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Togo Attentat de Soudou : 24 ans sans connaître la vérité


politique

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Comme tous les autres crimes au Togo, mais non élucidés, le 05 Mai nous rappelle qu’il y a exactement 24 ans, 12 Togolais tombaient sous les balles d’une armée au service du régime de feu Gnassingbé Eyadéma, dans la préfecture d’Assoli à Kara. En dépit du rapport de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), pointant du doigt Ernest Gnassingbé comme principal commanditaire, ce dernier ne sera jamais inquiété jusqu’à la piteuse fin de ses jours ; retour sur ce triste événement.

Hier 5 mai 2016, les Togolais se sont rappelés encore l'attentat de Soudou survenu le 5 mai 1992, contre une délégation conduite par Gilchrist Olympio.

Retour d’exil de Gilchrist Olympio, création de l’UFC et mécontentement du régime Eyadéma

Les soulèvements de 1990 favorisent la dissolution du parti unique et le retour de Gilchrist Olympio en juillet 1991 au Togo après 25 années d’exil.

Très actif, engagé et populaire à l’époque, il s’associe à la création de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui n’est autre que la fusion de plusieurs partis politiques qui se battaient officieusement contre le parti unique ; le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de Gnassingbé Eyadema.

Dans l’euphorie d’un nouveau départ, Gilchrist Olympio décide de sillonner le pays avec ses militants et sympathisants en prélude à la première élection présidentielle pluraliste de 1993 dont sa candidature sera d’ailleurs rejetée pour un prétexte de "non-conformité du certificat médicale".

Mais avant cela, la tournée nationale de l’UFC se verra anéantie dans le village de Soudou à Bafilo, soit à 350 km au Nord de Lomé par des éléments des forces armées togolaises dont Ernest Gnassingbé sera identifié en tête du commandement. Ces derniers ouvrent de sang-froid le feu sur le convoi et font 39 victimes, dont 12 morts et 27 blessés graves.

Le boucher de Soudou impuni jusqu’à la mort, la vérité des faits jamais connue

Parmi les victimes ; le docteur Marc Attidépé. Gilchrist Olympio, grièvement blessé, sera transféré à l’hôpital Val-de-Grace, après une courte intervention chirurgicale à Natitingou au Bénin. Il s’en sortira indemne.

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) diligente une enquête qui indexe le fils du Général Eyadéma, Ernest Gnassingbé surnommé le "Boucher de Soudou". Il sera comme pour tous ses autres crimes, plutôt promu patron du régiment parachutiste du camp Landja (à Kara). Il ne sera jamais inquiété jusqu’à sa mort le 12 Novembre 2013, après 5 longues années de maladie.

La CVJR est passée, 24 années aussi sont passées, les cicatrices des blessés demeurent, les familles des victimes continuent de pleurer leur mort. Mais la vérité et la justice, elles, ne seront jamais livrées aux Togolais.

A.L




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