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Togo Les grèves des enseignants togolais : à qui profitent-elles ?


société

iciLome | | 8 Commentaires |Imprimer Lu : 9431 fois

Depuis 2013, les enseignants togolais débrayent régulièrement pour réclamer de meilleures situations d’exercice de fonction. Au-delà du droit humain et aussi du devoir de chaque travailleur d’agir convenablement pour améliorer ses conditions de travail, si celles-ci venaient bien sûr à se dégrader ou in-exister, parlant spécifiquement des mouvements sociaux des enseignants, une question centrale se pose : à qui profitent-ils ?

Pour répondre à cette question, passons en revue les faces de l’enseignement au Togo.

Avant les années 1990
Il serait bien évidemment présomptueux d’égrener dans cet article, tout le chapelet de l’enseignement d’un pays aussi petit soit-il, parlant bien naturellement du Togo.
Je vais donc aborder quelques points, en passant par la situation de l’enseignement au Togo, dès la prise de pouvoir par Feu Gnassingbé Eyadema, jusqu’aux mouvements populaires des années 1990.
Le système d’éducation des pays dominés d’Afrique est une falsification de celui du pays dominateur. Ce système ne forme pas des têtes bien faites et bien pleines mais plutôt, des têtes pleines, prêtes à réciter les leçons de ses maîtres et formatées à être des relais locaux d’un système de servitude.
On comprend donc pourquoi la pédagogie de la réflexion et de la critique manque à tous les niveaux d’enseignement, poussée des bancs par une pile de récitations et de mémorisations systématiques des enseignements.
Mémoriser et réciter, tel est le résumé d’un enseignement qui contribue à l’éducation des peuples colonisés.
Pour compléter ce schéma de domination, la prise en compte des éléments endogènes dans l’enseignement fait tabou, éléments profanés par ceux exogènes.
Brièvement, l’élève africain togolais ne peut ni parler, ni écrire sa langue maternelle. En lieu et place, récite-t-il la langue du colonisé à tout bout de champ ; la lycéenne togolaise ne connaît pas l’histoire du Togo et chante par cœur l’histoire de la France.
Diamétralement parlant, l’élève français ne peut placer le Togo sur une carte, quand l’élève togolais dessine la France même en somnolant.
Ce décor planté, le seul président qu’a connu toute une génération des Togolais, s’est attelé à entretenir à bon escient d’ailleurs, ce système d’enseignement.
« Tant vaut l’école, tant vaut la nation », aimait-il dire.
“Le père de la nation” joignait la parole à l’acte, quand depuis le coup d’état qui l’a porté au pouvoir jusqu’aux secousses qui ont fait vaciller son royaume, il a fait des élèves, des lycéens, des étudiants et des enseignants, une de ses priorités.
Ainsi, de l’école primaire à l’université, les bourses étaient-elles octroyées ; les universitaires étaient envoyés dans des pays dits développés pour poursuivre les études, certains leaders actuels de l’opposition faisant partie des bénéficiaires ; les enseignants touchaient régulièrement leurs salaires et pouvaient même compter sur un treizième et plus encore, un quatorzième mis sur le compte d’une très discutée et disputée fête du 13 janvier.
L’école était aussi un cadre de discipline voir de redressement.
On peut tout reprocher au Timonier national. Au niveau de l’éducation néanmoins, on ne peut rien lui reprocher. Il a réussi sa tâche, celle de former une élite nationale qui aliène un peuple, réalisant ainsi et parfaitement le projet du pays colonisateur.



Les années 90
Avec le vent de l’Est et les soubresauts politiques, sociaux et économiques qu’il a agités, l’embonpoint de l’enseignement colonial est mis en fellation, sucé complètement par d’interminables grèves pour finir émacié.
On a souvenance de deux étudiants qui ont été le fer de lance d’une rébellion sociale qui a failli emporter une imprenable citadelle d’acier.
Pistonnée par une élite traitresse, les étudiants parties à part entière d’un système scolaire et universitaire, c’est finalement d’une logique que de l’école primaire jusqu’à l’université, le Feu Général des Armées ait trouvé un contestataire à sa taille.

Les années d’après et la politisation de l’éducation
Après les échecs des mouvements populaires et la reprise de main par les tenants du pouvoir, l’enfant chérie est devenu l’enfant bâtard.
N’ayant jamais digéré qu’une partie de l’élite qu’il a nourrie, des élèves et étudiants qu’il a choyés, se sont dressés contre son royaume, Feu Président a tiré toutes les leçons de cette situation et fini le travail de politisation du monde scolaire et estudiantin.
L’embryon de cette politisation s’est formé au temps de l’embonpoint. Il s’est éclos au temps de l’émaciation et arrivé à maturité au temps la reprise d’érection du système en place.
Ce travail de polarisation politique se concrétise par l’explosion d’associations d’élèves, d’étudiants et de syndicats d’enseignants, situés à gauche et à droite de l’échiquier politique, la frontière entre la gauche et la droite étant très poreuse.
Dès lors, l’enseignement, le bon enseignement, qui tant soit peu était au milieu de la réflexion d’une éducation, devient un goudron complet de la politique.
Pour étayer cette thèse, rappelons simplement la chasse aux sorcières des étudiants togolais, qui accusés d’être politiquement instrumentalisés dans leur revendication, sont harcelés, chassés manu militari des cités universitaires et abonnés à la rue.
Les bourses sont systématiquement coupées et l’étudiant qui avant les années 1990 était le prince charmant de la fille togolaise est devenu aujourd’hui le fils esclave à la marâtre.
Pour compléter ce tableau abîmé, rappelons l’état dégénératif des écoles et lycées publiques au profit des écoles privées et instituts BTS tous coloris, souvent propriétés de citoyens bigarrés.
L’école et son enseignement se retrouvent au final laminés, lessivés par des partenaires aux intentions divergentes.

L’enseignement, une tombe qui creuse sa propre tombe
Il est exagéré d’affirmer que l’enseignement au Togo contribue lui-même à la dégradation de sa propre qualité.
Il est raisonnable néanmoins de dire que son premier allié, c’est-à-dire l’enseignant, dont le rôle est de tirer l’excellence vers le haut, se niche de plus en plus dans des malversations éthiques, morales et économiques.
À l’image d’un pays où toutes les structures sociales, culturelles, religieuses, économiques et politiques sont traversées par un système de mafia sans nom, l’éducation scolaire et universitaire ne reste pas bannie du sérail.
Dans les écoles du Togo, les enseignants délaissent les cours pour s’adonner aux répétitions porteuses de gains supplémentaires. Ils n’enseignent pas qualitativement dans les classes, réservant le meilleur pour les élèves répétés.
Certains se spécialisent dans la pédophilie, quand d’autres incitent au commerce sexualisé dont le troc s’avère être les notes d’examens.
Dans les villages éloignés, les élèves sont devenus des esclaves de ménages et de travaux champêtres au profit du puissant maître d’école.
Dans les villes, les collèges et lycées privés se reproduisent comme de petits lapins, couple d’un personnel médiocre exerçant dans un cadre tout aussi médiocre.
Les mêmes enseignants peuvent travailler dans une école publique avec un taux de 100% et trouver encore le courage et l’énergie d’enseigner en même temps dans une école privée.
La plupart du temps, ce va-et-vient se fait au désavantage de la qualité de l’enseignement.
C’est dans ce pêle-mêle systémique et structurel, que les enseignants trouvent encore une certaine clarté pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Les meilleures conditions des enseignants pas de l’enseignement
En se référant à La Tribune Afrique du 11.12.16, les enseignants réclament “ l'octroi de l'indemnité de logement pour le personnel de l'éducation et pour toute la carrière, la prime de travail de nuit et prime de salissure, à intégrer au budget 2017. Ces enseignant réclament l'adoption du statut particulier, le reversement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de l'enseignement conformément au statut général de la fonction publique, la résolution définitive du problème de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et du dossier des normaliens ainsi que l'intégration des enseignants volontaires restants dans la fonction publique et enfin l'annulation des affectations punitives des représentants d'enseignants et des délégués syndicaux.”

Avant de revenir à ces revendications, faisons un détour par les conditions actuelles de travail des enseignants, le salaire minimum et le revenu moyen par habitant.
Dans son article “Enseignants : Combien gagnent-ils vraiment ?” du 19 janvier 2017 publié sur le site www.icilome.com, Focus Info détaille les conditions actuelles des enseignants de la fonction publique.
En reprenant les informations contenues dans cette publication, un enseignant de maîtrise touche FCFA 195’000.00 au début de sa carrière et termine sa carrière avec FCFA 442'000.00 ; un titulaire de la licence, FCFA 172’160.00 et FCFA 337'440.00 ; un titulaire du BEPC, FCFA 103’090.00 et FCFA 185'730.00 ; un titulaire du CEPD, FCFA 72'237.00 et FCFA 138. 349.00.
À ce salaire de base, s’ajoutent différentes primes dont celles de rentrée, de bibliothèque ou encore d’incitation à la fonction enseignante.
Le salaire minimum au Togo est de FCFA 35’00.00 et selon la Banque mondiale, le revenu moyen par habitant est d’environ FCFA 29'000.00.
Le seuil de pauvreté se situe moyennement à FCFA 20’00.00 selon Actualitix et le taux de pauvreté environ 62% selon le site www.ufctgo.com.

Sans faire perdre le lecteur dans les méandres de chiffres, disons tout simplement qu’à l’éclairage de ces différentes données, les conditions de travail des enseignants, du moins pour ce qui est de la rémunération et ajoutée au prime, reste acceptables.
Si ces conditions sont jugées bonnes, les revendications actuelles dans leur ensemble, vont-elles aussi dans le bon sens d’une éducation de qualité.

Dans leur ensemble et un enseignement de qualité dis-je ?

Trois revendications que sont l’indemnité au logement, la prime de salissure, la prime de nuit pour la préparation des cours, force le togolais survivant sous le seuil de pauvreté à poser des questions légitimes dont :
À quoi sert une partie d’un salaire de base, si celle-ci ne va pas dans les dépenses de besoins au logement ?
Un maçon qui travaille avec la boue, doit-il demander une prime de salissure à son employeur ?
Une infirmière ira-t-elle demander un prime de temps pour préparer sa seringue ?
Si ces questions restent ouvertes, elles ne peuvent pas éclipser une question fermée, celle de la place de l’élève et du cadre de l’enseignement dans les revendications.

L’élève, le centre décalé
L’élève est au centre de l’enseignement. Il droit à une meilleure qualité de l’enseignement.
La qualité de l’enseignement rime avec la qualité du cadre, des bonnes conditions d’études de l’étudiant et de bonnes conditions de travail des enseignants.
L’élève togolais, conscient du bien-fondé de cette relation triangulaire, soutient l’enseignant dans ses mouvements de grève.
Or, cet élève se re-trouve dans un conflit social où il est finalement le dindon de la farce.
Il étudie dans un cadre dégradé avec de véritables enclos sans toiture, évoluant parfois à une centaine par classes, suivant des cours d’une qualité approximative, soumis au harcèlement sexuel et psychologique de certains enseignants, étudiant la proche et le ventre vides, rentrant à la maison avec le souci de réviser ses cours dans l’obscurité, éclairé par les yeux pensifs et poussifs de parents qui manquent les moyens de payer l’écolage et d’acheter les fournitures à la rentrée prochaine.

Il devient de plus en plus évident que les enseignants, en manifestant pour des objectifs qui ne tournent qu’autour de la question salariale, faisant même fi du cadre dans lequel ils accomplissent leur fonction, oublient l’essentiel qui est la qualité de l’éducation d’un pays.
Les partenaires publiques qui, dans les négociations et plus encore dans la gestion de l’enseignement, ne mettent pas en avant, l’amélioration des conditions d’études et du cadre d’études, tombent dans une politique publique top down qui au final, est ineffective, inefficace et inefficiente.
Finalement, les grèves profitent à tous sauf au citoyen qui a le droit légitime d’en tirer le plus de profit nommément l’enseigné.
Pour changer cette donne, l’enseignement doit être dépolitisé. Il doit nécessairement être repensé en termes de contenue, de cadre, de conditions d’études et d’enseignement avec comme but final, l’éducation d’une population à la tête bien faite et à l’esprit critique qui refonde le Togo.

Se Togoata Asafo

L'AUTEUR
Se Togoata Asafo
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 8   Fambare | Dimanche, 19 Février 2017  - 10:9
  Réponse à 3-franckvi
  Je suis enseignant aussi et je confirme que le principe de bonification de grade qui fait qu'avec un diplôme égal l'enseignant est classé dans une catégorie supérieure à celle de l'agent d'administration ne concerne que les diplômes de licence classique et de maîtrise classique. Ça concerne que ceux là. Les détenteurs de BEPC, BAC, BAC+2 ( DTS, DUT, BTS), LICENCE LMD qui sont de loi la grande majorité des enseignants ne bénéficient pas de ce bonus de grade. Ceux qui détiennent ces diplômes sont classés dans la même catégorie que ce doit dans l'enseignement ou dans l'enseignement. Et ça fait deux poids deux mesures.
Cependant le ministre BAWARA clame sur tous les toits ce bonus de grade accordé uniquement à deux diplômes dont les détenteurs dont de loin très minoritaires. Pour lui c'est une stratégie pour casser les mouvements de grève, pour nous, c'est du pure mensonge.

 7   Huati | Samedi, 18 Février 2017  - 23:44
  Réponse à 7-TARAZA
  Tous les États ont instauré des primes d'éloignement pour les personnels mutés dans des zones enclavées. Là encore le Togo fait exception ! Et les syndicalistes togolais ne réclament jamais cela : ils sont eux-mêmes à Lomé et ça ne leur profitera pas ; pas besoin de lutter pour ce qui ne profite pas à soi. À l'inverse, ces fameux syndicalistes demandent l'annulation des mutations de leurs amis délégués vers les zones enclavées, et inscrivent ça sur leur plateforme revendicative ! Ils ne veulent pas inscrire les primes d'éloignement sur leur plateforme, mais inscrivent sur cette dernière l'annulation des affectations de leurs délégués amis vers les zones enclavées.
ON A DES PROBLÈMES AU TOGO.
Et le gouvernement qui a la tâche de la part de Dieu de veiller sur les citoyens aussi les regarde et les suit dans leurs malices.


 6   Dimitri | Samedi, 18 Février 2017  - 22:50
  Réponse à 3-franckvi
  Il ne faut surtout pas parler de catégorie. Cette boutarde est l'une des ruses les plus ignobles des gouvernements.
Cette mesure de bonification de grade qui fait qu'à diplôme égal l'enseignant se retrouve dans une catégorie supérieure à celle d'un agent d'administration ne concerne pas tout l'éventail des diplômes. La grande majorité des enseignants ont été engagés avec les diplômes de BEPC et BAC. Récemment les titulaires d'une licence LMD également ne bénéficient pas de cette fameuse bonification qui se trouve être l'argument ultime des autorités. Par ailleurs, on ne devrait pas perdre de vue que, par exemple, un cadre B de l'administration pratiquement le même traitement qu'un cadre A2 de l'enseignement. De même, un cadre A2 de l'administration est mieux traité qu'un cadre A1 de l'enseignement,
renseignez-vous là dessus.
L'un des problèmes des enseignants est que la plupart d'entre eux occupent un emploi supérieur à leur grade. Et ceci est une stratégie du gouvernement pour exploité les enseignants. Ainsi dans l'enseignement technique par exemple, la plupart de ceux qui interviennent au lycée sont des titulaires de BTS, DUT, DTS, LICENCE et équivalents. Avec ces diplômes, ces types de personnels sont traités comme des professeurs de collège quant à ce qui concerne leurs rémunérations. Or selon les textes, pour enseigner au lycée, il faut la maîtrise. La plupart d'entre eux sont frustrés, et ils ont des revendications du type "à emplois égaux, des salaires égaux". Toujours dans ce secteur, au premier cycle du secondaire ( au collège ) la plupart des enseignants sont engagés avec un diplôme équivalent au BEPC et sont traités comme des agents de catégorie C quant à ce qui concerne leurs salaires. Cependant pour enseigner au Collège, selon les textes, il faudrait avoir un diplôme de licence. Ici encore le gouvernement organise une véritable exploitation. Sinon pourquoi engager un agent de niveau BEPC pour faire un travail d'un licencié ?
Et comme expliquer que dans l'enseignement, selon le tout nouveau statut, l'enseignant de grade A2 n'a aucune opportunité d'évoluer vers le grade supérieur (A1) ? Cela n'est pas attrayant d'entrer dans la fonction publique avec le grade A2, et aller à la retraite avec le même grade. Au même moment, dans l'administration, les agents ont de véritables carrières.
Si vous observez bien, vous verrez que les mouvements de grève sont plus intenses à l'intérieur du pays. Pourquoi ?
Il y a là une question de mutation. Les départements chargés de muter les personnels enseignants sont les plus corrompus au Togo. Il y a toute maphia autour de cette question de mutation. De sorte que certains sont toujours dans les villes, et les autres sont largués dans les fermes. Dans l'enseignement technique, par exemple, l'ex minitre de l'enseignement technique DIABACTÉ Brim a bloqué toute mutation hors de sa ville natale qui est Mango. Ça veux dire que les enseignants qui étaient mutés sur Mango ont dû attendre le départ du ministère de mr DIABACTÉ au bout de 8ans pour pouvoir espérer être mutés de Mango. Ceux qui avaient fait, par exemple, avant son arrivée dans ce ministère 5 ou 6 ans ont fait jusqu'à la fin des deux mandats de ce ministre 13 ou 14 ans dans la seule ville de Mango. Au milieu des poussières, de la chaleur, des épidémies, des coupures d'eau qui durent parfois 3-4 jours, au moment où tous les puits ont tari. Selon un article publié sur cet ex ministre, c'est les meilleurs au concours qu'il envoyait à Mango, comme si le Togo n'avait pas besoin des meilleurs ailleurs. Selon le même article, durant ses deux mandats, à Mango, des enseignants avaient jusqu'à 2 ou 0 heures par semaine. Là vous ne me croirez pas !











 5   Se | Lundi, 13 Février 2017  - 9:2
  Bonjour,

Je remercie Icilome pour le formidable travail online qu'il fait.
Je remercie les lecteurs. Certains qui me connaissent m'ont contacté pour des encouragements et aussi des critiques. Merci à vous.
7000 lu en 24 heures, c'est énorme et cela montre tout l'intérêt que nous portons tous à l'enseignement de notre pays. C'est génial, car la qualité de l'éducation de notre peuple est en jeu.
J'espère humblement que mon texte contribuera à une réflexion globale sur l'enseignement où une place centrale sera donnée à l'élève.
Concernant les erreurs de forme que j'ai l'habitude de laisser trainer dans mes textes, j'adresse toutes mes excuses au lecteur que je respecte bien évidemment!
Ce n'est pas une raison: j'aimerais dire que j'ai juste à peine une heure par semaine pour penser mes textes, les écrire et les publier et une relecture dans ce cas trouve peu de place dans ce temps serré. Je ferai de mon mieux les fois prochaines.
Ceci dit, j'espère que vous vous intéresseriez plutôt au contenu.
Merci.

 4   Sommet Israel - Afrique | Lundi, 13 Février 2017  - 0:38
 


HAIFA, Israël - Le Premier ministre Benjamin Netanyahu d'Israël devrait se rendre à Washington cette semaine pour rencontrer le président Trump, probablement pour discuter de la philosophie politique qu'ils partagent: le pouvoir par la haine et la peur. Un gouvernement qui interdit les réfugiés et les musulmans d'entrer aux États-Unis a beaucoup en commun avec celle qui permet des colons israéliens à voler la terre des Palestiniens, comme une nouvelle loi que la coalition de M. Netanyahu poussé par le Parlement la semaine dernière a fait.

Comme M. Trump, M. Netanyahu utilisé flagrantes tactiques de course appâtage pour remporter sa dernière élection, en 2015. Depuis lors, il a fait la discrimination contre les citoyens palestiniens d'Israël central à son ordre du jour. Cela prend de nombreuses formes; un particulièrement douloureux est raciste, les politiques d'utilisation des terres et du logement injustes de son gouvernement.

Arabes représentent un cinquième de la population d'Israël, mais seulement 2,5 pour cent des terres de l'État est sous la juridiction arabe. Et depuis la fondation de l'Etat, plus de 700 nouvelles villes ont été construites pour les Juifs, alors que pas de nouvelles villes ont été construites pour les Arabes.

Dans les villes arabes, le gouvernement a fait des permis de construire si difficile à obtenir, et leur accorde si rarement, que de nombreux habitants ont eu recours à la construction de nouvelles unités de logement sur leurs propriétés sans permis juste pour suivre avec les familles croissantes qui ont nulle part où aller. En conséquence, les communautés arabes sont devenus de plus en plus densément peuplée, transformant les villages pastoraux en jungle de béton.

Dans le sud d'Israël, plus de 100.000 citoyens arabes font face à une crise particulière. Dans le désert du Naqab, connue en hébreu sous le Néguev, il y a 35 villages qui sont officiellement «non reconnu» par l'Etat. Les habitants de ces villages non reconnus ont la citoyenneté israélienne, mais l'Etat a refusé de fournir des services les plus élémentaires tels que l'eau, les services publics d'électricité, des routes pavées et les écoles.

Pire encore, parce que le gouvernement israélien refuse de reconnaître l'existence de ces villages, ils vivent tous sous l'ombre des ordres de démolition de l'Etat. Les résidents ne savent jamais quand la police viendra à les expulser et raser leurs maisons.

Ces politiques existent depuis des décennies, mais M. Netanyahu les a transformé en une massue politique. Il y a quelques semaines, quand il est devenu clair que le gouvernement serait obligé de mettre en œuvre une décision israélienne Haute Cour d'évacuer Amona, une colonie illégale en Cisjordanie occupée construit sur des terres volées aux Palestiniens, M. Netanyahu a promis de détruire des maisons arabes à travers Israël en représailles.

Le Premier ministre bientôt fait sa menace. Voilà pourquoi, quelques semaines plus tard, une énorme force de police armée est arrivé pour détruire les maisons dans le village non reconnu d'Umm al-Hiran.

Ma première visite Umm al-Hiran pas longtemps après avoir été élu secrétaire général du parti Hadash. Je passai plusieurs semaines vivant dans le Naqab et a pris part à une manifestation non-violente contre la démolition d'un autre village, Al Araqib. J'ai été battu par la police et arrêté. Je devais appeler ma femme, Nardin, de la prison.

Photo

Ayman Odeh pose sur le terrain après avoir été blessé lors d' affrontements qui ont suivi une manifestation contre la démolition de maisons dans le village bédouin d'Umm al-Hiran, près de la ville méridionale de Beersheba, dans le désert du Néguev, au début , le 18 Janvier 2017. Crédit Keren Manor / Agence France-Presse - Getty Images
Après une longue bataille juridique, le gouvernement a décidé de détruire Umm al-Hiran de sorte qu'une communauté juive religieuse peut être construit à sa place. Cette nouvelle ville serait effacer toute trace de présence arabe, même de remplacer le nom de la ville avec le Hiran plus hébreu à consonance.

Les résidents ont suggéré un compromis: Créer un quartier arabe au sein de la nouvelle ville, afin que leur communauté puisse rester intact. L'Etat a rejeté cette idée: Hiran devait être pour les Juifs seulement.

Il y a quelques semaines, j'ai eu raison d'appeler ma femme du Naqab nouveau. Cette fois, je me trouvais dans une ambulance sur le chemin de l'hôpital. Le 18 janvier, que je me tenais avec les habitants de Umm al-Hiran, la police israélienne qui étaient arrivés pour démolir le village me poivre pulvérisé puis m'a tiré dans la tête et le dos avec des balles en.

Ces balles, qui sont environ 3 pouces de long et 1,5 pouces de diamètre, ont une base en plastique dur et un embout en mousse à haute densité. Soi-disant non-létaux, ils ont causé de nombreuses blessures graves, y compris des fractures du crâne et de la perte de l'œil, et ont été associés à au moins un décès. Dans mon cas, la balle a raté mon œil et seulement effleuré mon crâne.

Plus graves, les actions de la police ce jour-là ont entraîné deux décès: Yakoub Abu al-Qai'an, un professeur de mathématiques de Umm al-Hiran, a été abattu lors de la conduite, et Erez Levi, un officier de police, a été frappé par M. Abu la voiture de al-Qai'an après qu'il a été abattu. La police a mis un récit faux que ce fut une attaque terroriste. La liste commune, le groupe que je dirige à la Knesset, le Parlement israélien, a appelé à une enquête complète sur les événements de la journée.

Dans le Naqab, les revendications de l'Etat "irrégularités de planification," intrusion ou les préoccupations environnementales comme justification pour refuser de reconnaître les villages et pour les détruire. Ceci est une farce sinistre. La réalité pour les citoyens arabes est kafkaïenne: L'État refuse de créer des plans municipaux pour accueillir les communautés en croissance, et détruit à la place des maisons qui sont construites sans permis il est impossible d'obtenir.

Est-ce un moyen pour un Etat de traiter ses citoyens?

Le gouvernement doit répondre aux besoins de logement des communautés arabes. J'ai proposé un moratoire de deux ans sur la démolition de maisons construites illégalement, avec une campagne publique pour décourager la construction illégale. Pendant ce temps, l'Etat devrait créer des plans municipaux pour chaque ville arabe et de la ville et de veiller à ce qu'il y ait un hébergement convenable pour la croissance attendue.

Ce plan a le soutien des deux ministères concernés. Mais M. Netanyahu ignore, tout comme il ignore notre proposition de reconnaître les villages arabes du Naqab.

Le traitement de la population arabe comme un ennemi intérieur est raciste en soi, mais elle est aussi une manœuvre politique. M. Netanyahu sait que ses adversaires sur la gauche ne sera pas reprendre le pouvoir sans coopérer avec les parties arabes. Le Parti travailliste d'opposition le sait aussi. Mais au lieu d'agir avec intégrité, travail a imité la stratégie de M. Netanyahu, nous traiter non pas comme précieux alliés mais comme intouchables.

L'existence même des villages non reconnus est peut-être l'exemple le plus flagrant de la cruauté du gouvernement envers ses citoyens arabes. Il y a assez de place pour nous tous, dans le Naqab et dans tout l'État. En ce moment, il est de notre responsabilité morale de construire une opposition de principe assez fort pour dominer la politique de haine et de peur. Je vais continuer à travailler vers un avenir partagé juste et démocratique.

Ayman Odeh, le président du parti Hadash, mène la liste commune, le troisième plus grand bloc à la Knesset, le Parlement israélien.

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 3   franckvi | Dimanche, 12 Février 2017  - 22:58
  Réponse à 1-systeme-gbévouooooo
  Ce n'est pas parce que les autres corps de la fonction publique ne réclament pas que vous pensez qu'ils sont mieux traites une affirmation gratuite autrement dit vos revendications ne cadrent pas alors avec la réalité donc l'auteur de l'article a raison et je soutiens entièrement le contenu de l'article et de rencherir que les enseignants ont sabote la qualité du métier au profit des privées et de la répétition la plus lucrative, sinon comment comprendre leur comportement paradoxal étant en grève on répète et on enseigne en privé sauf preuves du contraire

 2   franck | Dimanche, 12 Février 2017  - 22:43
  Réponse à 1-systeme-gbévouooooo
  Ce que je sais et j'ai aussi tenté ma chance aux corps des policiers, recrutement :gardiens de paix niveau bepc opa bac 2cat c, op licence cat b, commissaire maîtrise cat a2 le reste je n'ai pas une idée des primes de logements, au vu de ce que vous dites il y aurait une compensation et vous n'avez pas trouvé injuste qu'un maîtrisare soit en a2 alors que ce même grade est en a1 dans l'enseignement, svp soyez réaliste dommage vous n'avez pas suffisamment d'informations taisez vous, les enseignants réclament ce qui sort de l'entendement humain et la logique voudrait qu'on pense aux autres, et retenez ceci vous êtes libres de changer de corps pour mieux vivre, de plus faites un bon sondage pour s'imprégner de la réalité dans les autres corps socio professionnels avant de coucher vos inepties et insuffisances intellectuelle, vous êtes un vrai clochard

 1   systeme-gbévouooooo | Dimanche, 12 Février 2017  - 15:36
  Svp journalistes , essayez de faire un travail correcte. Dites nous aussi combien gagne les autres corps de la fonction publique, pour ne pas aller loin par exemple dites nous combien gagnent les militaires officiers recrutés avec un BAC+2 ? A ma connaissance ils sont à 250 mille comme salaire de base dans l'armée avec un BAC+2 comparativement à un enseignant avec une maîtrise ou licence, ya til match?. Ou bien les enseignements ne sont ils pas Togolais, repartissez équitablement les biens du pays pour que les esprits soient apaisés et que tout rentre dans l'ordre. Essayer de nous dire également à combien s'élève la prime de logement des policiers selon leur grade(A ma connaissance les petits policiers avec BEPC ont une prime de logement de 15mille, les Officiers de police niveau BAC ont une prime de logement de 40mille et les commissaires de police avec niveau Maîtrise ont une prime de logement de 90 milles ). Pour les autres corps comme les magistrats et greffiers, dites nous combien gagnent-ils également. Et si l'enseignant qui n'a aucune prime de logement et revendique aussi ses droits pour s'en sortir où est le problème chuannnnnnnnnn. Etat Gbévouwoooooooo.


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