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Togo Shell-Togo poussée vers la sortie par l’Etat : Un réseau obscur sur le point de racheter ses actions


société

Lalternative-togo.com | | 9 Commentaires |Imprimer Lu : 4601 fois

De l’eau dans le gaz entre la société Shell-Togo et le gouvernement togolais. Cela fait plusieurs semaines que le groupe pétrolier anglo-néerlandais est sous pression des autorités togolaises pour céder ses actions au Togo. Pour permettre à l’opinion de cerner le processus en cours, il faut rappeler les composantes de la société Shell-Togo. Elle est composée de trois entités, notamment STSL (Société togolaise de stockage de Lomé), Shell-Togo et Compell (Shell et Etat). Dans le contrat qui lie l’ensemble de ces acteurs, il existe un droit de préséance qui stipule que si un des actionnaires devrait céder ses actions, les autres parties devraient nécessairement donner leur accord.

Tout est parti le 1er avril 2010 lorsque le groupe anglo-néerlandais décide de se retirer de l’Afrique dans ses activités d’aval (stations-services, lubrifiants, LPG ….) dans 21 pays. Shell décida alors de rentrer dans une joint-venture avec Vitol(40%), Helios Investment Partners (40%) et Shell (20%), donnant ainsi naissance au groupe Vivo Energy. Le processus de désengagement de Shell dans les 21 pays d’Afrique s’est heurté aux mouvements sociaux, notamment le débrayage du personnel pour la plupart. Ce processus s’est confronté à des obstacles majeurs au Ghana et au Togo, même si la situation s’est normalisée au fil du temps chez les voisins de l’ouest.

Au Togo, l’Etat s’est opposé à la cession des actions de Shell en brandissant la clause de préséance mais sans jamais manifester sa volonté d’acheter lesdites actions. Les actions de Shell Togo sont restées dans le portefeuille de vente depuis 2010 jusqu’en avril 2016, date à laquelle le groupe anglo-néerlandais a décidé de ne plus se désengager du Togo, mais de réinvestir pour maximiser de nouvelles potentialités à exploiter. Un émissaire de shell a été chargé d’informer le gouvernement pendant que des experts ont été dépêchés à Lomé pour l’évaluation des infrastructures, les différents audits (techniques, financiers et ressources humaines). C’est en ce moment précis que l’Etat s’oppose à un nouveau réinvestissement au Togo et invite à la société à la table de négociation.

Une fois autour de cette table, l’Etat informe Shell de sa décision de racheter ses actions en arguant qu’elle ne peut plus autoriser un réinvestissement dans les infrastructures parce qu’elles sont d’ordre stratégique comme le port, l’aéroport, etc. Pour la société Shell, c’est un coup de massue, parce depuis 50 ans qu’elle existe au Togo et qu’elle utilise les infrastructures pétrolières, cet argument stratégique ne lui a jamais été opposé. Shell est ainsi poussée vers la sortie.

Un processus conduit en toute discrétion par une cellule à la présidence de la République sans l’implication du ministère du Commerce, encore moins celui des Mines et de l’Energie. Que veut faire l’Etat togolais de ses installations ? Quelle société va reprendre les actions de Shell ? En attendant de lever un coin de voile sur ce réseau dont on cite certaines têtes de pont, notamment le vieux Adjakli et son fils ainsi que Barry Moussa Barqué et son fils aussi, les 70 employés de Shell-Togo (cadres et ouvriers) sont très inquiets.

Pour eux, une période d’incertitude s’ouvre, surtout que rien ne filtre de ces discussions. Cette inquiétude est d’autant plus grande que le désengagement de Shell dans plusieurs pays africains s’est soldé par des licenciements massifs, suivi des mouvements de grève.

Pour rappel, ce sont les pétroliers ( Shell, Total, Texaco ) qui assuraient la commande du carburant à tour de rôle pour une période de trois mois chacun. Mais c’est le gouvernement qui fixe les prix à la pompe. Tout se déroulait normalement jusqu’au malentendu lié à l’incapacité du gouvernement à regler aux pétroliers les impayés des subventions. Le gouvernement saute alors sur l’occasion pour recupérer lui-même la commande du carburant. Et depuis, c’est le gouvernement qui commande et fixe les prix des produits pétroliers à la pompe.

Une anomalie typiquement togolaise qui suscite souvent les protestations des associations de consommateurs, surtout en ce qui concerne la fixation des prix à la pompe piloté par une cellule où l’on retrouve le réseau à Barqué, Adjakli et leurs fils. Ces messieurs et leurs protecteurs se font des milliards sur le dos des Togolais qui sont contraints de payer très cher le carburant à la pompe.

De toute évidence, c’est ce groupe insatiable qui travaille dans l’ombre pour acter le départ de Shell-Togo dont ils sont prêts à récupérer les actions dans une société leur appartenant. Bon à suivre !

Mensah K.




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 9   Transparence | Jeudi, 12 Janvier 2017  - 16:43
  C'est triste cette opacite c'est pour cela que les gens demande la democratie et la transparence.

 8   Chinalawson | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 19:6
  Réponse à 8-Abldjo
  Pffffffff......!!

Des recitations de la fmi et de la BM que vous recitez sans rien comprendre ce qui se cache la dedans.

Dans ce pays où il manque de tout, ou le seul capable de lever des fonds est l'Etat, c'est le dirigisme economique qu'il faut en attendant !!

 7   Abldjo | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 15:37
  Réponse à 4-le juste
  Dans un pays normal, le gouvernement a pour role de conduire la politique du pays et ne doit aucunément agir en tant qu'acteur économique a moins de le faire a travers des agences ou sociétés qu'il controle.

Mais hélas on est dans un pays ou rien est controlé. Le gouvernement meme n'est pas controlé. Qui controle l'Etat?

Oui a des fonds togolais mais non a la mafia togolaise.


 6   1111 | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 11:59
  Réponse à 5-Chinalawson
  sauf que nous sommes au Togo, tout cela va virer à un pillage de shell...qui finira anémié puis fermé...wait and see...

 5   Chinalawson | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 10:33
  Réponse à 2-Habame
  Je prefere que les togolais foutent shell dehors que de voir les étrangers faire des benefices qu'ils rapatrient chez eux !!

Vivement que l'argent du Togo reste au Togo !!

On a besoin des DANGOTÉ togolais. Et ceci doit se faire avec le concours de l'Etat !!

Faure a mon soutien !!

 4   le juste | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 9:31
  Quoi de plus logique que ce soit le gouvernement qui commande et fixe le prix a la pompe, le carburant destine a la consommation nationale !
Cela lui permet ainsi de gerer l'autonomie energetique du pays car sans energie, rien ne peut bouger.

Seulement, ce processus doit etre transparent et soumis a un controle rigoureux et non laisse aux bons soins de "mafieux retraites et fils" comme si ce service etatique du ministere du commerce etait une societe privee .
Encore une fois les oeuvres de cette minorite qui asphicie les populations.
Oh, impunite, impunite, impunite.
Oh Yehova , donne a ceux a qui tu confie la destinee du Togo le courage de se debarasse de l'impunite.
Amen.

 3   1111 | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 9:3
  Réponse à 2-Habame
  Habamé tu n'as encore rien vu. Si vous acceptez que le même incapable vous dirige ainsi, ce n'est que le début de la décadence. les ghanéens rigolent en regardant votre pays.

 2   Habame | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 8:58
  Faure veut clarifier le climat des affaires et bénéficier du Millenium Challenge Accoun (MCA) et de l'AGOA mais se livre à des conneries de cette envergure alors il pourra dire bye bye à toutes ces opportunités.

Comment cela est il possible. C'est comme ca le coup de passe passe s'est fait avec PROGOSSA et BOLLORE.

Faure Kodjo Essolakina Mabadjetom Eyadema Etienne Gnassingbé, réveille toi sinon tu risques de conduire notre petit Togo sur la dangereuse voie où se trouve le Bénin de Talon d'Achille actuellement avec le Nigéria son voisin!

Bonne année nooon, il n' ya pas que le pouvoir politique dans la vie!!!!

Tu as vu ce que la cours constitutionnelle vient de faire à Yaya jammeh, huuum.

Si tu veux devenir ce que les économistes appellent un "Bien de Giffen" alors continue, ta figure sera la route!

Je suis fatigué
























 1   kaka | Mercredi, 11 Janvier 2017  - 8:38
  Un processus conduit en toute discrétion par une cellule à la présidence de la République sans l’implication du ministère du Commerce, encore moins celui des Mines et de l’Energie.

Il manque quelque chose à cette phrase.

Merci pour le travail d'investigation et d'information.


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