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Des acteurs nationaux œuvrent pour la relance de l’économie togolaise


affaires et pme-actualité(95)

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  La situation socio-économique difficile que vit actuellement le Togo ne doit laisser personne indifférent. Toutes les couches socio-professionnelles doivent s’investir pour la relance économique. Les Togolais doivent prendre des initiatives pour alléger leurs souffrances.

Comme disait Kwame N’Krumah, un des pères de la lutte pour l’indépendance de l’Afrique : « Commence avec ce que tu sais et bâtis avec ce que tu as ». Faisant sienne cette citation, la Direction nationale pour le Togo de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a initié, le jeudi 4 mars 2004 dans ses locaux de Lomé, une concertation sur la contribution du système financier à la relance de l’économie togolaise. La rencontre a été une occasion pour examiner les mesures internes idoines susceptibles de favoriser une reprise durable des activités économiques.

La concertation a regroupé, outre la Banque Centrale, les établissements de crédit, l’administration publique, le Conseil National du Patronat, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, le Cercle des Dirigeants d’Entreprises, des chefs d’entreprises, l’IUT de gestion de l’Université de Lomé, la Jeune Chambre Economique du Togo et le Réseau des Journalistes Economiques du Togo.

De nombreux atouts pour l’économie togolaise

Les participants étaient unanimes à relever les atouts de l’économie togolaise et de l’espace UEMOA qui constituent des vecteurs de promotion de développement et qui peuvent contribuer à la relance de l’économie.
Il s’agit notamment :
- de l’existence d’une zone franche à vocation exportatrice et utilisant principalement la main-d’œuvre locale ;
- d’un centre de formalités des entreprises dont les activités démarrent en juin prochain sous forme de guichet unique pour la célérité des formalités administratives de création, de modification ou de dissolution d’entreprises;
- de l’élaboration en cours d’un nouveau code des investissements en remplacement de celui de 1985, qui a été suspendu en 1995 ;
- des conclusions du document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté qui a retenu les secteurs de l’agriculture et des PME/PMI comme porteurs de croissance, notamment pour la transformation des matières premières locales ainsi que l’artisanat et le Tourisme ;
- du régime du Tarif Préférentiel Communautaire qui exempte les produits originaires de l’UEMOA des droits de douanes et taxes d’entrée sur les marchés des pays de l’Union ;
- du marché financier de l’UEMOA où des entreprises peuvent lever les fonds pour leurs activités.

Besoins de financements des opérateurs économiques

Les opérateurs économiques ont relevé qu’en raison des conditions contraignantes de financement des banques tant au plan des taux d’intérêt que des garanties demandées, il y a une faible intervention des établissements de crédit, notamment en faveur des jeunes promoteurs qui satisfont difficilement aux conditions d’apports en fonds propres et de garanties.
La rencontre a également mis l’accent sur les effets de la suspension du code des investissements et des arriérés de paiement de la dette intérieure de l’Etat sur les capacités de remboursement des crédits bancaires et les activités des entreprises.
La mauvaise qualité des dossiers de prêts n’a pas été passée sous silence. D’une manière plus globale, la concertation a mis l’accent sur les difficultés de fonctionnement des entreprises en raison de la morosité générale des affaires dans le pays.

Des pistes pour la relance économique

Pour faciliter la contribution du secteur financier à la relance de l’économie togolaise, diverses recommandations ont été faites à l’endroit des pouvoirs publics, des opérateurs économiques et des établissements de crédit.

Il est attendu des pouvoirs publics de mettre en œuvre toutes les mesures susceptibles de dynamiser les secteurs porteurs de croissance. Il leur est demandé en particulier de mettre en œuvre un processus de recensement et d’authentification de la dette intérieure et d’envisager, en concertation avec les entreprises, l’élaboration d’un calendrier de remboursement. Les pouvoirs publics sont également appelés à engager une concertation avec les opérateurs économiques en vue de renforcer le cadre juridique et judiciaire pour sécuriser les affaires et définir en particulier des procédures appropriées au secteur bancaire. Ils devraient en outre réactiver le code des investissements et envisager d’en faire un régime commun pour la promotion des entreprises notamment des PME/PMI.

Enfin, l’Etat devra engager des réflexions sur les conditions de libéralisation de la commercialisation des excédents de produits vivriers.

Les opérateurs économiques sont, quant à eux, appelés à améliorer la gouver-nance d’entreprise (comptabilité régulière et sincère, relations de confiance avec le secteur financier, etc.), et à élaborer périodiquement, dans un cadre concerté, des propositions à l’attention des autorités sur les difficultés de l’économie nationale.
Quant aux banques et établissements financiers, ils devront, de concert avec les opérateurs économiques, mettre en place des structures pour accompagner et suivre les entreprises. Des réflexions devront également être entreprises sur les modalités de création au niveau national de banques spécialisées de mêmeque de sociétés de capital investissement et de fonds de garantie avec des seuils d’intervention compatibles avec la taille des entreprises locales.

La plus importante recommandation à l’endroit des établissements de crédit aura été que chacun d’eux définisse une politique d’intervention minimale en faveur des promoteurs de petits projets dans le cadre de ce que le directeur national de la BCEAO a appelé le programme de «Solidarité Nationale pour le Financement de la Croissance» : les banques et établissements financiers sont invités à cet effet à affecter une proportion de leurs ressources au financement de petits projets à des conditions avantageuses de montant, de taux, de durée et de garantie. Un cadre de suivi et d’appui aux promoteurs devra être étudié en partenariat avec les opérateurs économiques, en vue de favoriser le bon dénouement des dossiers et participer à la mise en place au plan national des centres incubateurs des jeunes promoteurs.
Les participants à cette concertation sur la relance de l’économie togolaise ont décidé de créer un comité de suivi composé de représentants de l’Etat, de la Banque Centrale, des établissements de crédit et des opérateurs économiques, chargé de la mise en œuvre des recommandations.

John Abalo TAKOU
président du Réseau des Journalistes Economiques du Togo



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