter du n'importe quoi ne pense pas beaucoup de gens te suivent. Seuls les esprits faibles peuvent te suivre.
Tu as trouve a manger a la francophone va manger,mais ne vient pas nous troubler ici.
Merde a la fin

 6   1111 | Jeudi, 13 Avril 2017  - 11:26
  Dixit:
"Si ce n'est pas un complot contre les africains, comment expliquez vous la liquidation pure et simple de ces chefs d'Etats africains (Sylvanus Olympio, Sankara...) qui ont osé aller contre cette monnaie?"
_______________________________
question pertinente à la laquelle devrait répondre Kako.
Comme le formule Abladjo@4
" Kako essaie de ne pas cracher dans la soupe "
--------------
"c' est comme disent les Ivoiriens " la chèvre il mange là où il est attaché "

 5   Kangourou | Jeudi, 13 Avril 2017  - 10:50
  Réponse à 1-1111
  MOI JE NE SAIS PAS POURQUOI CES INTELLECTUELS SONT SI TARES COMME CA? MOI LE COULIBALI QUI N'A JAMAIS MIS PIEDS A L'ECOLE DES BLANCS JE SAIS QUE LA MONNAIE D'UN PAYS FAIT PARTIE DE SA SEULE SOUVERAINETE. QUE CETTE MONNAIE SOIT FORTE OU FAIBLE EST UN AUTRE DEBAT. QUE LE CFA SOIT IMPRIME EN FRANCE ET QU'ELLE GARDE UNE PARTIE DE NOTRE PROPRIETE ET NOUS DISE QU'ON NE Y ACCADER ALORS JE N'EST PAS BESOIN D'ETRE ECONOMISTE POUR TRANCHER. C'EST EXACTEMENT HABITER LA MAISON QUI EST VOTRE HERITAGE PUIS A CHAQUE FIN DE MOIS, UN ETRANGER VIENT VOUS RECLAMER LE LOYER ET VOUS LUI DONNER SANS BRONCHER. MOI KANGOUROU, JE ME TIENS SUR MES DEUX PIEDS POSTERIEURS POUR GIFFLER TOUS CES INTELLOS QUI SOUTIENNENT CETTE MONNAIE DE SINGE.

 4   Abladjo | Jeudi, 13 Avril 2017  - 10:26
  Kako essaie de ne pas cracher dans la soupe. Alors qu'il y a déja mis son pied gauche.

Bref ce monsieur revient nous dire que tous les ho et les ha scandés ici et la ne sont pas au débit de la France ni a notre credit. Enfin les hurleurs ont manger ici meme séance tenante l'autre économiste Thomas Koumou pour avoir commis l'impaire d'une sortie prudente du CFA.

Alors ceux qui nous appelaient a relir le livre de Kako ou a nous dire nous les tenants d'une sortie propre que nous sommes des collabos, Ici meme et maintenant votre idole vous désavoue.

Mais quelque chose a dire a ce monsieur et a sa suite d'aveugles économiques, ce n'est pas parceque le CFA est rattaché a l'Euro qu'il devient de facto une monnaie forte ou relativement forte. Dans toute l'Afrique le CFA fait partie des monnaies les plus faibles.
1 Euro fait 655.957 CFA quand cela fait 335 Naira ou 5 Cedi ou 7 Dinar soudannais.

Le CFA étant structurellement faible reste un avantage pour les pays exportateurs et un fardeau pour les pays importateurs. Au Togo ayant une balance commerciale institutionnellement et structurellement déficitaire, nous portons ce fardeau car nos politiques dont fait parti Kako Nubukpo ne sont pas capables de créer un tissu économique créatrice de richesse et génératrice d'emploi, nous portons le CFA comme un double fardeau. Ici vient Thomas Koumou pour dire que la paresse et la voyoucratie qui est a la tete de nos pays sont les premieres épines que nous devons enlever avant toute sortie du CFA. Pauvre Koumou quelle mouche l'a piqué. Dire la vérité crument a des togolais ignards de la chose monétaires? Quelle bévue. Heureusement qu'il y avait 2 ou 3 voix dissonantes pour calmer la meute.

Bref mon cher Kako rapporoches toi the Thomas et faites quelque chose. Tu risques de te casser la gueule en jouant les équilibristes entre deux chaises.

 3   tedlesaint1 | Jeudi, 13 Avril 2017  - 10:1
  Le débat sur la monnaie du franc CFA bas son plein actuellement. Dans intelligentsia africain les avis divergents, d'aucuns sont pour la sortie des pays africain de cette zone qui selon eux, les caractéristiques de cette monnaie ne permet pas le développement des pays de la zone franc. D'autres par contre estiment que cette monnaie permet d'avoir une certaine stabilité économique dans la zone. Le franc CFA a une origine coloniale, normalement cette monnaie devrait plus être actualité du faite que tous les pays qui utilisent cette monnaie sont indépendants, et qui dit indépendance parle de souveraineté monétaire et budgétaire. Bien que la France puisse profiter des avantages conséquents de l'arrimage du franc CFA à l'euro, ce n'est pas pour autant un complot elle a mis en place selon un certain nombre d'économistes et intellectuels africains. Les plus hauts dirigeants politiques des pays africains de la zone franc CFA c'est-à-dire les Chefs d'état doivent poser clairement poser le débat au lieu de continuer à jouer la politique de l'autruche. Le constat est que la monnaie est nettement plus forte que les économies des pays qui l'utilise ce qui fait que ces pays ont de sérieux problèmes investissement ce qui entraine une économie extravertie. La solution n'est pas forcément une sortie de la zone mais plutôt une restructuration dans les plus brefs délais. Les responsables de la Banque centrale des états de l’Afrique de l'ouest (BCEAO) et ceux de la Banque central de l'Afrique Centrale (BCAC) et les responsables français doivent redéfinir les choses afin de permettre à la monnaie de fluctuer en tenant compte de son l'environnement économique et qu'elle puisse s'arrimer à un panier de monnaie.

 2   La Vérité Blesse | Jeudi, 13 Avril 2017  - 9:44
  Si ce n'est pas un complot contre les africains, comment expliquez vous la liquidation pure et simple de ces chefs d'Etats africains (Sylvanus Olympio, Sankara...) qui ont osé aller contre cette monnaie?
Comment expliquez les faux billets deversés par la France en Guinnée Conackry à l'époque où Sékou Touré a créé une monnaie guinnéene?
Comment expliquez vous la detention de Gbagbo à la Haye aujourd'hui, lui qui voulait une autre monnaie pour la Côte d'Ivoire?
Vous êtes un plaisantain Mr. Une fois nommés à ces postes juteux vous oubliez tous d'où vous venez, la misère de vos peuples.
Si vous ne savez pas où vous allez, sachez d'où vous venez!!!

 1   1111 | Jeudi, 13 Avril 2017  - 8:19
  COMPLOT OU PAS COMPLOT DES DEGÂTS DEMEURENT LES MÊMES POUR NOUS

tu travailles pour la francophonie, non? Ce serait dangereux pour ton poste et personne ne te demande de partager cette opinion.
D'autres ont dénoncé le farnc Cfa bien avant toi et chacun est libre d'analyser comme bon lui semble.

Moi j' ai autre point de vue, le franc cfa est une des bases non immuables de l' amitié franco-africaine, cela doit satisfaire la francophonie aussi.



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