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Gerry Taama fait un réquisitoire contre l’opposition

Togo - Politique
« A moins d’un sursaut », il sera « extrêmement difficile » à l’opposition togolaise de dégager un candidat unique pour la présidentielle de 2015, telle est la position affirmée mercredi sur les ondes de la radio Victoire FM par Gerry Taama, le président du Nouvel Engagement Togolais (NET), parti membre de la Coalition Arc-en-ciel.
Convaincu, il y a quelques mois que l’opposition va dégager un candidat unique contre le pouvoir, c’est un vrai réquisitoire que le président du NET a déroulé contre cette opposition à laquelle il fait partie. M. Taama est allé jusqu’à demander au peuple togolais de « frapper » l’opposition, « si au lendemain de la présidentielle de 2015, elle vient dire qu’elle a été « volée », parce que dans ce cas, a-t-il ajouté, « elle prend en otage les aspirations du peuple ».

Pour lui, si l’opposition accepte d’aller aux élections dans les conditions actuelles, elle aura accepté « officiellement » de se faire battre.

« Nous sommes à 6 mois des élections, nous n’avons pas une équipe de campagne, une stratégie, pas de candidat unique. Je suis convaincu que si on ne fait pas les réformes, il n’y a pas autre chose que la candidature unique pour battre le pouvoir. Au lendemain des élections de 2013, UNIR a 44% de l’électorat, le CST vient avec 28%, Arc-en-ciel réunit 10% et l’UFC, 8%. Comment peut-on imaginer pouvoir faire une élection à plusieurs candidats sachant qu’entre 2013 et 2014 rien n’a absolument changé ? », a-t-il expliqué.

Selon l’ancien officier des Forces Armées Togolaises (FAT), l’opposition n’a « rien » fait pour obtenir les réformes politiques. A la place, ce sont des « batailles intestines » qui prévalent au sein de la Coalition Arc-en-ciel qui « peine à retrouver sa cohérence », alors qu’au CST, c’est un « épisode dramatique » auquel on assiste entre l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), a-t-il regretté.

Conformément à la Constitution d’octobre 1992 révisée le 31 décembre 2002, la présidentielle de 2015 aura probablement lieu en mars 2015 à un scrutin à un tour mais les promesses faites par les partis politiques de l’opposition, notamment celle de dégager un candidat unique capable de damer le pion à celui du pouvoir, a du plomb dans l’aile.