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Togo Le Point de Kodjo Epou : Que des mystères sous le voile d’Awa!


société

iciLome | | Commenter |Imprimer Lu : 4522 fois

Awa Nana-Daboya, cerveau fort, âme faible. Avec elle, bienvenue dans les Labyrinthes de la cour. Un proverbe latin prévient: Semel malus, semper malus: « Une fois méchant, toujours méchant », ou encore « Qui a bu boira ». Le résumé de cette magistrate ne présage rien de bon, ni pour la réconciliation nationale, ni pour les réformes politiques. Avant le bénéfice du doute, il y a une histoire.

« Médiateur de la République et présidente du Haut Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’Unité nationale », le HCRRUN. C’est sous ce nouveau titre qu’Awa Nana planche sur la réconciliation nationale et les reformes politiques. Quel type de constitution peut-elle sortir de son voile contaminé par les souillures de la dictature? Par quel miracle cette magistrate de nulle capacité de courage, d’intégrité et de droiture peut-elle réconcilier les victimes et les sbires du RPT/UNIR quand ces derniers n’ont toujours pas enterré la hache de guerre? Derrière ces questions accablantes, se découvre une grosse supercherie du pouvoir visant une fois encore à flouer les Togolais. A la fois brillante magistrate et parfait exemple de juge domestiqué, une juge de course en rupture avec son serment, Awa Nana provoque méfiance et rejet.

La chance que cette dame réussisse sa mission est mince, quasiment inexistante, en raison de sa propre personnalité, de ce passe boueux qu’elle traîne, faute de contrition. Elle a des comptes à rendre et doit, avant toute chose, répondre à la question qui l’accuse: Que s’était-il réellement passé le 23 juin 1998, deux jours après l’élection présidentielle qui avait connu une forte mobilisation des électeurs décidés à faire partir le satrape qui régentait la vie des Togolais depuis déjà trois décennies?

Un précis: Awa Nana, à l’époque, occupait la fonction de Présidente de la Cour d’appel, et présidait la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ès-qualité. Elle était donc tenue de proclamer les résultats de l’élection présidentielle au cours de laquelle, Gnassingbé Eyadéma avait été laminé dans les urnes, battu à plate couture par son rival Gilchrist Olympio. Aux vues des chiffres et devant l’ampleur de l’échec de son bienfaiteur Gnassingbé Eyadéma, dame Awa Nana-Daboya prit peur. Elle décida de démissionner de la présidence de la CENI, laissant la voie libre au général « sak-o-dos », Séyi Mèmène, alors ministre de l’Intérieur, de proclamer son patron vainqueur. Les Togolais ont trop vu d’atrocités, trop entendu d’énormités, trop subi d’abominations dans leur odyssée démocratique! Difficile d’en oublier les douloureuses péripéties.

A ce jour, la juge Awa Nana n’a daigné dire, ni dans une interview ni dans une tribune de presse, moins encore dans un livre, la réalité des faits aux Togolais qui ont dû se contenter d’une petite phrase diffuse qu’elle avait laissée avant de disparaître. »Je suis, avait-elle griffonné, dans l’impossibilité de remplir ma mission dans la sérénité et de proclamer officiellement les résultats dans les délais prévus par le Code. » On n’en saura pas plus. Dame Awa Nana-Daboya disparut pour réapparaître, plus tard, à la Cour de Justice de la CEDEAO, un poste douillet déniché pour elle par son parrain qu’elle a fait proclamer à la place du vrai gagnant, Olympio.
A propos de sa prétendue démission devant l’ampleur de la débâcle électorale du satrape togolais, il avait été murmuré que la présidente de la CENI aurait subi d’énormes pressions et intimidations sur sa personne et ses proches provenant des membres influents de l’armée et des barons du RPT. « Craignant pour sa vie, elle s’est réfugiée momentanément dans son village natal ». Son village était-elle inaccessible à ceux qui lui voulaient faire du mal? Mystère et pure « togolaiserie »! Quelles que soient ses grandes qualités de magistrate, l’argument présenté par dame Awa Nana était peu convainquant lorsqu’on sait qu’elle était militante invétérée du RPT et membre de l’UNFT. Elle avait joué le jeu de son parti pour cautionner, par une disparition arrangée d’en haut, le coup d’État électoral. Quelle défense cette dame peut-elle invoquer, maintenant qu’elle retourne, par décret, sur la scène des crimes du passé, à la tête d’un processus de réconciliation nationale bancale si on l’accuse d’avoir été celle qui avait empêché le changement de se réaliser au Togo en 1998?

Que dirait-elle si on la rendait responsable au second degré des morts et disparus de 1998? Afin de se venger de la vérité des urnes, Eyadéma n’avait pas hésité à sévir. Des cadavres avaient été rejetés par l’océan. Les organisations de défense des Droits de l’homme ainsi que les journaux occidentaux, en choeur, avaient à l’époque, des éléments de preuves à l’appui, dénoncé cette énième bévue de l’ubu national togolais. Si dame Daboya avait eu le courage d’informer la communauté nationale et internationale de ce qui se tramait et des vrais résultats de cette élection présidentielle de 1998, elle aurait sûrement bénéficié de protection et Eyadéma n’aurait pas eu l’occasion de faire assassiner, à sa guise, ces Togolais que la juge fait la maligne de vouloir indemniser, 20 ans après.
Le sang des Togolais, Nana-Daboya continuera d’en avoir sur sa conscience aussi longtemps qu’elle n’aura pas dévoilé aux parents des victimes tous les secrets de ce 23 Juin 1998. Si en lieu et place de ce travail de rétrospection, d’un mea culpa sincère, elle continue son cinéma, sa campagne sera vaine: il faut une crédibilité et une bonne foi dûment authentifiées par les victimes pour réussir ce genre de mission. Ce qui n’est pas son cas. Bien au contraire, elle renvoie l’image d’une vieille roue de secours recyclée pour dépanner un système vieilli. Quelle différence y a t-il entre la mission que cette magistrate a acceptée de conduire et celle déjà effectuée sous la présidence de Monseigneur Nicodème Anani Barrigah-Benissan dans le cadre de la CVJR? Qu’y a-t-il de mieux sur son agenda pour les Togolais et que l’APG n’avait pas recommandé à ce régime tortionnaire? Quels types de régime et de mode de scrutin Awa Nana-Daboya va-t-elle inventer et que la conférence nationale n’avait pas étudiés et adoptés, en connaissance de cause, avant de proposer au peuple qui l’avait massivement votée, ce qui était la LOI FONDAMENTALE de 1992?

Alors, Awa Nana-Daboya, complice en crimes des Gnassingbé? A elle de répondre à cette question, de chercher à se dédouaner si elle le juge nécessaire et de prouver par la même occasion qu’il n’existe pas au Togo que des couards et des couardes, des âmes faibles incapables de respecter le peuple togolais en disant NON, à haute voix, à cette dynastie cinquantenaire citée comme la seconde dictature du monde derrière la Corée du Nord.

Kodjo Epou

L'AUTEUR
Kodjo Epou
Washington DC
USA


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