Actualité  |  Immobilier  |  Annonces classées  |  Boutique  |  Forums  |  Annuaire  |  Rencontres  |  Videos  |  Photos 
HOME
Actualité Togo  |  Bénin  |  Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  |  International

Togo Entretien Exclusif : Répression, réformes, OTR, libération des détenus de Mango, grève des enseignants, débauchage de militants : Me Apévon dit tout


politique

Le Correcteur | | 21 Commentaires |Imprimer Lu : 5317 fois

Désigné parmi les cent (100) personnalités les plus influentes en Afrique en 2016, Me Paul Dodji Apévon fait partie des leaders politiques de l’opposition qui n’ont pas la langue dans la poche. Député à l’Assemblée Nationale et Président des Forces Démocratiques pour la République (FDR), Mr Apévon dans cet entretien exclusif accordé à la rédaction du bihebdomadaire Lé Correcteur, est revenu, sans langue de bois, sur les principaux sujets de l’actualité socio politique au Togo. Réformes, répression des manifestants, débauchage des militants pour la recomposition des délégations spéciales, l’OTR, libération des détenus de Mango, grève des enseignants, Me Apévon a passé au peigne fin l’actualité. Lisez plutôt !

Le Correcteur : Comment avez-vous accueilli votre désignation parmi les 100 personnalités en Afrique en 2016 par le Magazine New African ?

Me Dodji Apévon : C’est avec surprise que j’ai appris que dans son numéro 567 de décembre 2016, le Magazine NewAfrican fondé en 1966, après avoir désigné le Président John Magufuli de la Tanzanie comme l’Africain de l’année, m’a classé parmi les cent autres personnalités africaines qu’il a sélectionnées. J’ai accueilli cette nouvelle avec beaucoup d’humilité en me disant que c’est l’œuvre de Dieu. Bien que ladite nouvelle soit réjouissante et encourageante pour ce que nous avons entrepris, je n’en ferai pas un sujet de fierté débordante pour oublier l’essentiel car le plus dur est devant nous. En effet, l’appel que j’avais lancé à toute l’opposition à la naissance des Forces Démocratiques pour la République (F. D. R.), c’est de travailler ensemble, dans la crainte de Dieu et dans l’honnêteté, pour se reconstituer et changer le rapport de force en sa défaveur aujourd’hui, en tenant compte de nos erreurs, de nos rivalités égoïstes et de tous nos actes manqués, afin de recréer l’espoir d’une alternance au Togo. Ma prière de tous les jours est que cet appel soit entendu et ce sera la seule récompense que je recherche vraiment.

Les F.D.R sont portées sur les fonts baptismaux le 26 novembre 2016. Après trois mois d’activités, quel bilan pouvez-vous tirer aujourd’hui ?

Après le congrès constitutif de novembre 2016, le Conseil de Direction a programmé comme activités prioritaires l’implantation du parti sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, des délégations du Conseil de Direction, organe décisionnaire des F.D.R., sillonnent depuis deux mois les cantons des différentes préfectures pour mettre en place les structures de base du parti en commençant d’abord par les bureaux de zones qui vont se réunir plus tard pour élire les bureaux des fédérations. Ce travail titanesque va bon train. Bientôt le Bureau National entreprendra une tournée nationale pour l’installation des bureaux fédéraux.

L’enthousiasme que manifestent les populations pour le parti permet à l’équipe chargée des adhésions de faire un travail remarquable en délivrant des cartes de membres déjà à un très grand nombre d’adhérents. Le même travail d’implantation se déroule dans le Grand Lomé où des militants volontaires et engagés sont en permanence sur le terrain. Cette fièvre a aussi gagné la diaspora où des bureaux de zones ont commencé à être installés dans certaines villes, ce qui va conduire bientôt à la mise en place des bureaux fédéraux dans les pays d’Europe.

Parallèlement à ces actions de terrain, plusieurs responsables du parti sont souvent sur les médias pour expliquer la vision des F.D.R à nos compatriotes.

Par ailleurs, comme notre appel pour l’unité d’action de l’opposition n’est pas un vain mot, un simple calcul politicien, nous n’avons pas hésité à nous mettre ensemble avec cinq autres partis politiques pour constituer ce qui est appelé aujourd’hui le Groupe des 6 qui se donne pour objectif principal la mise en œuvre des réformes et de la décentralisation. Un document de plaidoyer est élaboré à cet effet par le Groupe qui a entrepris depuis lors des démarches pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. C’est dans ce cadre qu’il a déjà rencontré les ambassadeurs de l’Union Européenne et des États-Unis, la Conférence des Évêques du Togo, le CAP 2015, un premier groupe de prêtres vaudou, des pasteurs et prend des contacts pour rencontrer très prochainement les chefs traditionnels, les organisations de la société civile, les syndicats, les populations.

Vous êtes l’avocat des personnes arrêtées et détenues dans l’affaire des manifestations des populations de l’Oti en 2015 contre le projet de réhabilitation de la faune. Les quatre qui restaient encore en détention viennent d’être libérées à la suite du procès, après avoir passé plus de 15 mois en prison. Quels sont vos sentiments ?

Je suis soulagé et heureux de les voir sortir de prison pour retrouver leurs familles. Le défenseur des droits de l’homme que je suis ne peut que se réjouir si des personnes arbitrairement emprisonnées retrouvent leur liberté. Il s’agit d’une situation d’injustice qui vient de prendre fin. La justice leur reproche d’avoir, au nom d’une association, organisé des manifestations qui ont dégénéré et au cours desquelles il y a eu mort d’homme. Je déplore vivement les violences qui ont malheureusement entraîné ces morts. Tout cela aurait pu être évité si le gouvernement avait eu plus de respect pour les populations de Mango. Par ailleurs, en dehors du Commissaire divisionnaire qui a succombé par le fait des manifestants, la mort des sept autres personnes provient des forces de sécurité à la suite des répressions disproportionnées contre les manifestations pacifiques. La justice s’est acharnée contre ces personnes dont le seul et unique tort a été d’avoir pris les devants d’un mouvement spontané de populations à qui l’Etat veut arracher les terres sous le prétexte de réhabiliter des aires protégées. Il est inadmissible que la justice s’acharne contre ces personnes, alors que les éléments des forces de l’ordre et des militaires qui ont sauvagement tué sept personnes ne sont nullement inquiétés. Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures ?

Enfin, je suis heureux d’avoir été l’avocat de ces personnes à la demande de l’Association pour le Développement de l’Oti (AdéOti). Et lorsque cette association m’a confié cette cause noble, je n’ai pas hésité à le faire. Certes, cela m’a pris du temps. Mais honnêtement, je pense que cela valait la peine, parce que ces personnes défendaient une cause juste, celle d’une population qui a décidé, en toute lucidité, de s’opposer à un projet qui menace sa survie et son existence. J’espère que le gouvernement a compris la leçon et va procéder autrement à l’avenir.

Lomé a été secouée la semaine passée par une manifestation spontanée des populations contre la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers. Comprenez-vous cette réaction et la riposte des forces de l’ordre ?

Avant toute chose, je voudrais m’incliner devant la mémoire de feu Alabi Nadjinoudine lâchement abattu par balle parce qu’il a simplement voulu user de son droit constitutionnel de manifester son mécontentement contre une décision impopulaire et inique. J’adresse ensuite mes profondes et sincères condoléances à sa famille. Que ses parents sachent qu’il est mort pour une cause noble. Qu’il plaise à Allah Tout-Puissant de l’accueillir dans son royaume. Je souhaite également une prompte guérison aux personnes blessées du fait de la répression barbare de la manifestation.

Ceci dit, la réaction de colère des populations contre cette nouvelle hausse du prix du carburant, la deuxième en un (01) mois, est tout à fait légitime. C’est la réaction normale d’un peuple que le pouvoir en place ne cesse d’acculer à la misère d’année en année par des décisions impopulaires, iniques et assassines. Personne ne peut accuser le peuple togolais d’avoir manifesté son indignation contre une décision qui, de toute évidence, entraînera l’érosion de son pouvoir d’achat et la dégradation de ses conditions de vie déjà lamentables. Le peuple est souverain et il l’a montré.

Par contre, je condamne avec force, la répression brutale et barbare qui s’est abattue sur les populations dont le seul tort a été de dire à haute voix qu’elles ne sont pas d’accord avec une décision du gouvernement. Il est inadmissible que pour maintenir l’ordre au cours d’une manifestation pacifique, on fasse usage de balles réelles contre des populations civiles aux mains nues. Le gouvernement cherche ainsi à dissuader par la force toutes les manifestations. Mais c’est là où il se trompe car aucune répression, aussi sauvage soit-elle n’arrive à étouffer définitivement les aspirations profondes d’un peuple.

Quelle suite doit-on donner à la mort du compatriote Alabi Nadjinoudine ?

Il est temps que l’impunité cesse d’être la règle dans notre pays. Pour ce faire, nous demandons que l’élément des forces de sécurité et de défense qui a tiré sur lui soit arrêté et jugé conformément à la loi. Ensuite, une enquête doit être menée pour non seulement savoir qui a donné l’ordre de tirer, mais aussi et surtout comprendre pourquoi des militaires ont été envoyés pour maintenir l’ordre avec des fusils chargés de balles réelles. En tout état de cause, les auteurs de ces crimes seront punis tôt ou tard.

Quels enseignements peut-on tirer de cette situation ?

Pour nous, il y a trois enseignements principaux à tirer de cette situation liée à la nouvelle hausse du prix des produits pétroliers. Le premier, c’est que le pouvoir en place n’est nullement préoccupé par la souffrance et la misère galopantes de nos populations. Chaque fois que ce régime aura besoin de mobiliser les ressources pour faire face à sa mauvaise gouvernance, il le ferait au détriment de ce que peut ressentir le peuple. L’amélioration des conditions de vie de nos populations est le dernier des soucis du pouvoir en place. Le deuxième enseignement qui est la conséquence du premier, est que le régime RPT-UNIR est décidé à imposer sa volonté aux Togolais. C’est ce qu’il a voulu montrer par la répression brutale et barbare d’une simple manifestation de colère. D’ailleurs, nous savons tous que ce pouvoir se maintient depuis des décennies par la force. Le troisième et dernier enseignement que l’on puisse tirer de cette situation, c’est que les populations ne sont plus désormais prêtes à regarder en victimes résignées le gouvernement leur imposer des mesures qui dégradent de jour en jour leurs conditions de vie. La réaction spontanée de nos compatriotes contre cette nouvelle hausse du prix des produits pétroliers est une parfaite illustration que les Togolais sont encore disposés à lutter contre ce régime pour obtenir plus de justice et d’équité dans notre pays. C’est un démenti cinglant à ceux qui pensent que le peuple Togolais est fatigué et n’est plus disposé à se mobiliser pour ses intérêts.

Les enseignants sont toujours en grève et les élèves dans la rue. A quand la fin de ce feuilleton ?

C’est le gouvernement qui est à la manœuvre et c’est seulement lui qui peut dire quand prendra fin ce mauvais feuilleton. Ce que je peux dire, c’est que les revendications des enseignants sont légitimes et qu’elles ne datent pas d’aujourd’hui. Malheureusement, au lieu de trouver des solutions adéquates au problème posé, le gouvernement joue au dilatoire. Pis, le gouvernement, au lieu de jouer à l’apaisement, ne cesse de poser des actes qui radicalisent les enseignants. Le gouvernement doit se garder de tout acte de provocation. Il doit proposer des solutions acceptables au corps enseignant, qui doit être doté, à mon avis d’un statut particulier.

Que pensez-vous du départ de Henri Gapéri de l’OTR ?

L’arrivée de ce monsieur à la tête de l’OTR et la procédure même de la mise en place de cet office ont été décriées par la grande majorité des Togolais. Mais l’ancien ministre Ayassor a foncé droit dans le mur en montrant une fois de plus que l’avis des Togolais ne compte pas pour ceux qui nous gouvernent. Aujourd’hui, tout le monde se rend compte que ces décisions hâtives constituent une véritable catastrophe économique pour le Togo. Ce qui est le plus surprenant, c’est que ce limogeage intervient quelques semaines, après que l’OTR a déclaré avoir atteint 99% de ses objectifs pour l’année 2016. Monsieur Gapéri a été recruté sur contrat de performance pour quatre ans. Si vraiment, il avait des résultats satisfaisants, le gouvernement aurait attendu la fin dudit contrat et le lui aurait même renouvelé pour sa performance. Cela prouve qu’il y a mensonge quelque part.

Pourquoi refusez-vous que vos militants fassent partie des délégations spéciales en recomposition ?

Nous nous battons depuis des années pour que la décentralisation, consacrée par notre constitution, se mette en place par la tenue des élections locales afin de doter nos communes et préfectures de conseillers élus par les populations à qui ils doivent rendre compte. C’est le pouvoir en place qui s’y est toujours opposé en nommant à la tête de ces communes et préfectures des délégations spéciales dont tous les membres sont des militants du RPT-UNIR. Grâce aux pressions exercées par l’opposition, la société civile et les partenaires en développement sur le pouvoir, ce dernier a finalement annoncé que les élections locales vont se tenir dans un an. C’est en ce moment qu’il nous demande de partager des délégations spéciales avec lui. C’est une façon de nous rendre complices de son refus d’organiser les locales en violation de la constitution. Nous ne pouvons en aucun cas cautionner une telle attitude. Nous allons continuer de nous battre pour que se tiennent les locales en vue de permettre aux populations de désigner elles-mêmes ceux et celles qui doivent gérer nos communes et préfectures.

Avez-vous la garantie que les réformes se feront un jour au Togo ?

Les réformes ont été préconisées par l’APG, la CVJR et récemment confirmées par l’atelier du HCRRUN. Nos partenaires en développement aussi convient la classe politique à opérer les réformes. Elles sont donc, qu’on le veuille ou pas, un passage obligé si nous aimons notre pays et voulons créer les conditions propices de son développement. Nous devons faire ces réformes pour décrisper la situation politique délétère de notre pays. Ne pas le faire, c’est de nous exposer tous à un lendemain incertain. Les FDR et cinq autres partis politiques, constituant le Groupe des six (06), ont rendu public à cet effet, un document de plaidoyer dans lequel ils proposent la démarche à adopter pour opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Nous espérons que notre démarche va aboutir.
Mais si le pouvoir s’entête à refuser de faire ces réformes, nous prendrons toutes les dispositions à le contraindre cette fois à le faire.

Quelle suite donner à la rencontre du Groupe des six avec le CAP 2015 ?

La rencontre du Groupe des six avec le CAP 2015 se situe dans le cadre d’une série de contacts que nous voulons avoir avec des acteurs socio-politiques pour harmoniser nos positions et stratégies pour rendre possible la réalisation des réformes.

Votre message aux autorités togolaises et au peuple Togolais

Il revient à tous les Togolais, principalement aux acteurs politiques, de décider de l’avenir de notre pays. Le refus d’opérer les réformes constitue une dangereuse hypothèque sur l’avenir du Togo. Nous devons en prendre conscience et poser les actes qu’il faut pour épargner à notre pays des situations désastreuses qu’ont connues d’autres pays en Afrique.

J’exhorte donc, le pouvoir à comprendre enfin, que seul le peuple est souverain et qu’on ne peut indéfiniment le diriger contre sa volonté.

Enfin, je demande au peuple togolais d’avoir foi en l’avenir mais surtout de savoir que le pouvoir lui appartient et que s’il décide que les choses changent dans le bon sens dans le pays, elles changeront. Si les Burkinabè et les Gambiens ont pu venir à bout de leurs dictatures respectives, le peuple togolais aussi, avec la détermination et la foi en Dieu, peut mettre fin au système actuel.

Entretien réalisé par Honoré ADONTUI
Source: Le Correcteur numero 749 du 06 mars 2017



Autres titres

Togo meeting du cap 2015 : que retenir ? 
Togo les togolais se portent-ils mieux en douze années de règne de faure ?: ce que coûte l’absence de démocratie et d’alternance politique au togo 
Togo me isabelle améganvi : "c'est unir qui ne veut pas faire les réformes" 
Plus de nouvelles




 21   Le Vrai Jay Bon Jeu | Jeudi, 9 Mars 2017  - 19:46
  Réponse à 19-GNAROU
  Justement !! la question est bien posee' !! c'est pourkoi j'aime ton "Affaire Gnassionale" !!

Diplome ou competence ? tu poses comme question !!

et c'est koi ta reponse ??
Que penses tu ?


Perso, c'est "Asymetriquement " oppose' ..
la "Competence" democratique est inexistante
et le dit "diplome " n'est que trompe oeil !! et pour exposer cette lacune linguisque dans laquelle il a pretendumment obtenu son " diplome " il se procure un inter-"pape" qui lui livre l'absolution en lieu d'un "
inter-"Prete" parce qu'il begaye en Anglais !! Euuuuhhh !!

Alleluia !! O Plus haut des cieux Ouverts !!!!

 20   El Niño | Jeudi, 9 Mars 2017  - 19:45
  Réponse à 19-GNAROU
  Hahaha Gnarou, tu fais rire. Martin SCHULZ n'a jamais prétendu qu'il est sorti de la Sorbonne par exemple sans avoir un seul camarade de classe pour confirmer ses dires. Alors, va chercher Taffa Tabiou pour aller inscrire le nom de Faure au GWU à ciel ouvert svp. C'est la seule solution à cette étape de votre mensonge.

 19   GNAROU | Jeudi, 9 Mars 2017  - 19:24
  Réponse à 18-El Niño
  C'est quoi votre probleme meme ??
Le diplome de Faure ou sa competence ?
L'ancien president du parlement europeen Martin SCHULZ du SPD n' a pas eu son Bac !
Et il tient actuellement tete à Merkel dans la politique allemande !!

Faites autre chose de vos miserables vies !!

 18   El Niño | Jeudi, 9 Mars 2017  - 17:11
  Réponse à 14-Le Vrai Jay Bon Jeu
  Jay, ne te fais pas enfariner. Le lien que le compatriote a collé est une reference de Wikipedia(Voir a gauche de l'écran). Aussi, une université crédible comme GWU aurait mis le nom de Miabé Vaurien au complet sur le site..Entre-nous quand Faure était étudiant à GWU, utilisait-il un interprete entre lui et les Prof ? Aoooh, Makoula!

 17   El Niño | Jeudi, 9 Mars 2017  - 16:22
  Réponse à 12-Mal cherché
  Ne venez pas embrouiller les gens ici avec les réferences Wikipedia. Faure n'a pas pas eu son MBA(Maitrise Bêtement Achetée) à GWU. Point barre.
Ici en Amérique du Nord, tout est transparent et public en matiere de diplome universitaire. Le seul site crédible est celui de l'université GWU..Et là, Taffa Tabiou ne pouvait pas y inscrire le nom de notre Calamité à ciel ouvert...Hihihi

 16   jjk | Jeudi, 9 Mars 2017  - 10:1
  Réponse à 3-GNAROU
  nos opposants ne cessent de nous faire rire
Parmi les personnes a libérer Apevon n a pas citer les prisonniers de l affaire des incendies des 02 grands marchés du Togo
tu est comme Apevon

 15   Le Vrai Jay Bon Jeu | Mercredi, 8 Mars 2017  - 23:38
  relisez ci dessous, l'interview de Claude Ameganvi...

Cela donne a' reflechir.. autremment ..

Bonne lecture

| Vendredi, 3 Mars 2017 9:6 | 19 Commentaires |Imprimer Lu : 3186 fois

Politicien aguerri, figure emblématique et mythique de la lutte démocratique au Togo, depuis plus de 30 ans, Henri Claude Kokouvi AMEGANVI, est un révolutionnaire qui ne le cache plus : « Je n’ai pas pour habitude de me cacher : Oui, je suis un révolutionnaire ! ». Un franc-parler, sinon un style propre à lui qui ne s’accommode jamais des injustices sous quelque forme que ce soit. Dans cette interview, le Secrétaire chargé de la coordination du Parti des travailleurs fait de grandes révélations en citant des noms dans l’affaire des 5 milliards de F CFA qu’aurait donné Faure Gnassingbé à Manuel Valls, ex-Premier Ministre français pour sa campagne lors de la primaire socialiste. Se disant convaincu que seule une révolution populaire pourra sauver le Togo du régime togolais, Claude AMEGANVI déclare être disposé à mettre en place un comité pour préparer une manifestation le jeudi 14 avril prochain qui marquera « la fin des 50 ans de pouvoir du clan EYADEMA-GNASSINGBE ». Cependant, il fixe une condition. Le mot d’ordre doit être uniquement : « 50 ans, ça suffit ! A bas la dynastie des EYADEMA-GNASSINGBE ! Faure, Dégage ! » Voici l’interview !

L’Indépendant Express : M. Henri Claude Kokouvi AMEGANVI, Bonjour. D’où sortez-vous cette information selon laquelle l’ancien Premier Ministre français Manuel Valls aurait encaissé la bagatelle somme de 5 milliards de F CFA du régime togolais lors de son séjour à Lomé ? Vous ne risquez pas une plainte en diffamation si vous maintenez cette campagne ?

Claude AMEGANVI : Plainte en diffamation ? Je la souhaite vivement ! Je m’étonne d’ailleurs qu’elle n’ait pas déjà été déposée. Et je constate qu’il n’y a pas eu de démenti depuis.

Quant à l’information elle-même, je dois vous rappeler comment nous l’avons fait connaître via notre « Appel au peuple togolais … en solidarité avec la grève des enseignants pour sauver l’Ecole togolaise » où nous disions ceci :

« C’est ainsi que des révélations de sources proches du régime, émanant de personnalités elles-mêmes écœurées par l’incroyable cynisme de Faure GNASSINGBE à l’endroit de son propre peuple, indiquent que, lors de son voyage officiel de fin 2016 au Togo, Manuel VALLS, alors qu’il était encore Chef du gouvernement français, aurait reçu un « cadeau » de 5 milliards de F CFA pour sa campagne en France en vue de l’élection présidentielle de 2017 dans laquelle il envisageait de s’engager. (…) »

Vous êtes journaliste ; vous savez donc qu’un journaliste ne doit pas dévoiler ses sources. Il en est de même en politique. Vous n’attendez tout de même pas que je révèle la source de notre information au risque de mettre en danger la vie de nos informateurs ! D’autant plus que tout le monde sait que ce que nous avons dit est vrai.

Et si vous, vous deviez en douter, je vous renvoie à cette information qui nous a appris que la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), l’agence officielle de renseignement chargée, en France, de l’espionnage et du contre-espionnage de l’Etat, a diligenté une enquête au terme de laquelle elle confirme que M. Manuel VALLS a bien reçu les 5 milliards de F CFA de Faure GNASSINGBE. Elle précise même que c’est le sieur Pacôme Yawovi ADJROUROUVI, un Togolais d’origine béninoise, né le 14 mai 1963, maire-adjoint d’Evry (la ville dont M. VALLS était le maire) qui, ancien camarade de classe de Faure GNASSINGBE, aurait joué les entremetteurs entre ce dernier et son compère Manuel VALLS.

Vous voyez donc que d’une simple dénonciation d’impunité économique et de cynisme que nous avons voulu faire, nous avons levé, bien malgré nous, un scandale d’Etat qui touche en plein cœur la France et est certainement appelé à avoir de retentissantes suites …

Pour conclure sur ce chapitre, non seulement nous sommes serein, nous allons même poursuivre la campagne contre ce vol odieux qui révulse l’opinion nationale et internationale.

Nous allons adresser une Lettre ouverte à M. VALLS lui demandant de restituer au peuple togolais le fruit de sa rapine et, s’il s’y refuse, nous comptons constituer un collège d’avocats pour le traîner devant les tribunaux.

Par ailleurs, je profite de votre interview pour m’étonner du silence des amis togolais de M. VALLS, membres comme lui de l’Internationale socialiste : je veux parler de l’ANC et de la CDPA. 5 milliards volés au malheureux peuple togolais, c’est énorme !, mais ils se taisent ! Prétendront-ils ignorer pourquoi, à quelques semaines de la Primaire socialiste, tremplin supposé pour son accession à la présidence française, M. VALLS était venu au Togo ? Non, je ne peux les croire si naïfs. Plus grave, nous sommes bien informés que, pendant que M. VALLS narguait les Togolais en ripaillant avec Faure EYADEMA-GNASSINGBE à la présidence de la République (les images ont fait le tour du monde), une partie de sa délégation ripaillait avec des membres de la direction de l’ANC à leur siège ! Nous pensons aussi qu’ont certainement joué dans cette affaire les liens entre franc-maçons existant entre M. VALLS (qui, publiquement, ne fait pas mystère de son appartenance) et certains responsables de l’ANC. Tout le monde sait ou devrait savoir que c’est à travers cette confrérie que l’impérialisme français tient ses valets africains et les attèle à préserver ses intérêts dans des pays considérés comme ses « chasses-gardées » ; confrérie dans laquelle il lie les personnalités politiques par une sévère loi du silence qui, passant avant les intérêts des peuples, continue à garantir l’impunité aux divers criminels économiques tant français qu’africains. Mais il est temps que cela cesse car trop, c’est trop !

Et vous pensez que c’est votre campagne qui a déplumé le candidat socialiste Valls aux primaires ? Mais la presse française n’en a pas son chou gras comme on pouvait s’y attendre…

Nous n’avons pas cette prétention !

M. VALLS a d’abord et avant tout été balayé pour sa personnalité et sa politique antisociale et autoritaire. Au gouvernement, il a dressé tout le monde contre lui, y compris certains de ses ministres, les « frondeurs », qui ont préféré démissionner que d’avoir à assumer la responsabilité de sa politique.

Je me félicite toutefois que notre révélation sur les 5 milliards volés à son profit ait contribué à éclairer une face cachée du personnage : celle du corrompu. Et je tiens tout particulièrement à saluer ici tous ces militants africains et français qui se sont saisis de notre campagne pour faire battre M. VALLS à la primaire socialiste. Notamment ce courageux couple de Congolais que les médias nous ont montré, sillonnant les rames du métro parisien pour appeler à voter contre M. VALLS.

Revenons à la politique togolaise. Beaucoup vous décrivent comme un révolutionnaire, un partisan de la méthode forte contre le régime Gnassingbé. Vous êtes un va-t-en guerre, un trotskyste à la limite. Croyez-vous en votre stratégie de combat pour sauver le Togo ?

Je n’ai pas pour habitude de me cacher : Oui je suis un révolutionnaire ! Oui, je suis un trotskyste ! Oui, je le suis et je l’assume ! Et alors ? Voulons-nous une démocratie oui ou non ? Ai-je le droit d’exprimer mes opinions oui ou non ?

Cela ne veut pas dire que je sois un « va-t-en guerre » comme vous le prétendez.

Et : « trotskyste à la limite », ça veut dire quoi ? Vous gagneriez à mieux vous informer et à expliquer à vos lecteurs ce que signifient ce terme et les conceptions de ce courant politique, au lieu de chercher à les dénigrer sans fondement sinon vous ne pouvez que contribuer à renforcer l’obscurantisme. Quand vous aurez commencé à le faire, vous pourrez revenir à moi pour que, en toute démocratie, je puisse vous exposer nos conceptions et objectifs dans vos colonnes.

Ceci étant, comme révolutionnaire, trotskyste, je suis et nous sommes partisans d’aider à matérialiser la souveraineté des peuples en œuvrant à les mobiliser contre l’exploitation et l’oppression impérialistes. Que cette stratégie puisse aider à sauver le Togo, je n’en doute pas un seul instant. D’autant que les autres « stratégies » prétendues de partage du pouvoir mises inlassablement en œuvre depuis bientôt 27 ans par la soi-disant « opposition démocratique » n’ont, au contraire, fait que sauver et consolider le régime dictatorial qui sévit dans notre pays depuis 50 ans.

Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent que c’est le 12 juin 2012 que l’opposition togolaise a manqué l’occasion de prendre le pouvoir par la rue. Allusion faite au monde fou qui a répondu à la marche du CST, 500 mille personnes dites-vous à l’époque, qui ont voulu transformer Déckon en place Tahrir, c’est-à-dire la place de la Libération… la révolution populaire est-elle encore possible au Togo ?

Une révolution populaire n’est pas seulement possible ; elle est indispensable comme unique voie par laquelle sauver le Togo.

Toutefois, ce n’est pas à un parti ou un dirigeant révolutionnaire d’en décider. Comme nous l’enseigne l’histoire, ce sont toujours aux peuples qu’il revient, seuls, de décider du déclenchement d’une révolution, pour la victoire de laquelle l’action d’un parti révolutionnaire est indispensable.

C’est ce qu’on a vu au Burkina par deux fois en 2014 et 2015. Et c’est également ce qu’on a vu, dans l’histoire, avec la manifestation des femmes en février 1917 en Russie. La Déclaration que nous venons de sortir pour en commémorer le centenaire montre bien que cette simple manifestation, qui exprimait une élémentaire révolte des femmes contre la faim et les souffrances imposées par la Première guerre mondiale, a fait effondrer le régime du Tsar Nicolas II au bout de 5 jours. Si elle a pu ouvrir un palpitant processus qui a conduit, 8 mois après, à la victoire de la Révolution d’octobre, ce fut grâce à l’intervention du Parti bolchévique sous la perspicace direction et de leurs grands dirigeants que furent Lénine et Trotsky.

Ceci étant, si le rassemblement du 12 juin 2012 à Déckon, à l’appel du CST n’a pas pu conduire à la libération du Togo, comme vous le dites, c’est fondamentalement parce que des orientations contradictoires sur les objectifs et la direction de la lutte ont paralysé l’efficacité du CST à l’époque. Certains voulaient que s’exprime la souveraineté populaire à cette occasion ; d’autres voulaient n’en faire qu’un moyen de pression pour négocier un nouveau dialogue et une solution de partage du pouvoir avec le régime RPT/UNIR. Malheureusement, ce sont ces derniers qui l’ont emporté comme on l’a vu avec les plus catastrophiques négociations de l’histoire de l’opposition togolaise ; lesquelles ont conduit au désastre électoral des législatives de juillet 2013 et établi la lamentable configuration de l’Assemblée nationale actuelle où cette opposition est archi minoritaire. Quel paradoxe !

L’actualité politique demeure les réformes constitutionnelles et institutionnelles. En 2001, vous étiez l’animateur du Mouvement « Quelle solution pour le Togo ? » Nous sommes en 2017, de l’APG au HCRRUN, 11 années sont passées sans que le pouvoir de Lomé ait accepté de faire les réformes. M. AMEGANVI, quelle solution pour le Togo afin que les réformes aient finalement lieu ? D’abord le HCRRUN est-il crédible pour conduire les réformes ?

Pour moi, l’APG, le HCRRUN et la « lutte pour les réformes » ne sont que les mêmes instruments pour sauver le régime de Faure EYADEMA-GNASSINGBE, qui s’il le voulait, pourrait faire les réformes en un seul jour comme il a su le faire en une seule nuit en 2005 pour le porter au pouvoir à la mort de son père.

Au Parti des travailleurs, nous considérons qu’après s’être battue contre les aspirations profondes du peuple togolais pour « Donner un 3e mandat à Faure GNASSINGBE » à la présidentielle de 2015, une certaine opposition institutionnelle togolaise, par cette campagne pour les « réformes », ne cherche qu’à flouer et faire perdre du temps au peuple togolais. Prônant à tout prix la participation aux législatives de 2018, puis à la présidentielle de 2020, cette « opposition » n’a d’autre véritable dessein que de maintenir Faure au pouvoir pour permettre à son régime de continuer à violer les droits de l’homme par la répression et les assassinats, à détourner nos deniers publics, à piller nos richesses. En contrepartie, le régime garantit des miettes de sa rapine à cette « opposition démocratique » ; notamment en lui concédant quelques sièges à l’Assemblée, faisant bénéficier ses membres de missions répétitives à l’étranger grassement payées et de fonds secrets illimités comme on l’a dernièrement appris. Tout ceci transforme les « activités politiques » en un juteux fonds de commerce. C’est cynique, mais c’est la triste réalité de ce qui se passe en coulisse alors que, par devant, on sert un double langage au peuple au quotidien !

On peut ainsi mieux comprendre pourquoi cette « opposition démocratique » est incapable d’appeler le peuple à s’organiser pour dire clairement : « 50 ans, ça suffit, dehors le régime du clan EYADEMA-GNASSINGBE ! » et, s’il le faut, à paralyser le pays pour l’obtenir comme on l’a vu au Burkina, en Gambie, etc. Après, elle a beau jeu de dire : « le Togo, ce n’est pas le Burkina Faso ! ». Mais, derrière ces paroles fumeuses se cache la réalité d’une impuissance volontaire !

L’unité d’action de l’opposition gambienne, disent certains, doit inspirer celle du Togo pour aller à l’alternance et au changement tant souhaités. Mais pour le chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre FABRE, les contextes sont bien différents, dit-il. Et vous que diriez-vous ?

Unité d’action de l’opposition togolaise ? Ce n’est pas ce problème qui se pose. En fait, les différents partis de cette « opposition » sont en compétition pour mieux servir Faure EYADEMA-GNASSINGBE.

C’est ce que révèle ce statut très officiel de « Chef de file de l’opposition » qui, en faisant de lui une institution du régime, est une stratégie de manipulation pour discréditer Jean-Pierre FABRE et, par sa morgue et sa suffisance, le pousser à diviser l’opposition.

Je vous fais une confidence : c’est Jean-Pierre FABRE lui-même qui, lors de causeries en marge des marches de 2010 à 2013 contre le coup d’Etat électoral de 2010, nous a informé que Blaise COMPAORE, dont le cynisme est connu, lui a révélé avoir délibérément inventé ce statut pour discréditer totalement les principaux responsables de l’opposition burkinabè et qu’il y a réussi.

Si vous ne me croyez pas, interrogez-le ainsi que les autres responsables de l’« opposition » et dites-leur bien que c’est moi qui vous en ai parlé !

Comment comprendre son aveuglement à faire le gros dos avec ce ridicule statut, si on en juge par le rôle qui lui est dévolu par la loi portant statut de l’opposition qui le transforme en garçon de course de Faure pour museler et impuissanter l’opposition togolaise ? Loi qu’il avait pourtant vigoureusement dénoncée au départ avant de s’apercevoir qu’il en tirerait de substantiels avantages personnels devenant ainsi un chef de file-godillot. Quelle lamentable et déshonorante volte-face !

L’opposition togolaise semble s’unir, le groupe des six partis veut s’allier au CAP 2015 pour une unicité d’actions, le Chef de file de l’opposition n’est plus contesté, que ce soit Me Paul Dodji Apévon ou Nicolas Lawson, etc., chacun reconnaît aujourd’hui en Jean-Pierre Fabre, le chef de l’opposition. Qu’attend alors le Parti des travailleurs pour rentrer dans la danse et faire bloc comme le souhaitent les populations contre le régime togolais ?

Avec les réunions en cours entre CAP 2015 et le Groupe des 6, il ne s’agit pas d’« unité d’action » de l’opposition, mais de rencontres préparatoires à des négociations entre acteurs politiques de l’opposition et régime UNIR/RPT sur le contingent de sièges que ce dernier serait disposé à leur octroyer aux prochaines législatives de 2018.

D’abord, notez cette coïncidence frappante : ce rapprochement intervient à un an des législatives de 2018 comme, dans un contexte semblable, celui de fin 2012-2013 entre les partis politiques membres du CST et ceux de la Coalition Arc-en-ciel en vue des législatives de 2013. Ce rapprochement CST-Coalition Arc-en-ciel d’alors n’avait finalement servi qu’à préparer les négociations de Togotélécom II puis, celles organisées sous l’égide de Mgr BARRIGAH et de l’Ambassadeur des USA. A l’époque, l’« opposition » s’est fait proprement rouler dans la farine par le régime UNIR/RPT. Il faut donc en déduire que la répétition du scénario catastrophique de 2013 est en train de se préparer pour les prochaines législatives de 2018 ; avec le même aveuglement.

Maintenant, pourquoi cet aveuglement ? En réalité, il ne s’agit pas d’aveuglement, mais d’une collusion d’intérêts assez simple à comprendre. Nous avons affaire à des partis dont le programme ne différant pas idéologiquement de celui du RPT sur le fond, ont adopté comme mode de fonctionnement son clientélisme. Les militants n’étant pas appelés à cotiser pour matérialiser leur adhésion aux idéaux du parti, ces partis se tournent vers l’Etat pour être financés. Ils en viennent ainsi à décider qu’au moins le « président » ou un groupe de responsables du parti se voient garantir, à l’Assemblée Nationale, un ou quelques sièges ; la falsification du système électoral togolais arrogeant le monopole de leur répartition au régime UNIR/RPT. C’est pourquoi il y aura nécessairement à venir « dialogue », négociations et « accord » entre RPT/UNIR et « opposition démocratique », lesquels se préparent secrètement d’ores et déjà. C’est là le véritable enjeu des réunions actuelles et rien d’autre ! Vous comprendrez donc pourquoi le Parti des travailleurs ne peut en aucun cas s’associer à cette trahison des intérêts du peuple togolais.

Le quatrième mandat de Faure Gnassingbé, le sort en est jeté. Avez-vous un seul moyen d’empêcher Faure Gnassingbé d’être candidat et d’être élu en 2020 ?

Non, aujourd’hui, demain, en 2018, en 2020, le sort du maintien de Faure EYADEMA GNASSINGBE au pouvoir n’est nullement jeté ; car à tout moment, le peuple togolais peut décider d’exercer sa volonté.

C’est pourquoi au Parti des travailleurs, nous en appelons au sursaut des Togolais en soulevant ces questions : faut-il laisser Faure aller au-delà des 50 ans de règne du clan EYADEMA-GNASSINGBE au Togo ? Est-il glorieux pour notre pays d’être la deuxième plus vieille dictature familiale au monde après celle des KIM-IL-SUNG de la Corée du Nord ?

Nous pensons que NON ! Que c’est maintenant, tout de suite, qu’il faut agir pour mettre fin à son régime comme le peuple Burkinabè et le peuple gambien ont su si bien le faire.

Dans ces conditions, n’est-ce pas dès aujourd’hui qu’il faudrait songer à une manifestation populaire dans toutes les grandes villes du Togo, de Lomé à Cinkassé, à l’occasion de la commémoration de la fin des 50 ans de pouvoir du clan EYADEMA-GNASSINGBE, le jeudi 14 avril prochain. Sur un seul mot d’ordre : « 50 ans, ça suffit ! A bas la dynastie des EYADEMA-GNASSINGBE ! Faure, Dégage ! ».

Si le peuple est prêt, nous, Parti des travailleurs, sommes disposés, à aider à mettre en place un comité pour préparer cette manifestation.

Dites-nous enfin Claude AMEGANVI, comment se porte votre parti ? Le parti des travailleurs ? Quelle est sa vision en ces moments de crise socioéconomique et politique au Togo ?

Nous allons bien, après avoir traversé, comme la plupart des partis d’opposition, une crise qui a vu certains nous quitter pour aller créer un autre parti : le PADET. Mais, le PADET, qui en entend parler aujourd’hui ? Il ne suffit pas d’organiser une surréaliste scission en déférant au diktat de certaine chapelle de bureaucrates « internationalistes » aux relents colonialistes. Encore faut-il, par la suite, dans la complexe situation politique togolaise, savoir oser et pouvoir agir sur le réel. Faute de quoi, peut s’ouvrir une boîte de pandore susceptible de propulser dans une autodestruction multidimensionnelle. Chose vue.

Quant à nous, qui avons maintenu le cap de la continuité de l’OTTD, que le peuple togolais a découvert à la Conférence nationale, au Parti des travailleurs d’aujourd’hui, toujours fidèles aux intérêts des travailleurs et du peuple togolais, nous sommes confiants en l’avenir.

Interview réalisée par Sylvestre K. BENI
Indépendant Express (N° 405 du mardi 28 février 2017)
39 007 d' Agoé Nyivé | Mercredi, 8 Mars 2017 - 18:16

 14   Le Vrai Jay Bon Jeu | Mercredi, 8 Mars 2017  - 20:18
  Réponse à 12-Mal cherché
  Merci pour tes infos.
J'ai cherche' et trouve' et en lisant ci dessous observez combien de fois le fraudeur a " Renonce' .....

et voici ce qui a ete' "Rapporte'...
";
Sa nomination en tant que président de la République était déjà prévue, en raison du mauvais état de santé de son père. En décembre 2002, Gnassingbé Eyadema avait fait amender la Constitution du pays, avec entre autres mesures l’abaissement de l'âge nécessaire pour être président de 45 à 35 ans, âge qu'avait son fils à cette époque. Ceci aurait permis à Faure Gnassingbé de se présenter à l’élection présidentielle de 2003 au cas où Eyadéma ne pourrait se présenter2.

Avec l'aval de Jacques Chirac et tel que permis par l’amendement constitutionnel de décembre 20023, Eyadéma se présente finalement à l’élection présidentielle de 2003 qu'il remporte "officiellement " au premier tour avec 52 % des voix. Il fit entrer Faure Gnassingbé (jusqu’alors député) au gouvernement en lui confiant le ministère des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications. Eyadéma annonça engager de grands travaux de réhabilitations des infrastructures partout dans le pays après le rétablissement de la coopération avec l'UE (coupée depuis 1993 à la suite de la répression d'une manifestation en février 19934).

À la suite du décès de son père le 5 février 2005 et d'un coup d'État constitutionnel soutenu par l'armée, Faure Gnassingbé est nommé président. Sous la pression de l'opposition, de l'Union africaine et de la communauté internationale, Faure Gnassingbé "renonce d'abord " à être président jusqu'au terme du mandat normal de son père et annonce une élection dans les 60 jours. Puis il "renonce " à la modification de la constitution votée en toute hâte au lendemain de la mort de son père pour évincer le président intérimaire Fambaré Ouattara Natchaba," président de l'Assemblée nationale, longtemps bloqué par l'armée togolaise à la frontière béninoise. Enfin, le 25 février, il "renonce "à son mandat de président par intérim et se porte candidat à l'élection présidentielle.


Granfd Merci a' au Posting #12

 13   J'AI MAL PARTOUT | Mercredi, 8 Mars 2017  - 20:13
  Réponse à 6-Tussera Guéri
  ICILOMÉ A SUPPRIMÉ MON POST D'AMOUR RÉPONSE À TON ENDROIT.

MÊME ICI LE 6666 FAIT SA LOI.

COMBIEN DE TOGOLAIS AU TOGO ONT ACCÈS À CE SITE CANADIEN ????

QUI VOS POSTS DÉRANGENT ????

JE SUIS SÛRE QUE LE 6666 NE CONNAIT MÊME PAS CE SITE.

ALORS QUI VOS POSTS DÉRANGENT ???

ET QUI NOS POSTS AFFECTENT AU TOGO ????

ICILOMÉ VOUA AVEZ ENTIÈREMENT RAISON.

L'OPPOSITION TOGOLAISE N'A MEME PAS UN SITE WEB COMME ICILOMÉ

NOUS SOMMES CHEZ VOUS SANS AUCUN POUVOIR.

Comme dirait l'autre

FAISEZ ET DÉFAISEZ NOUS.

😁 😁 😁 😁 😁 😁 😁 😁

NOUS N'AVONS AUCUN POUVOIR SUR ICILOMÉ.


J'AI MAL PARTOUT




 12   Mal cherché | Mercredi, 8 Mars 2017  - 19:46
  Réponse à 8-Le Vrai Jay Bon Jeu
  Tu as mal cherché Faure est bel et bien un ancien éleve de GWU:
c,est ecrit D'autres anciens élèves célèbre comprennent Anwar al-Awlaki, ..,Faure Gnassingbé, .Rachel Zoe. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_George_Washington#Anciens_.C3.A9l.C3.A8ves_c.C3.A9l.C3.A8bres)
Il ne faut pas désorienter les gens, maintenent s'il n'arrive pas à satisfaire les toglais c'est autre chose

 11   Maitre Calvera | Mercredi, 8 Mars 2017  - 19:40
  Réponse à 3-GNAROU
  J'aurais aime que votre reve devienne realite mais, ce ne sera pas le cas parce que, ce serait deja une prouesse politique s'il conservait son siege a l'assemblee nationale aux prochaines legislatives.

 10   J'AI MAL PARTOUT | Mercredi, 8 Mars 2017  - 18:29
  Réponse à 2-SA
  DIXIT

L' OPPOSITION DOIT TOUT FAIRE AFIN QU' IL N' Y A AIT PAS D' ELECTION SANS LES REFORMES. C' EST RIDICULE TA QUESTION, TU DEVRAIS EXHORTER L' OPPOSITION A DECROCHER LES REFORMES AVANT QU' IL AIT ENCORE ELECTIONS AU TOGO.


VU QUE T'ES UN INTELLECTUEL TARÉ, JE REPOSE LA QUESTION :

L'OPPOSITION A T'ELLE LES MOYENS DE GAGNER LES PROCHAINES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET DE PRENDRE LE POUVOIR DEVANT LA MACHINE SATANIQUE RPT-UNIR ????


L' OPPOSITION AS TELLE LES MOYENS DE TOUT FAIRE AFIN QU' IL N' Y A AIT PAS D' ELECTION SANS LES REFORMES ???

NÉGRO

PITANG TCHALLA FERME 2 MÉDIAS. VOUS N'ÊTES MÊME PAS FOUCHU D'EXIGER LEURS OUVERTURES.

ET TU PARLES DE KOI ?????

Pti, DANS TA TÊTE IL Y A UNE MATIÈRE EN GRAISSE APPELÉE : CERVEAU.

SI TU NE L'UTILISE PAS ASSEZ, IL SE SÈCHE et TARIE.

D'OÙ L'EXPRESSION TARÉ SORTI DU VERBE TARIR.

DE GRÂCE UTILISE TON CERVEAU SOUVENT COMPATRIOTE.

SANS KOI.........

😁 😁 😁 😁 😁 😁 😁 😁

Vous allez me tuer de rire un jour ce Web

J'AI MAL PARTOUT


 9   1111 | Mercredi, 8 Mars 2017  - 18:25
  Réponse à 1-J'AI MAL PARTOUT
  Etouvi peux tu me faire un WESTERN UNION? J'ai FAIM car GAPERI a tout mangé.


 8   Le Vrai Jay Bon Jeu | Mercredi, 8 Mars 2017  - 18:21
  Réponse à 3-GNAROU
  Tout le soutien ?? jusqu'a la gorge ??ou bien ce ke le fraudeur appelle "soutien-gorge ?? Hiiiiiii..
mais le demi dieu de pya est plus pondere' que lui.. Alors tu vas faire comment avec les escrocs des F.A.T

PS..

Voici ci dessous les noms des etudiants qui avaient frequente 'a' LUniversite de Geroges Washington et qui sont devenus des "World Leaders " publiee sur le site de l'Universite'. et L'universite est tres fiere de publier les noms.


Mais le nom de ton demi dieu , fraudeur faure , n'existe pas... parmi les "apotres"..comment expliques tu cela ??? allo ?? n'avait il pas "Souper" ???? Hiiiiiii
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
"Tammy Duckworth ESIA MA ’92 Member of the U.S. House of Representatives
John Foster Dulles LAW LLB ’12 Former U.S. Secretary of State
Michael Enzi GWSB BBA ’66 U.S Senator (Wyoming)
Dr. Anwar Mohammed Gargash CCAS BA ’81, CCAS MA ’84 Minister of State for Foreign Affairs, United Arab Emirates
Jacqueline Kennedy Onassis CCAS BA ’51 Former First Lady
Colin Powell GWSB MBA ’71 Former U.S. Secretary of State and Chairman of the Joint Chiefs
Harry Reid LAW JD ’64 U.S. Senator (Nevada) and Senate Minority Leader
Mark Warner CCAS BA ’77 U.S. Senator (Virginia), Former Virginia Governor
Dr. Syngman Rhee CCAS BA 1907 First President of South Korea
Major General Nadja West SMHS MD ’88 Army Surgeon General and Commanding General, U.S. Army Medical Command (MEDCOM) ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Piam Piam reponse urgente..

 7   X.Dilish | Mercredi, 8 Mars 2017  - 17:59
  Réponse à 5-Kangourou
  Dixit:
" Feu Matthieu Kerekou les appelait: Intellectuels tarés "
____________________
Tarés seulement...? J'admire une fois encore l' indulgence de feu Kérékou.
Regardons autour de nous.
1) Au Burkina les intellectuels portent souvent des costumes africains...type grand Boubou et cela leur va très bien
2) Au Bénin c' est pareil
3) Au Ghana,costumes africains + Kenté, ce qui leur va á merveille !

AU TOGO.....ont dirait que nos braves intellectuels ne sont pas seulement comme le dit Feu Mathieu Kérékou... mais qu' ils souffrent aussi d' une ACCULTURATION NOTOIRE qui se conjugue avec un MANQUE DE FIERTE !
Ensuite il faut les lire....ils citent Platon et ne jure que par Socrate... Voltaire, Molière si ce n' est la Rochefoucauld ! Ah oui j' allais oublier Clémenceau.



 6   Tussera Guéri | Mercredi, 8 Mars 2017  - 17:44
  Réponse à 1-J'AI MAL PARTOUT
  compatriote, le Togo a besoin de toutes ses filles et fils bien portant et cela me fait de la peine de savoir que vous avez toujours "mal partout"!
Je vous en prie, avec beaucoup d' eau prenez un comprimé d' aspirine ou de paracétamol + 500 mg de vitamine C demain matin au petit déjeuner et vos douleurs, honorable concitoyen, disparaîtront à jamais !

Bonne guérison concitoyen

 5   Kangourou | Mercredi, 8 Mars 2017  - 17:28
  Réponse à 4-Malick
  Surtout nous les intellectuels?????? Vous les intellectuals????. Alors les Edem Kodjo, Moussa Barry Barke, Agbeyome sont quoi alors. Ce sont les revolutionnaires nationalistes à la Sankara et à la Rawling qui ont toujours changé les choses. Les Magufuli en Tanzanie et le Rwandais Kagame sont des visionnaires. Je ne crois pas que nos intellos corrompus, a culture qui sont dans les vestes 3 pièces sous 40 degre Celcuis peuvent changer quoi que ce soit. Feu Matthieu Kerekou les appelait: Intellectuels tares.

 4   Malick | Mercredi, 8 Mars 2017  - 17:0
  Le problème de l'alternance politique pour libérer les énergies pour un développement véritable du Togo n'est pas seulement l'apanage des leaders politiques. Mais de tous les citoyens surtout nous les intellectuelles

 3   GNAROU | Mercredi, 8 Mars 2017  - 16:54
  Moderé, poli, ponderé, intelligent, patriote, ce monsieur est vraiment présidentiable !!!

Faudrait lui apporter tout le soutien necessaire.
Enfin un vrai politicien .

 2   SA | Mercredi, 8 Mars 2017  - 16:46
  Réponse à 1-J'AI MAL PARTOUT
  L' OPPOSITION DOIT TOUT FAIRE AFIN QU' IL N' Y A AIT PAS D' ELECTION SANS LES REFORMES. C' EST RIDICULE TA QUESTION, TU DEVRAIS EXHORTER L' OPPOSITION A DECROCHER LES REFORMES AVANT QU' IL AIT ENCORE ELECTIONS AU TOGO.

 1   J'AI MAL PARTOUT | Mercredi, 8 Mars 2017  - 16:2
  Me Paul Dodji Apévon J'AI UNE ET UNE SEULE QUESTION :

AVEZ-VOUS LES MOYENS DE GAGNER LES PROCHAINES PRÉSIDENTIELLES ET PRENDRE LE POUVOIR AU TOGO FACE À LA MACHINE RPT-UNIR ???

EN 2020 ÇA SERA DU BLANC BONNET AU BONNET BLANC.

DU PAREIL AU MÊME.

LE RESTE N'EST QU'UNE AFFAIRE À AMUSER LES NÉGROS QUI RIENT BIEN. LES NÉGROS AIMENT BIEN RIRE 😁 😁 😁 N'EST CE PAS ME APÉVON ???

DU BLANC BONNET AU BONNET BLANC

DU PAREIL AU MÊME

À MOINS QUE.......



TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad
ARTICLES LES PLUS RECENTS

© EXIN MEDIA. Contactez-nous. | Politique de vie privée | Partenaires
Commparer pour le meilleur pret auto| | . | | .
Toutes les infos sur comparateur-de-mutuelle.info pour votre mutuelle
Serrurier Paris 6| Comparateur gratuit de rachat de credit sur rachat-credit-entre-particulier.com